Harold Lopparelli

Harold . lopparelli {at} gmail . com

 

Ancien élève de l'École normale supérieure

DEA Histoire et civilisations de l'EHESS

2005-2008 : allocataire-moniteur à l'Université Paris Diderot- Paris 7 (UFR GHSS, histoire moderne)

2008-2009 : ATER à mi-temps à l'Université Paris 7 (UFR GHSS, histoire moderne)

Domaines de recherche

- Histoire culturelle et politique de la société française à l'époque moderne ( XVIIe - XVIIIe siècles)

- Histoire des savoirs, histoire des sciences

- Sociologies et histoire

 

Thèse en préparation sous la direction de Marie-Noëlle BOURGUET (Université Paris 7, équipe d'accueil Identités, Cultures, Territoires) : «  Une Chine de papier : production et publication des savoirs, prises de positions et trajectoires individuelles, existences politiques ; étude d'un thème intellectuel dans la France du XVIIIe siècle, (vers 1740-vers 1800) » ce titre est provisoire...

Le propos est de s'intéresser aux modalités d'existence sociopolitique de l'objet Chine comme thème intellectuel au sein des milieux lettrés français (dont les missionnaires)  : celui-ci est souvent présenté (par l'histoire philosophique et littéraire) comme étant commun à différentes cultures intellectuelles du second xviii e siècle français, mais aussi comme révélateur (voire à l'origine) de clivages entre celles-ci, sur le plan des discours savants, des théories ou des prises de position politiques, mais aussi de façon plus spécialisée sur celui des pratiques et des normes, pour certaines émergentes, du travail sur les textes au sein des certains corps lettrés parisiens, ainsi que dans des groupes moins institutionnalisés.

Le noyau de l'étude part des fonds issus de la coproduction entre Paris et Pékin et autour du secrétaire d'État HLJB Bertin de nouveaux textes en français sur la Chine à partir des années 1760 et pendant trois décennies. Leur genèse, les publications et autres appropriations auxquels ils donnent lieu, occupent une place centrale dans l'évolution des usages intellectuels de la Chine qui devient, par cette entreprise intégrée et à peu-près monopolistique, un objet alors produit concurremment (bien qu'inégalement) par des acteurs parisiens non-jésuites et des missionnaires écrivant depuis la Chine. À partir de là, on essaie de suivre certains de ces écrits, issus d'une configuration au plus près du pouvoir royal, ainsi que leurs auteurs dans leur intégration à d'autres questionnements (philosophiques, d'économie politique, liés à la raison administrative, mais aussi spécialisés dans certains domaines comme la musique, l'art militaire, ou encore le mesmérisme), dans les usages qui en sont faits dans des controverses, et dans leur constitution en thème attirant, intéressant voir utilisable pour le public lecteur curieux.

On cherchera à voir dans quelle mesure, alors que la Compagnie de Jésus est expulsée de France, puis supprimée par Rome, la Chine et la Compagnie sont encore liées dans l'écriture et si, dans les dernières décennies du siècle, écrire sur la Chine c'est encore prendre pied dans un sujet jésuite et prendre position par rapport à la l'histoire et aux pratiques de la Compagnie , et ce que pouvait signifier une tentative de « dé-jésuitiser » les écrits des missionnaires français (ci-devant jésuites) de Pékin, en analysant les conséquences politiques, intellectuelles ou encore éditoriales de ce processus.

Enfin on veut essayer de reprendre à nouveaux frais le discours (surtout postérieur) de la sédimentation dans les milieux intellectuels d'une opposition entre sinophiles et sinophobes durant le second dix-huitième siècle en analysant comment est disputée la grandeur (lettrée) de l'empire de Chine.

Remarque : ce sujet ne porte pas sur la (prétendue) rencontre inter-culturelle franco-chinoise au XVIIIe siècle, pas plus qu'il n'est l'occasion d'étudier la place des missionnaires français dans la société chinoise, ou celle de leur production intellectuelle, artistique, etc. dans les milieux catholiques en Chine ou dans les institutions impériales Qing. Il ne s'agit pas non plus d'établir un bilan des savoirs sur la Chine dans la France des Lumières, ni de mettre ceux-ci en relation avec les textes chinois alors disponibles aux missionnaires de Péking, ou de confronter les connaissances et les interprétations de ces derniers au vrai sinologique d'aujourd'hui.

 

Publications, participations à des colloques ou journées d'études

Workshop Circulating knowledge, shaping science (oct. 2006), Institut Universitaire Européen, Florence (Antonella Romano, Batholomé Yun Casalilla) : « Entre académiciens et (ex)jésuites : le rôle du secrétaire d'État Bertin dans les circulations savantes entre les missionnaires de Pékin et Paris à la fin du XVIIIe siècle ».

 

Mise à jour : 26 août 2008

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