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Livres
publiés dans la Collection
Voix et Regards
dirigée par Michel Wieviorka aux
Editions Balland. Paris
2004-2000
(
en 2005 : quelques rééditions en poche)
- Clarisse
Buono, Pieds-noirs de père en fils, octobre 2004
- Pénélope
Larzillière, Etre jeune en Palestine, septembre
2004
- Farhad
Khosrokhavar, L'islam
dans les prisons, février2004
- Michel
Wieviorka, La
violence, février
2004
(
en 2005 : Edition poche, Paris, Hachette Littératures)
- Michel
Wieviorka (direction), Un
autre monde... Contestations,
dérives et surprises de l'antimondialisation, octobre
2003
- Ahmed
Boubeker, Les
mondes de l'ethnicité. La communauté d'expérience
des héritiers de l'immigration maghrébine, octobre
2003
- Michel
Wieviorka (direction), L'avenir de l'islam en France et en Europe
(Les entretiens d'Auxerre), septembre 2003
- Alain
Dieckhoff, Remy Leveau (direction), Israéliens et Palestiniens
: la guerre en partage,
2003
- Laurence
Louër, Les citoyens arabes d'Israël, 2003
-
Philippe Bataille, Un cancer et la vie. Les malades face à
la maladie, 2003
-
Alain Tarrius, La mondialisation par le bas. Les nouveaux nomades
de l'économie souterraine, 2002
- Janine
Barbot, Les malades en mouvements. La médecine et la
science à l'épreuve du sida, 2002
-
Franco La Cecla, Le malentendu , 2002
- Suzanne
de Cheveigné, Daniel Boy, JeanChristophe Gallou, Les
biotechnologies en débat. Pour une démocratie scientifique,
2002
- Jean-Pierre
Dozon, Didier Fassin (direction), Critique de la santé
publique.
Une approche anthropologique, 2001
- Michel
Wieviorka, Jocelyne Ohana (direction), La
différence culturelle. Une reformulation des débats.
Colloque de Cerisy,2001
- Eliezer
Ben- Rafaël, Qu'est-ce qu'être Juif ? 50 Sages répondent
à Ben Gourion (1958) (document inédit), 2001
- Angelina
Peralva, Violence et démocratie.
Le paradoxe brésilien, 2001
-
Danilo Martucelli, Dominations ordinaires, 2000
- Michel Wieviorka,
La différence,
2000
(
en 2005 : Edition poche, Paris, Editions de l'Aube)
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La
différence
Michel
Wieviorka
décembre 2000 (
en 2005 : Edition poche, Paris,
Editions de l'Aube)
(en italien: La differenza culturale. Una
prospettiva sociologica, Roma, Ed. Laterza, 2002 / en
portugais : A Diferença, Lisboa, Fenda, 2002
/ en allemand: Kulturelle differenzen und kollektive identitäten,
Hamburg, Hamburger Edition, 2003)
"Dans ses manifestations comme dans ses
significations contemporaines le défi lancé
par la poussée des identités culturelles possède
désormais une épaisseur historique de près
d'un demi-siècle. Depuis les années 60, il interpelle
de 1'intérieur les démocraties dites occidentales
auxquelles sont pour l'essentiel consacrées les analyses
de cet ouvrage. Ce défi met aussi à l'épreuve
les dictatures, les régimes autoritaires et les totalitarismes,
en particulier lorsqu'il renvoie à une affirmation
religieuse interdite ou persécutée, ou encore
à une lutte de libération nationale. Et il taraude
bien des pays du « quatrième monde »,
sous la forme de mouvements religieux, nationalistes; ou bien
encore de combats qui relèvent de ce qu'on appelle
parfois 1' « indigénisrne ».
Face à ce défi, nous ne pouvons plus nous contenter
de balbutier des hypothèses sommaires, d'esquisser
des raisonnements hâtifs et mal étayés.
Nous ne sommes plus au seuil d'une phase faite d'inconnues:
nous sommes engagés de plain-pied dans des conflits,
des tensions et des transformations que nous savons d'ores
et déjà ni éphémères ni
mineurs - ce qui ne veut évidemment pas dire que leurs
expressions soient stabilisées, ni leur sens fixé
sur le long terme.
Trois types de débats méritent donc examen.
Les uns s'intéressent directement aux acteurs se réclamant
d'une identité culturelle. D'autres discussions relèvent
de la philosophie politique. Enfin, la pratique politique
et institutionnelle a été marquée dans
certains pays par la mise en oeuvre du multiculturalisme,
innovation majeure qui a suscité d'importantes controverses."
