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O Fürst du kannst die Menschen zwingen Für dich allein ihr Leben zuzubringen Das wird man deinem Stolz verzeihn. Doch willst du ihren Seelen binden Durch dich zu denken, zu empfinden Das muß zu Gott um Rache schrein Goethe "Elegie auf den Tod des Bruders meines Freundes" |
"Nous nous sommes fait représenter les mille et une brochures qu'on débite journellement dans le renommé village de Paris situé sur le petit ruisseau de Seine... nous avons lu attentivement la brochure de notre amé Jean Jacques citoyen de Genève qui...a extrait un Projet de Paix perpétuelle du Bonze Saint Pierre, nous avons été sensiblement affligés de voir que, dans ledit extrait publié par Jean Jacques, où l'on expose les moyens faciles de donner à l'Europe une paix perpétuelle, on avait oublié le reste de l'univers...".Autrement dit, Jean Jacques focalisé sur l'Europe, avait négligé de mentionner le Grand Turc, et l'empereur de Chine. L'argument de Voltaire est que si la Paix perpétuelle n'est pas acceptée par tous elle ne peut avoir lieu :
"...Nous avons pensé, poursuit l'empereur de Chine, que si le Grand Turc attaquait la Hongrie, si la diète européenne ne trouvait pas alors d'argent comptant, si, tandis que la reine de Hongrie s'opposait au Turc vers Belgrade, le roi de Prusse marchait sur Vienne, si les Russes pendant ce temps là attaquait la Silésie, si les Français se jetaient alors sur les Pays Bas, l'Angleterre sur la France le Roi de Sardaigne sur l'Italie l'Espagne sur les Maures ou les Maures sur l'Espagne, ces petites combinaisons pourraient déranger la paix perpétuelle".La proposition de l'empereur de Chine est donc d'abord de percer la terre de Pékin à Paris, de disposer ensemble, au centre de la terre, éclairé perpétuellement par les deux bouts, en un collège unique, le Saint Père le Pape, le Saint Père le Mufti, le Saint Père le Grand Lama et "notre Saint Père le Grand Daïri", avec en supplément un Jésuite portuguais ; ensuite d'ordonner la convocation d'une "diète mondiale" qui ainsi sera perpétuellement éclairée, sous la présidence de Jean-Jacques. L'empereur indique que les plénipotentiaires chinois enjoindront à tous les souverains de n'avoir jamais aucune querelle sous peine d'une brochure de Jean Jacques pour la première fois et du ban de l'univers pour la seconde.