S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Deuxième et quatrième mardis du mois de 11 h à 13 h (salle 4, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 27 novembre 2007 au 10 juin 2008
Le séminaire sera consacré à la présentation et à la discussion de recherches achevées ou en cours s’inscrivant directement dans le thème retenu: sociogenèse des représentations, des classements et des systèmes de classement mobilisés dans les processus de naturalisation et de biologisation du social ; relations entre classements savants et classements sociaux; médiations institutionnelles et professionnelles ; enjeux politiques des phénomènes de résurgence de la biologisation des questions sociales et des avancées de la sociobiologie.
Mots-clés : Sociohistoire, Sociologie,
Aires culturelles : France,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Sociologie
Intitulé général : Processus sociaux de construction de l'identité
Direction de travaux d'étudiants : envoyer un projet de recherche écrit s'inscrivant dans le thème retenu, par courrier postal, à Francine Muel-Dreyfus, Centre de sociologie européenne, 54 bd Raspail 75006 Paris.
Réception : sur rendez-vous, le mardi à partir de 15 h
Niveau requis : l'inscription sera soumise à l'envoi, par courrier postal, d'un projet de recherche écrit à Francine Muel-Dreyfus. Niveau doctorants et M2.
Adresse(s) électronique(s) de contact : muel(at)msh-paris.fr
Le séminaire a été consacré à la présentation et à la discussion de recherches achevées ou en cours consacrées, à des titres divers, aux processus de biologisation et de naturalisation du social : sociogenèse des représentations, des classements et des systèmes de classement mobilisés dans ces processus ; relations entre classements savants et classements sociaux et logiques de production des « mythes savants » ; médiations institutionnelles et professionnelles de l’appropriation et de la légitimation de ces visions du monde social ; enjeux politiques des phénomènes de résurgence de la biologisation des questions sociales et des avancées de la « sociobiologie ».
Le séminaire a été animé en collaboration avec Dominique Memmi (directrice de recherche au CNRS) qui a accepté d’en être coresponsable l’an prochain.
Carole Reynaud Paligot (La république raciale, Paris, PUF, 2006 ; Races, racisme et antiracisme dans les années 30, Paris, PUF, 2007) a présenté ses recherches sur les représentations inégalitaires de l’altérité dans la pensée « scientifique » et la vision coloniale, sur la culture racialiste républicaine à l’articulation de la science et du politique. Elle a mis l’accent sur la contradiction entre la hiérarchisation des races, des cultures, des caractères moraux et des qualités intellectuelles, et la volonté éducative fondée sur l’idée de perfectibilité.
Sébastien Lemerle qui a soutenu sa thèse en 2007 (In carne veritas. Le biologisme comme phénomène éditorial en France, 1970-2000) et Élise Réquilé qui prépare une thèse sur les théories et les pratiques du « développement personnel » (tous deux sous la direction de Dominique Memmi) ont animé une séance sur la sociologie des médiateurs culturels et de la vulgarisation en ces domaines.
Wilfried Lignier qui achève une thèse sous la direction de Numa Murard sur les enfants « intellectuellement précoces » a présenté une analyse des conditions historiques et sociales d’une certification psychologique du « don intellectuel » centrée sur la construction institutionnelle d’un nouveau domaine pédagogique et sur les stratégies éducatives des familles.
Bertrand Geay (professeur à l’Université de Picardie) et Françoise Oeuvrard (statisticienne au ministère de l’Éducation nationale) sont intervenus sur le projet d’Étude longitudinale française depuis l’enfance (ELFE) qui se propose de suivre une cohorte de 20 000 enfants en associant sciences de la vie et sciences sociales ; ces deux sociologues y coordonnent le pôle socialisation et éducation.
Éric Brian (directeur d’études à l’EHESS) et Marie Jaisson (maître de conférences à l’Université de Tours) ont présenté leur livre Le sexisme de la première heure. Hasard et sociologie (Paris, Raisons d’agir éditions, Cours et travaux, 2007) sur l’histoire des débats scientifiques voulant rendre compte des pourcentages de garçons et de filles à la naissance et sur les conditions sociohistoriques différentielles de la construction du sex-ratio.
J’ai également présenté mon travail de sociologie historique en cours sur les débats éducation/hérédité et sur l’idéologie du « don naturel » en le centrant sur les attaques de Célestin Bouglé contre l’anthroposociologie de la fin du XIXe siècle et ses mises en garde contre une instrumentalisation politique des découvertes « scientifiques » (C. Bouglé, La Démocratie devant la science. Études critiques sur l’hérédité, la concurrence et la différenciation, Paris, Alcan, 1904).
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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