Michel Wieviorka

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Dominations
ordinaires
Danilo Martucelli
décembre 2000
L'analyse de la domination est souvent plus
théorique que proche des difficultés de la vie
quotidienne, au point que la distance semble immense entre
les problèmes soulevés par la littérature
sociologique, et les situations des individus. Face à
la rapidité des changements, au triomphe du marché,
aux modifications du rôle économique de l'Etat,
face, aussi, à l'exclusion et à la précarité,
face, encore, aux bouleversements qui, en affectant les rapports
de genre ou entre générations, touchent aux
dimensions les plus intimes de la subjectivité, les
conceptions totalisantes de la domination sont désormais
insuffisantes. Nous devons la penser autrement, considérer
à la fois son émiettement, et la permanence
de ses formes structurelles; l'accentuation des contraintes,
et l'érosion des frontières entre domaines de
la vie sociale. Nous devons aussi dégager des échelles
distinctes de rapports de domination, définissant,
à travers leurs imbrications et juxtapositions, les
positions multiples et contradictoires de l'individu dominé.
En ces temps d'interconnexions généralisées,
les divisions apparaissent paradoxales, et peut-être
insurmontables: entre le Nord et le Sud, les femmes et les
hommes, les vieux et les jeunes, les ouvriers et les cadres.
Le monde est simultanément intégré pratiquement,
et analytiquement insaisissable par les individus. Ce livre
propose une grammaire qui, face à l'extension croissante
de la domination et à la diversité de ses formes,
permet de la saisir à l'aide d'un dispositif unifié.

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Violence et démocratie.
Le paradoxe brésilien
Angelina Peralva
mars 2001
"Nous voilà à l'intérieur
de ce morro, séparé du Sud riche de Rio, et
des zones analogues de Sao Paulo, confrontés à
une violence extrême qui a crû dramatiquement
après la démocratisation du Brésil. Le
travail du sociologue sera ici de rapprocher la violence de
la société de celle que les délinquants
exercent à la fois pour y entrer et, dans leur propre
gang, pour s'en démarquer, Angelina Peralva le mène
à bien, nous faisant pénétrer de plus
en plus dans les ambivalences d'une société
qui se transforme mais laisse se développer ses faiblesses
internes sous la forme de camps et de gangs extrêmement
menaçants, dont il semble presque impossible de comprendre
la violence. Cette notion de violence a-t-elle un contenu
plus précis que celle de maladie ou celle d'échec
? En tout cas, elle nous entrîne à donner à
des phénomènes très divers une unité
artificielle: celle des conduites de déviance.
Après avoir lu un tel livre, il sera difficile de supporter
les appels bien pensants à la réintégration
et à la rééducation des délinquants
et aux réformes nécessaires de la police, ainsi
que leurs cohortes de conseils, de promesses toujours prises,
jamais tenues." Alain Touraine

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La différence
culturelle. Une reformulation des débats
sous la direction de
Michel Wieviorka et Jocelyne Ohana
mars 2001
Tout au long des années 1980 et 1990,
et dans le monde entier, la poussée des identités
culturelles a nourri des interrogations, suscité des
craintes et alimenté des débats qui, à
l'évidence, sont loin d'être épuisés.
Et souvent, le traitement intellectuel et politique a donné
l'image de l'enfermement, sinon dans l'affrontement purement
idéologique, du moins dans l'opposition superficielle
entre des options élémentaires, comme si la
discussion pouvait se suffire de dichotomies telles que: République
ou démocratie, universalisme ou particularisme.
En juin 1999, une quarantaine de chercheurs en sciences sociales,
venus du monde entier et relevant de plusieurs disciplines
se sont réunis pendant une semaine à Cerisy,
avec pour objectif de sortir des facilités improductives
et des impasses dans lesquelles les débats semblaient
ainsi s'enfermer. Parmi les thèmes abordés:
la nature des différences en question, la mutation
historique qui les constitue en enjeu central de la vie collective,
les fantasmes et les peurs qui leur sont associés.
On pourra aussi retenir de ce colloque des enseignements fort
utiles à l'avenir sur les liens étroits, et
généralement sous-estimés, entre les
questions de différence culturelle et d'injustice sociale,
ou sur les relations entre mémoire et différence,
ou entre violence et culture.
Chacune des contributions de cet ouvrage a été
élaborée et retravaillée pour s'intégrer
dans un ensemble cohérent, et clair malgré sa
densité. Cette somme de textes originaux dépasse
les formulations de la fin du XXe siècle, et permet
d'aborder le XXIe avec des idées renouvelées.

