2007-2008
Mises en scènes et en récits, musées, lieux
S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Deuxième et quatrième mardis du mois
de 10 h à 12 h
(Musée du quai Branly 75007 Paris, salle 2, inscription préalable obligatoire sur www.quaibranly.fr, rubrique « Étudier et rechercher »),
du 13 novembre 2007 (la première séance aura lieu de 11 h à 13 h) au 10 juin 2008
Ce séminaire vise à développer une réflexion sur les mises en scènes et en récits du social dans différents domaines, comme le rituel et le théâtre, l’écriture et le musée, l’architecture et l’urbanisme. Qu’il soit question de performances rituelles ou spectaculaires, de productions artistiques, de narration muséographique ou de théâtralisation des patrimoines, d’aménagements urbains, les objets considérés correspondent tous à une production discursive dont il revient aux sciences sociales d’analyser — de façon interdisciplinaire — la genèse et d’en restituer le processus de mise en forme intentionnelle, à distinguer de la mise en scène de soi goffmanienne.
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8 janvier : Benoît de l’Estoile présentera son ouvrage intitulé Le goût des Autres : de l’exposition coloniale aux Arts premiers, Flammarion, 2007.
Résumé de l’ouvrage :
La diversité culturelle est aujourd’hui proclamée « patrimoine mondial de l’humanité ». C’est aussi pour célébrer sur le mode esthétique la diversité des cultures qu’un musée consacré aux « Arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques », a été ouvert en 2006 à Paris, quai Branly. S’il rencontre le goût contemporain pour l’exotisme, le choix de bâtir un palais aux Arts premiers pour remplacer le musée de l’Homme ne va pas de soi. Par-delà les polémiques opposant art et ethnologie, quel sens a un « musée des Autres » dans un monde post-colonial où se redéfinissent les frontières entre Nous et les Autres ?
Par ce qu’il choisit de montrer, un musée réalise une mise en ordre du monde où nous vivons. Analyser les façons dont leurs objets ont été exposés au cours de l’histoire permet d’interroger les transformations de notre regard sur les hommes et les femmes des autres continents. Le goût des Autres s’affirme en France dans l’entre-deux-guerres, entre « Art nègre » et ethnologie. L’Exposition coloniale de 1931 célèbre la variété des civilisations de l’empire, tandis que le Musée de l’Homme, pour réaliser l’inventaire de la diversité humaine, envoie ses ethnographes sur des terrains lointains dont ils rapportent une moisson d’objets. Aujourd’hui célébrés comme autant d’œuvres d’art, ces objets sont aussi, de plus en plus, revendiqués par ceux qui s’en proclament les héritiers pour affirmer leur identité. Que faire devant de telles remises en question ? Peut-on tourner la page coloniale comme on oublie un mauvais souvenir ?
Interrogeant à la fois les discours savants et les mythes qui orientent notre regard sur les Autres, tel celui de « peuples premiers » qui seraient en harmonie avec la nature, cet ouvrage propose un regard anthropologique sur la façon dont les Occidentaux conçoivent leur propre place dans le monde. En comparant le cas français à d’autres, de l’Italie aux Etats-Unis en passant par la Grande Bretagne ou le Mexique, il explore de nouvelles façons de présenter aux visiteurs des mondes différents du notre, mais en relation avec lui.
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22 janvier : Françoise Michel-Jones (Iris) présentera un exposé intitulé :
À propos de Playtime de Jacques Tati : l’expérimentation du visible et le « bonheur d’Orly » (Pérec)
S’attachant à une œuvre désormais objet patrimonial éminent, Françoise Michel-Jones poursuit son interrogation engagée à propos du surgissement de l’acarien dans la conscience commune des années 80 (en tant que construction scientifico technique et socio marchande). Il s’agit tout particulièrement de travailler à propos de Playtime sur les rapports qu’entretiennent la sérialité et la transparence dans le contraignant « bonheur » moderne.
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Renseignements : deuxième et quatrième mardi du mois de 11 h à 13 h en salle 2 Musée du Quai Branly. contact : Thierry Bonnot 01 49 54 24 30 ou 01 49 54 23 52
Direction de travaux d'étudiants : non
Réception : EHESS 54 boulevard Raspail 75006 Paris - Bureau 706 sur rdv - 01 49 54 24 30 - 01 49 54 23 52 -
Site web : http://gtms.ehess.fr
Adresse(s) électronique(s) de contact : bonnot(at)ehess.fr
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.