2007-2008

1. Le fait esthétique III : l'esthétique littéraire. 2. La nouvelle figure de l’artiste universel

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Jeudi de 16 h à 18 h (Musée du quai Branly 75007 Paris, salle 2, inscription préalable obligatoire sur www.quaibranly.fr, rubrique « Étudier et rechercher »), du 15 novembre 2007 au 29 mai 2008

1. Le fait esthétique III : l’esthétique littéraire
2e, 3e et 4e jeudi du mois de 16 h à 18 h (Musée du quai Branly 75007 Paris, salle 2, inscription préalable obligatoire sur www.quaibranly.fr, rubrique « Étudier et rechercher »), du 15 novembre 2007 au 29 mai 2008. Séance du 13 décembre annulée
Le séminaire continuera à explorer le pôle esthétique de la problématique des arts. Après avoir abordé  les  modalités de la relation esthétique dans le champ de la vision, des images et des sons, on se penchera en 2007-2008 sur l’esthétique littéraire et, plus largement, sur les caractéristiques de l’attention esthétique dans le champ verbal.

2. Séminaire au Musée du Quai Branly et à la Maison Française d’Oxford dans le cadre du GDRI : anthropologie et histoire des arts : La nouvelle figure de l’artiste universel (Cooordination : Yolaine Escande, Denis Vidal)

1er jeudi du mois à partir du 6 décembre. La séance du 6 décembre reportée au 17 janvier ; celle du 3 avril au 15 mai.

Comment se trouve redéfinie aujourd’hui la « figure » de l’artiste « universel » dans un contexte toujours plus marqué par la mondialisation. C’est à cette question cruciale pour un Musée qui se donne comme vocation de s’ouvrir à des formes d’art et de créativité contemporaine en provenance du monde entier que nous tenterons d’apporter des réponses, au cours d’une série de séances à vocation interdisciplinaire, et qui prendront place dans le cadre du séminaire Le fait esthétique III. Chacune des séances prévues sera plus spécifiquement consacrée à l’étude d’un artiste ou d’un groupe d’artistes qui incarnent, chacun à leur façon, un tel idéal. Plusieurs d’entre elles seront organisées en association avec les artistes eux-mêmes.

Séances programmées au Musée Branly en 2007-2008 :

- 17 janvier 2008 : Anish Kapur (Denis Vidal)
- 7 février 2008 : Jean-Luc Penso, disciple de Li Tian-Lu (Jean-Luc Penso et Yolaine Escande)
- 6 mars 2008 : Salman Rushdie (Alexis Tadié)
- 15 mai 2008 : Kirili (Kirili et Michel Dufresne)
- 5 juin 2008 : La figure de l’artiste contemporain en Chine (Emmanuel Lincot)


Cette série de conférence sera couplée avec une série d’autres conférences, qui porteront sur le même thème (programme détaillé à venir) et qui se dérouleront à la Maison française d’Oxford, Norham Road, Oxford.

Aires culturelles : Transnational/transfrontières,

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Signes, formes, représentations

Intitulé général : Création artistique et relation esthétique : objets, cadres catégoriels et fonctions

Renseignements : Jamila Meliani, CRAL/EHESS, 96 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 53 63 56 23 ; Jean-Marie Schaeffer

Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous le mardi de 11 h 30 à 13 h 30

Réception : sur rendez-vous le mardi de 11 h 30 à 13 h 30

Niveau requis : inscription en doctorat : projet de recherche écrit de 10 pages ; inscription en master : projet ou plan d'études de 3 pages.

Site web : http://cral.ehess.fr/

Adresse(s) électronique(s) de contact : schaef(at)ehess.fr

Compte rendu

Dans la continuité des années précédentes, le séminaire a exploré le pôle esthétique de la problématique des arts. Après avoir abordé les modalités de la relation esthétique dans le champ de la vision, des images et des sons (2005-2007), on s’est penché sur les caractéristiques de l’attention esthétique dans le champ verbal. Trois questions ont été traitées : celle de l’intentionnalité langagière, celle de la polystructuration du signal verbal et de la « polyphonie » (Ingarden) de l’inflexion esthétique du traitement linguistique.
Dans le champ des études littéraires on assiste, depuis plus d’une cinquantaine d’années à un débat récurrent entre théories intentionnalistes et théories anti intentionnalistes : partant d’une analyse des positions anti intentionnalistes classiques (et limitées au texte littéraire) de Wimsatt et Beardsley et aboutissant à l’étude de l’anti intentionnaliste généralisé qui s’est développé à partir des années 1960 (à travers la réception des travaux de Jacques Derrida dans le champ des études littéraires), on a essayé de replacer la problématique locale du rôle de l’intention de l’auteur dans la détermination de l’identité de l’œuvre dans le cadre plus général de l’intentionnalité (au sens de Brentano, Husserl, Searle, etc.) comme trait définitoire de l’esprit humain. En un deuxième moment nous nous sommes penchés sur la polystructuration du signe verbal afin d’établir une géographie des potentialités esthétiques du langage. Partant de l’ontologie de l’œuvre d’art développée par Roman Ingarden, on a tenté de réinterpréter en termes fonctionnels sa conception de la polyphonie de l’œuvre littéraire : la polyphonie, telle a été l’hypothèse développée dans le séminaire, n’est pas un trait ontologique de l’œuvre littéraire mais l’activation (soit au niveau de la création soit au niveau de la réception) d’un trait constitutif de la structuration linguistique comme telle (les cinq niveaux distingués par Ingarden sont des niveaux du signal verbal comme tel). Cela nous a permis d’analyser la polyphonie comme conséquence de l’inflexion esthétique du traitement linguistique. Gabriel Ruget a replacé cette conception de la polyphonie dans le cadre d’une modélisation neuro-informatique des processus attentionnels en termes de qualia et a présenté une étude de cas (un « récit » de Beckett) permettant de rendre perceptible de manière particulièrement spectaculaire cette dynamique des qualia. La fin de l’année a été réservée à l’étude d’un cas particulièrement frappant de potentialisation de la polyphonie verbale : la poésie. On a étudié plus particulièrement l’investissement attentionnel systématique de deux niveaux du traitement linguistique qui, hors du champ poétique, ne sont généralement traités que de manière pré attentionnelle : la substance sonore et la structuration phonétique (rythmes, versification, rimes…). On s’est intéressé plus particulièrement aux relations complexes entre rythmes linguistiques et systèmes de versification.

La nouvelle figure de l’artiste universel
Séminaire au musée du quai Branly et à la Maison française d’Oxford dans le cadre du GDRI : anthropologie et histoire des arts (coordination Yolaine Escande et Denis Vidal).
Dans ce séminaire mensuel on s’est posé la question de la redéfinition actuelle, dans un contexte toujours plus marqué par la mondialisation, de la « figure » de l’artiste « universel ». Chacune des séances, à vocation interdisciplinaire, a été plus spécifiquement consacrée à l’étude d’un artiste – Anish Kapur, Jean-Luc Penso, Salman Rushdie, Kirili – ou d’un groupe d’artistes – la scène de l’art contemporain en Chine – qui incarnent, chacun à leur façon, un tel idéal. Plusieurs d’entre elles ont été organisées en association avec les artistes eux-mêmes. Les intervenants ont été Denis Vidal, Jean-Luc Penso et Yolaine Escande, Alexis Tadié, Michel Dufresne et Emmanuel Lincot.

Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.

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