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Qu'est-ce
qu'être Juif ? 50 Sages répondent à Ben
Gourion (1958) (document inédit)
Eliezer Ben- Rafaël
2001
Préface de Michel Wieviorka
En 1958, le chef de l'État israélien
Ben Gourion eut l'idée peu banale de consulter une
cinquantaine de sages juifs, en Israël et en diaspora,
en des termes qui revenaient à soulever l'immense question:
" Qui est juif ? " Parmi ces sages, on compte des
figures marquantes de la pensée juive: rabbins, philosophes,
hommes de sciences, médecins, juristes, juifs pratiquants
telle prix Nobel de littérature Agnon, ou libéraux
ou libres-penseurs, tel Isaiah Berlin. À l'origine
de l'enquête, on trouve une question récurrente
dans les débats qui agitent le tout jeune État
hébreu: doit-on accepter au sein du peuple juif, ou
non, ou sous quelles conditions, les enfants nés de
mariages mixtes et dont la mère n'est pas juive ? Les
réponses sont riches d'enseignement, et font apparaître
la grande diversité des positions sur ce que peuvent
être les frontières du judaïsme, et sur
ce que signifie, très profondément, le fait
d'être juif.
Ces documents exceptionnels sont publiés pour la première
fois grâce aux recherches d'Eliezer Ben-Rafaël.
Quarante ans plus tard, il replace ces réponses dans
le contexte des transformations du judaïsme depuis l'entrée
des Juifs dans l'ère moderne, jusqu'à l'aube
du 21' siècle.
Eliezer Ben-Rafaël nous livre ainsi un essai argumenté,
érudit et pertinent sur ce qu'il nomme " les identités
juives ". Il montre le caractère aujourd'hui problématique
de l'existence d'une identité juive unique, et il cherche
à déterminer ce qui lui donnerait encore ce
que Wittgenstein appelle un " air de famille".
Professeur de sociologie à l'Université
de Tel-Aviv, Eliezer Ben-Rafaël est l'auteur d'une oeuvre
importante en anglais et en hébreu qui porte notamment
sur les thématiques dc l'identité et du conflit
dans le monde contemporain ainsi que sur des questions de
sociologie des langues. Il a publié deux ouvrages en
français dans la collection" Que sais-je ? "
(PUF) Le Kibboutz et Jérusalem.

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Critique
de la santé publique.
Une approche anthropologique.
sous la direction de Jean-Pierre Dozon et Didier Fassin
2001
La santé est désormais au creur
de la définition du politique, Elle l'est à
travers les transformations de l'action publique qu'entraîne
la généralisation de la réduction des
risques et du principe de précaution, Elle l'est plus
encore par le développement de formes inédites
de rapport à soi qu'induisent les nouveaux dispositifs
de régulation des corps, Affichant pour finalité
des améliorations profitables à tous et à
chacun, reposant sur des méthodes épidémiologiques
de mieux en mieux éprouvées, la santé
publique impose des valeurs et des procédures qui semblent
aller de soi et qui résistent à l'analyse,
C'est ce que ce livre démontre, D'une part, en s'intéressant
aux cultures politiques de la santé publique, aux normes,
aux savoirs, aux discours qui manifestent ses pouvoirs, Et
d'autre part, en examinant ses politiques culturelles, la
manière dont elle traite les individus et les collectivités
auxquels elle attribue des croyances, qui s'opposent à
ses propres vérités, et des résistances
qui ralentissent son progrès,
Les études proposées ici ne se limitent pas
au seul cas français, Elles portent sur des politiques
européennes et africaines de lutte contre le sida,
sur des actions conduites à Marseille et à Londres
dans le domaine de la toxicomanie, sur des programmes de santé
reproductive menés auprès de femmes amérindiennes
des hauts-plateaux andins ou émigrées des banlieues
françaises, sur la prise en charge des étrangers
et des minorités par l'ethnopsychiatrie, sur la mise
en reuvre des connaissances et des techniques de l'épidémiologie
et de la génétique, Elles analysent les non-dits
sur lesquels repose le travail de la santé publique
et font ressortir les réalités qu'il méconnaît,
à commencer par les inégalités qu'il
néglige ou qu'il renforce.

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Les
biotechnologies en débat.
Pour une démocratie scientifique
Suzanne de Cheveigné
Daniel Boy et Jean-Christophe Gallou
2002
Il y a un demi siècle
seulement, l'ADN livrait le secret de sa structure en double
hélice. Depuis, il est devenu possible d'accéder
aux mécanismes moléculaires de l'hérédité,
de modifier les formes naturelles du vivant, et de créer
des "OGM", des organismes génétiquement
modifiés, bactéries, plantes ou animaux - sans
que les processus biologiques mis en jeu soient toujours parfaitement
compris, ni parfaitement maîtrisés.
