S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Jour fixé ultérieurement (voir le descriptif),
Vendredi de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30 (salle 2, Musée du quai Branly 75007 Paris, inscription préalable obligatoire sur www.quaibranly.fr, rubrique «Étudier et rechercher»), les 24 novembre, 8 décembre, 12 et 26 janvier ; mercredi de 10 h à 13 h (salle de cinéma, Musée du quai Branly, inscription préalable obligatoire), les 28 mars, 25 avril, 9 mai et 23 mai, 13 et 27 juin ; mercredi de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h (amphithéâtre, 105 bd Raspail), le 20 juin.
Nous confronterons la circulation des anciennes et nouvelles images de l’altérité construites par l’anthropologie, les médias ou les acteurs concernés, particulièrement les autochtones ou d’autres populations stigmatisées par la colonisation ou les discriminations sociales contemporaines :
1er semestre : quatre journées d’ateliers audiovisuels animées par Barbara Glowczewski avec Lorenzo Brutti, Dimitri Karadimas et des invités :
Après-midi : de 13 h à 17 h (salle 2). Dans la seconde partie de la journée seront abordés, de façon très générale, quelques problématiques liées à la perception, à l’image, et à la création d’altérité en milieu amérindien. La question traitée ne sera donc pas de comprendre en quoi les sociétés amérindiennes sont perçues et traitées comme autres, mais bien plus de saisir et de présenter comment elles produisent et présentent elles-mêmes leur altérité. Pour ce faire, nous commencerons par justifier notre démarche face à la problématique plus générale de la perception de l’Autre. Ensuite, à partir de l’exposé d’un rituel annuel chez les Miraña d’Amazonie colombienne, nous montrerons comment se construit l’iconographie de la figure de l’Autre dans cette population. L’iconologie d’un personnage, le Maître des Animaux, tout à la fois
maître du gibier et des maladies, et personnification de l’altérité belliqueuse, servira de trame générale d’interprétation à un rituel mettant en scène les rapports humains/non humains. L’après-midi se terminera par la projection d’un film de Jean Monod Histoire de Wahari (1967).
Après-midi : de 13 h à 17 h (salle 2). Le thème général sera la transition du passé pré-contact au présent mondialisé chez les Min des Hauts Plateaux de Papouasie Nouvelle Guinée, photos et documentaires à l’appui.
2nd semestre : six séminaires (de 10 h à 13 h ) animés par Barbara Glowczewski, salle de projection du Musée du quai Branly :
de 11 h 30 à 13 h : Elisabeth D. Inandiak,
écrivain, auteur de Les Chants de l’île à dormir debout. le livre de Centhini, parlera du système de micro-aide du village Bebekan de Java détruit par le séisme du 27 mai 2006 : « Maison du corps/maison du coeur »
Le village de Bebekan appartient au regroupement villageois de Gilangharjo, dans la circonscription de Pandak, département de Bantul, Province Spéciale de Yogyakarta. Il est situé à 30 kms au sud du centre ville de Yogyakarta. Ses maisons sont au pied d’une petite colline en forme d’île encerclée par un océan de rizières vertes. Les quatre cents villageois sont tous des travailleurs agricoles sans terre, à l’exception de certains ouvriers, ouvrières ou conducteurs de cyclo-pousse et d’un fonctionnaire, un seul, à savoir une institutrice. Sur les cent maisons qui composaient le village avant le séisme du 27 mai 2006, quatre-vingt quinze se sont écroulées en partie ou complètement. C’était à la fois de vieilles et de récentes constructions, aucune ne répondant aux normes anti-sismiques élémentaires. Deux personnes sont mortes dans le séisme et plusieurs dizaines ont été blessées. Les trois jours qui ont suivi le tremblement de terre ont été les jours les plus éprouvants. L’aide promise n’arrivait pas: aucune nourriture, ni tente, ni couverture. Les noix de coco, bananes et autres fruits poussant sur les terres de Bebekan furent une bénédiction pour survivre. Les secousses secondaires ainsi que la peur d’un tsunami continuaient à hanter les nuits des gens de Bebekan. La destruction totale des installations électriques ainsi que les violentes averses nocturnes ajoutaient encore du noir aux ténèbres. Dieu sait qui nous a montré le chemin jusqu’à ce village. Asep, le coordinateur des secouristes volontaires de Yogyakarta, et moi-même, nous sommes laissés porter par cette énergie formidable du 'gotong royong' (l’entre-aide communautaire) afin de tenter de relever Bebekan de ses ruines, dans l’indifférence totale de l’aide institutionnelle locale et internationale. Cultiver l’espoir et l’effort de reconstruire non seulement une maison pour abriter le corps, mais aussi une maison pour apaiser et éblouir le coeur. Ce qui est miraculeux, c’est que cette logique économique par l’absurde, basée sur l’improvisation au jour le jour et portée par un réseau d’amitiés spontané et une sorte de grâce, marche. Elle fonctionne depuis neuf mois à Bebekan. On pourrait l’appeler la « micro-aide ».
Le film sera présenté par les auteurs, anthropologues brésiliennes et directrices d’étude à l’Université de Florianopolis.
Ce film est un hommage à l’ethnologue Germaine Tillion pour son centième anniversaire en mai 2007. Les images ont été enregistrées entre 1999 et 2004 ; chez elle, à Saint-Mandé et en Bretagne, à Plouhinec. Est racontée sa trajectoire de vie: sa famille, ses études et son apprentissage de l’ethnologie avec Marcel Mauss, ses recherches de terrain en Aurès et chez les touaregs, son engagement dans le réseau de résistance du Musée de l’Homme, sa déportation à Ravensbruck,ses luttes pour la défense des droits humains et son enseignement en ethnologie.
Nous passerons aussi le Film de Julien Pappé (Magic Film/ORTF), 1967, « Mort et Métamorphoses des civilisations » avec Robert Jaulin, Georges Balandier et Max Pol Fouchet.
de 10 h à 13 h Discutant : Bertrand Gérard (IRD)
Martina Tyriseva (Université de Lausanne) 'Développement durable et élevage de rennes en Mongolie'
Eve Bureau (EHESS/IRD) 'Les patients : nouveaux acteurs de la lutte contre le sida au Cambodge'
de 14 h à 17 h Discutant : Barbara Glowczewski (CNRS)
Martin Préaud (EHESS/JCU) 'Modèles interculturels aborigènes dans le Kimberley'
Géraldine Le Roux (EHESS/UQ) 'Art aborigène des artistes urbains: tactiques et réseaux Pacifique'
Roxane Peirazeau (EHESS) 'Les Cataphiles: pratiques cachées dans les souterrains de Paris'
Jeune chercheur polynésien travaillant au service de la Culture et du Patrimoine du musée de Tahiti, Tokainiua Devatine montrera le rôle et l’apport de la littérature polynésienne dans la création d’un spectacle qui met en valeur des aspects peu connus de la danse polynésienne. Il présentera sa sélection de films dans le cadre de cette dernière séance du cycle 'Anthropologie de la perception' animé par B. Glowczewski (LAS/CNRS).
Notre séminaire anthropologie de la perception filmé en ligne (novembre 2006-juin 2007):
http://semioweb.msh-paris.fr/AAR/949/home.asp?id=949
Adresse(s) électronique(s) de contact : b.glowczewski(at)college-de-france.fr
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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