Les utilisations de la génétique réveillent
dès lors des craintes anciennes, et en activent de
nouvelles, qui touchent les unes et les autres aux conséquences
de la manipulation du vivant, en général et
de la modification de l'humain, en particulier.
Ce livre analyse la manière dont notre société
a accueilli ces techniques, et restitue les termes du débat
qui en est résulté, pour aboutir à un
constat implacable: jamais ce débat n'a été
à la hauteur des enjeux. Fondé sur des recherches
systématiques et précises, conjuguant clarté
et rigueur scientifique, toujours très documenté,
cet ouvrage mobilise sociologie, politologie et sciences juridiques
de manière intégrée, refuse les facilités
de la simple juxtaposition des perspectives offertes et dénonce
la confiscation de thèmes scientifiques et techniques
par les "experts".
Par les analyses qu'il développe, ce livre constitue
un plaidoyer argumenté pour une démocratie scientifique.
Suzanne de Cheveigné
est sociologue, chargée de recherche au CNRS ; Daniel
Boy est politologue, directeur de recherche à la Fondation
nationale des Sciences Politiques ; Jean Christophe Galloux
est juriste, professeur agrégé à l'université
Paris II-Panthéon Assas.

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Le
malentendu
Franco La Cecla
2002
"Nous vivons une époque
qui se drogue à l'évidence et à la transparence.
On nous invite à "communiquer", comme si
nous savions une fois pour toutes qui nous sommes et qui sont
nos interlocuteurs, à respecter les différences
ou à les condamner, comme si nous en connaissions le
tracé exact - celui qui délimiterait du même
coup notre propre territoire. Le plus important, à
mon sens, dans l'essai magnifique de virtuosité et
de culture que nous propose La Cecla, c'est son rejet de ce
qu'à une autre époque on aurait appelé
l'idéologie dominante. Sa subtile analyse de la notion
de frontière (et les nuances éclairantes qu'il
apporte à celle de ghetto, ne la confondant pas avec
les phénomènes de "ghettoïsation"
qui caractérisent certaines banlieues), sa relecture
des théoriciens du syncrétisme, puis de le créolité,
la distance qu'il prend vis-à-vis des illusions de
la communication médiatique (qui sert à beaucoup
de choses, mais pas à la rencontre) nous révèlent
un auteur qui ose s'engager (je tiens à ce terme, dut-il
créer quelque. . .malentendu) avec détermination,
lucidité et humour dans les complexités buissonnantes
et les simplismes pervers du monde contemporain." Marc
Augé
Franco La Cecla a enseigné l'anthropologie
à Palerme, Vérone et Venise, ainsi qu'à
Berkeley et à Paris, à l'Ecole des Hautes Etudes
en Sciences Sociales. Ses livres sur l'espace, sur les contacts
interculturels ou sur la masculinité constituent une
"oeuvre foisonnante, originale et profonde". Le
malentendu est son premier livre traduit en français.

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Les
malades en mouvements.
La médecine et la science à l'épreuve
du sida
Janine Barbot
2002
Les malades ont changé.
Individuellement ou par l'intermédiaire de leurs associations,
ils s'engagent, de plus en plus nombreux, exerçant
une influence considérable sur le système de
santé.
Ainsi, les malades du sida ont fait une entrée très
remarquée sur le terrain de la recherche, affirmant
leur légitimité et leur compétence sur
des questions qui restaient jusqu'alors le monopole des spécialistes.
Leur objectif était déroutant de simplicité:
"Des médicaments pour les malades ici et maintenant."
Et pour y parvenir, concrètement, ils se sont immergés
dans l'univers biomédical, inventant une nouvelle forme
de mobilisation collective : l'activisme thérapeutique,
pression pour infléchir les règles scientifiques
de l'expérimentation et les procédures d'encadrement
du marché des médicaments.
L'intrusion des "profanes" dans la production des
innovations médicales a suscité des débats
virulents. Les uns ont dénoncé les perturbations
que cette nouvelle donne inflige à la bonne marche
de la science et aux mécanismes naturels de régulation
du marché des médicaments. D'autres ont, au
contraire, applaudi cette remise en cause de l'hégémonie
du pouvoir médical où ils ont vu un pas décisif
vers une" démocratisation " de la médecine
et de la science.
Ce livre examine l'influence exercée par les associations
de lutte contre le sida sur le développement des médicaments
en France. Basé sur une enquête empirique, et
sur un suivi du travail quotidien des militants associatifs
pendant plusieurs années, il restitue dans un cadre
d'analyse stimulant les paroles croisées des militants
et des patients "ordinaires", celles des chercheurs
et celles des représentants des agences publiques.
Les aspects routiniers - et invisibles aux yeux du public
- de l'activisme thérapeutique sont mis en évidence,
tout comme les "coulisses" des grandes affaires
médiatiques qui ont ponctué le développement
des médicaments du sida.
Janine
Barbot est sociologue à l'Institut national de la santé
et de la recherche médicale (INSERM).
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La
mondialisation par le bas.
Les nouveaux nomades de l'économie souterraine
Alain Tarrius
2002
Préface
de Michel Wieviorka
D'ordinaire,
évoquer la mondialisation, c'est parler finances, nouvelle
économie ou nouvelles technologies, c'est évoquer
Wall Street ou la City, la Banque mondiale, le FMI, les multinationales,
le pouvoir économique au dessus des États. Ici,
rien de tel. Car la mondialisation par le bas opère
en dessous des États, dans leurs failles, leurs carences.
Elle est culturelle, et pas seulement économique, et
ses acteurs sont inattendus "fourmis" du négoce
international, qui tissent la toile de réseaux innombrables,
"notables informels" maghrébins ou sénégalais,
mafieux... L'enquête, superbe, commence à Belsunce,
quartier délabré du centre de Marseille, elle
se poursuit dans le sud de la France, en Italie, en Espagne,
tout autour du bassin méditerranéen, en Afrique,
vers le nord de l'Europe, pour prendre l'allure d'un véritable
thriller sociologique.
Le capitalisme nomade de la mondialisation par le bas repose
en tout premier lieu sur l'activité incessante des
"fourmis", souvent des immigrés qui mettent
en place dans l'échange
marchand des façons de vivre et d'entrer en relation.
En artiste de l'observation participante, Tarrius dévoile
leur capacité à être "d'ici, de là
bas, d'ici et de là bas à la fois", et
à se construire en sujets de leur existence sans tout
attendre des promesses de la République et des discours
sur l'intégration.
Alain Tarrius est professeur
de sociologie et d'anthropologie urbaine à l'université
de Toulouse Le Mirail. Ce livre est le fruit de quinze ans
d'enquête.

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Un
cancer et la vie. Les malades face à la maladie
Philippe Bataille
janvier
2003
"
Durant plusieurs mois et pour la première fois
en France, des centaines de personnes malades du cancer,
se sont réunies et ont mené une démarche
volontaire de témoignage public. Des malades, des
proches, en présence de soignants, prenaient collectivement
la parole pour dire le basculement de leur vie dans un
autre monde, la sidération, la violence inouïe
de passer en quelques minutes de l'état de bien
portant à celui de "cancéreux".
Des centaines d'entretiens et de réunions ont été
menées avec des malades dans différentes
villes de France. Des comités départementaux
de la Ligue nationale contre le cancer, des associations,
des professionnels de la santé, des responsables
politiques, des représentants du monde de l'entreprise,
des médias ont été sollicités,
mis à contribution.
(Ce livre) nous aide à comprendre la profondeur
de la dimension sociale d'une maladie abordée le
plus souvent sous ses aspects médico techniques.
II possède les qualités pour traduire au
delà de l'angoisse exprimée par les personnes
atteintes, les besoins sociaux auxquels nous devons nous
efforcer de répondre."
Pr Henri Pujol, président de la Ligue nationale
contre le cancer
Philippe
Bataille livre ici le fruit de trois ans d'enquête.II
est maître de conférences en sociologie à
l'université de Lille III et chercheur au Centre
d'Analyse et d'Intervention Sociologiques.
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Les
citoyens arabes d'Israël
Laurence Louër
janvier 2003
"Ils
vivent au coeur même du territoire
israélien, dans les collines de Galilée et les
plaines désertiques du Néguev. Ils représenteront,
à l'horizon 2020, près d'un citoyen israélien
sur trois. Mais qui sont donc les citoyens arabes d'Israël?
(...).
En vérité, loin des controverses stériles
sur la déloyauté des Arabes et le racisme des
Juifs, l'enjeu du débat apparaît surtout comme
un affrontement entre deux projets de société,
et entre deux visions d'Israël. Dans cette perspective,
et pour peu qu'on prenne la peine d'observer la réalité
dans sa complexité et son ambivalence, on s'aperçoit
que la situation est loin de se réduire à une
contradiction entre deux positions irréconciliables,
telles que la victoire de l'une devrait inéluctablement
déboucher sur l'anéantissement de l'autre (...)"
Laurence Louër
est chargée de recherche au Centre d'études
et de recherches internationales (CERI) et docteur en sciences
politiques de l'Institut d'études politiques de Paris.

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Israéliens
et Palestiniens : la guerre en partage
sous
la direction de
Alain Dieckhoff et Remy Leveau
juin 2003
"Depuis septembre
2000, Israéliens et Palestiniens sont entrés
dans une guerre d'usure au terme imprévisible,
communément appelée Intifada al-Aqsa.
Cette nouvelle phase d'affrontements frappe les sociétés
de plein fouet et a fait complètement imploser
le processus de paix. Le retour de la violence à
grande échelle a paru déconcertant: n'intervenait-il
pas après une décennie de négociations
au terme desquelles les deux peuples semblaient enfin
parvenir au règlement définitif du conflit
qui les oppose depuis un siècle, Si les acteurs,
les témoins et les analystes s'accordent pour
voir dans cet evènement un tournant majeur, les
tentatives pour le comprendre, dans toute sa complexite,
ont été rares. C'est à combler
ce manque que ce livre s'attache.
Il le fait en privilégiant trois perspectives.
D'abord, il se concentre sur les acteurs (forces armées
et paramilitaires, attentats-suicides...). Ensuite,
il aborde l'lntifada al-Aqsa du point de vue des deux
parties en présence, non pour placer deux "
vérités " en face, israélienne
et palestinienne, mais pour repérer les interactions
réciproques et mieux saisir les dynamiques à
l'oeuvre à l'intérieur de chaque camp.
D'où une attention particulière portée
aux évolutions internes des deux societés,
qu'elles soient politiques, sociales ou économiques.
Enfin, cet ouvrage envisage les prolongements de l'lntifada
al-Aqsa vers l'extérieur, au sein des deux diasporas,
juive et palestinienne, I'une et l'autre parties prenantes
d'une véritable mobilisation transnationale.
Pour comprendre l'lntifada Al-Aqsa dans ces multiples
dimensions, Alain Dieckhoff et Remy Leveau ont réuni
autour d'eux des experts israéliens, palestiniens
et français.
Alain Dieckhoff
est Directeur de recherches au Centre d'études
et de recherches internationales (CERI).
Remy Leveau est Professeur émérite à
l'Institut d'études poitiques de Paris.

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L'avenir
de l'islam en France et en Europe (Les entretiens d'Auxerre)
sous
la direction de Michel Wieviorka
septembre 2003
En Europe, I'islam n'est pas seulement
la religion qu'apportent divers courants migratoires. C'est
aussi celle que produisent des citoyens soumis à des
difficultés souvent aiguës, racisme, discrimination,
exclusion, pauvreté, etc.
Hier, I'islam était la religion de pays plus ou moins
lointains, et bien peu capables ou soucieux de peser sur les
grandes affaires du monde, de nations à peine décolonisées,
se débattant dans les problèmes du vaste tiers
monde. Ou bien encore, au sein de quelques pays d'Europe occidentale,
c'était la foi de travailleurs immigrés, essentiellement
des hommes venus seuis, sans femme ni enfants, et se tenant
à l'écart de la vie politique et culturelle
de leur société d'accueil.
Puis ce fut l'essor de l'islam en Europe, dans un climat général
marqué par toutes sortes d'inquiétudes sociales,
économiques, ou liées aux valeurs, aux identités,
à la culture des pays concernés. La révolution
en Iran, la montée en puissance de l'islamisme radical,
la dramatique expérience du terrorisme et du contreterrorisme
en Algérie, I'irruption du terrorisme "global"
de Ben Laden ont conforté les images l'associant aux
pires dangers.
C'est être aveugle et irresponsable que de faire l'impasse
sur les dimensions inquiétantes de l'islam contemporain.
Mais c'est l'être également que de le réduire
à l'idée d'un péril meurtrier pour les
hommes, et mortel pour la démocratie, pour la culture
et pour les valeurs universelles du droit et de la raison.
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Les
mondes de l'ethnicité. La communauté d'expérience
des héritiers de l'immigration maghrébine
Ahmed Boubeker
octobre 2003
L'immigration est une histoire. Une histoire
vécue, à travers la longue trame de l'expérience
d'un sujet humilié, poursuivant néanmoins sa
lutte pour la reconnaissance. Une histoire que ce livre saisit
du dedans, démystifiant la gloire sans éclipse
de notre modèle national d'intégration.
D'une génération à l'autre, du "bled
perdu" aux "cités d'exil", I'immigration
maghrébine reste rencontres, au carrefour de morceaux
de bravoure réinterprétés, entre ritournelle
des origines, complainte du déraciné et ballade
du pionnier labourant sa nouvelle terre. Là où
le regard public ne voit que problèmes d'intégration,
malaise des banlieues et autres stigmates de l'exclusion,
Ahmed Boubeker découvre les figures de l'imaginaire
des "mondes de l'ethnicité . Il restitue l'histoire
de la première génération, avec le "zoufri",
tour à tour pionnier, guerrier, travailleur immigré.
Celle d'une seconde fondation avec le "beur", entre
évasion des cités ghetto et invasion de l'espace
public. Celle, enfin, de la génération suivante,
en quête de refondation, avec la figure émergente
de l'acteur ethnique.
Au delà même de l'immigration, dans un contexte
de déclin de l'Etat nation, et au plus loin de la légende
dorée du creuset français, ce récit des
éternels oubliés de l'histoire de France éclaire
sous un jour nouveau les significations qui fondent par le
bas la cohésion non plus étatique mais culturelle
de nos réalités sociales.
Ahmed Boubeker est maître de conférences
en sociologie à l'université de Metz.
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Un
autre monde... Contestations, dérives et surprises
de l'antimondialisation
sous la direction de Michel Wieviorka
octobre
2003
En moins de dix ans, les luttes antimondialisation,
puis "altermondialistes" ont su imposer leurs thèmes
et leurs idées dans le débat public, mettre
fin à l'arrogance des élites que symbolise le
seul nom de Davos et liquider les idéologies du vide
social, de l'individualisme généralisé
et de la fin des "grands récits". Elles ont
redonné sens à l'idée d'action collective.
Mais elles ont aussi été tentées par
la pensée du soupçon, qui se contente de dénoncer
et de critiquer, sans le moindre esprit constructif, et parfois
même par la violence.
On conçoit bien, dès lors, que ces nouveaux
acteurs suscitent les passions, les jugements, positifs ou
négatifs. Mais le moment n'est il pas venu d'aller
au delà des réactions et des sentiments, et
de fonder notre appréciation sur la raison, c'est à
dire sur la connaissance et l'analyse ? C'est ce que propose,
en trois temps, cet ouvrage, fruit d'un séminaire bihebdomadaire
de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales inauguré
en novembre 2001. Le lecteur y trouvera d'abord des modes
d'approche, des raisonnements de portée générale,
des outils analytiques pour aborder l'action "altermondialiste",
les uns plutôt centrés sur l'acteur et ses orientations,
les autres plutôt sur le système monde et ses
transformations. Puis il abordera l'examen de moments ou d'inflexions
particulièrement décisifs dans la courte, mais
pourtant déjà dense, histoire du mouvement,
qui est ainsi mise en perspective. Enfin, ce livre envisage
les paradoxes de situations historiques où la mondialisation
est dénoncée non plus par le mouvement "altermondialiste",
mais par des acteurs particulièrement réactionnaires,
tandis qu'elle est désirée et finalement mise
en uvre par ders forces soucieuses de démocratie,
de liberté, de créativité et d'ouverture
au monde.
Textes de Hans Georg Betz, Paolo Ceri,
Elaine Coburn, Antimo L. Farro, Jonathan Friedman, Nilüfer
Göle, Farhad Khosrokhavar, Yvon Le Bot, Kevin McDonald,
Geoffrey Pleyers, Immanuel Wallerstein, Michel Wieviorka.
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La
violence
Michel Wieviorka
Paris, Editions
Balland (février 2004)
(
en 2005 : Edition poche, Paris,
Hachette Littératures)
"Comment comprendre la violence?
Nous sommes entrés dans une ère qui exige et
autorise que l'on mobilise des modes d'approche classiques
mais aussi de nouvelles façons de penser. Car il y
a dans la violence, nous le percevons de mieux en mieux aujourd'hui,
une part de mystère qui ne se réduit jamais
aux explications disponibles dans le répertoire des
sciences sociales ou de la philosophie politique.
Cette étrangeté, qui fait la force de la littérature
et du grand journalisme lorsqu'ils en traitent, est ce qui
rend le phénomène encore plus insupportable.
En effet, c'est dans ce qu'elle représente de plus
extrême, de plus surprenant, de plus apparemment marginal
ou périphérique que la violence trouve ses modalités
les plus centrales.
Tel est le paradoxe affronté dans ce livre: comment
s'impose, aujourd'hui, l'élaboration d'un nouveau paradigme
de la violence; en quoi les raisonnements de la sociologie,
de l'anthropologie, de l'histoire, de la psychologie ou des
sciences politiques se révèlent-ils insuffisants;
comment accorder, enfin, toute leur place à la subjectivité
des acteurs et aux processus de perte, de perversion ou de
surcharge de sens, dans lesquels se constitue la violence."
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L'islam
dans les prisons
Farhad
Khosrokhavar
Paris,
Editions Balland
(février
2004)
"On connaissait les terribles conditions
d'existence des détenus, mais on passait en fait, à
côté d'un fait majeur, que ce livre éclaire
dans toute son ampleur : deuxième religion de France,
l'islam est probablement aujourd'hui la première religion
carcérale.
Une réalité sociale jusque là occultée
se trouve au cur de l'analyse, la présence massive
des musulmans en prison. Quelle est leur vie quotidienne?
Que signifie pour eux la religion, comment construisent-ils
leur sentiment religieux? Comment, aussi, respectent-ils prescriptions
et interdits? Que font-ils des obligations comme la prière,
le ramadan, la consommation de viande halai?
Cette plongée sociologique et anthropologique donne
à voir le prosélytisme, qui ne se limite pas
à l'islam radical, et l'invention de nouvelles formes
et de nouvelles significations de l'islam dans les conditions
de la détention ; elle tente de cerner cette expérience
en examinant la subjectivité des détenus musulmans,
la singularité de leur confrontation aux grands problèmes
de la vie et de la mort, leur vécu sexuel, leurs attitudes
et leurs représentations de la délinquance ;
elle explore les processus de construction et de destruction
de soi de détenus pour lesquels l'islam devient une
source essentielle d'espoir ou de survie.
A l'heure où notre société s'interroge
sur ses valeurs, sur la laïcité, la République,
l'intégration, la justice ou la religion, cette première
recherche consacrée à l'islam en prison est
une contribution aux débats en cours."
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Etre
jeune en Palestine
Pénélope
Larzillière
Paris,
Editions Balland (septembre
2004)
Qu'est-ce qu'être jeune, aujourd'hui,
lorsqu'on vit dans les territoires qui relèvent de
l'Autorité palestinienne ?
En 1987, la première Intifada mobilisait massivement
les jeunes Palestiniens, convaincus que leur lutte conduirait
à l'instauration d'un État palestinien. En 1993,
les accords d'Oslo semblaient s'approcher de cet objectif.
Depuis, I'espoir a cédé la place au désespoir,
et celui-ci est au cur de la seconde Intifada, lancée
en 2000. Si la plupart d'entre eux maintiennent cet objectif
politique national, tous développent un pessimisme
absolu quant aux chances de sa réalisation.
La vie quotidienne de ces jeunes est extrêmement dégradée,
et comporte bien d'autres préoccupations que celles
directement politiques et géopolitiques: études,
travail, religion, relations familiales, amoureuses, etc.
Lors de la première Intifada, vie privée et
vie publique centrée sur l'objectif national se combinaient
aisément, et le militantisme apparaissait comme un
moyen d'améliorer la situation dans tous les domaines
de l'existence. Désormais cette articulation n'est
plus possible. L'engagement est devenu, tout à la fois,
nécessaire et sans espoir.
Est brossé ici le portrait d'une jeunesse dont l'expérience
quotidienne est surdéterminée par l'évolution
de la scène politique, mais ne s'y réduit pas.
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Pieds-noirs
de père en fils
Clarisse
Buono
Paris,
Editions Balland
(octobre
2004)
Contrairement à une idée reçue,
les pieds-noirs n'existaient pas comme tels durant la période
de l'Algérie française. Ils n'apparaissent sous
cette identité qu'en France, une fois rapatriée
la population des Européens d'Algérie. À
l'échelle de l'histoire, cette identité n'a
donc eu qu'une brève existence: moins d'un demi-siècle.
Elle est aujourd'hui forte et assumée, mais ne risque-t-elle
pas de disparaître avec le dernier des rapatriés
?
Nés en France, les descendants de pieds-noirs, qui
n'ont pas connu l'exil, ne peuvent se réapproprier
une mémoire réduite à une expérience
qui n'est pas la leur. Les éléments ayant fait
la force de la communauté demeurent intimement liés
au récit historique reconstitué pour répondre
à une histoire nationale jugée partiale.
Ce qui a fait l'identité des parents ne peut ici constituer
celle des enfants. D'où le paradoxe incontournable,
que révèle cette plongée dans l'univers
des pieds-noirs de Marseille, de Lyon ou de Paris: plutôt
que de reproduire la culture familiale, les descendants doivent
s'en émanciper et effectuer un véritable travail
de deuil identitaire. C'est ainsi qu'ils pourront avoir une
chance de se construire... comme pieds-noirs, et qu'ils pourront
éviter à l'identité de la communauté
de disparaître.
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