S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Troisième mercredi du mois de 19 h à 21 h (amphithéâtre, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 21 novembre 2007 au 21 mai 2008. La séance du 21 novembre est annulée
Le Centre d’études africaines et l’Atelier audiovisuel proposent, en partenariat avec Africultures, sept rendez-vous mensuels de projection de films d’Afrique et des diasporas noires. La programmation retiendra « les œuvres aux thèmes fort et au langage novateur » développera une thématique particulière (immigration, guerres, sorcelleries, esclavage, sortie de la dictature, dette coloniale, etc.). Celle-ci s’articule autour des recherches des membres du Centre d’études africaines. Les projections des films seront suivies d’un débat avec le réalisateur, les enseignants-chercheurs, les étudiants et les journalistes. Les films présentés ont un intérêt historique, sociologique et anthropologique dans la mesure où ils rendent compte de l’Afrique contemporaine dans ses dynamiques concrètes de transformation.
Ces séances sont ouvertes à tous.
16 janvier : Projection du film «Arlit, deuxième Paris» (2005,78’) en présence du réalisateur Idrissou Mora-Kpaï
Née des mines d’uranium et de l’immigration, Arlit, ville située dans le désert nigérien était l’équivalent dans les années 70, pour la sous-région africaine, du New York du 19è siècle. Une sorte de terre d’aventure où il paraissait possible à tout un chacun de se faire une situation meilleure. La rébellion touarègue et la chute des cours de l’uranium ont changé la donne.
Au cours de son précédent tournage, le réalisateur a retrouvé le vieil Issa qui l’avait hébergé à Arlit au Niger alors qu’il partait pour l’Europe. C’était il y a dix-sept ans. Il décide alors de suivre le vieil homme qui se rend une dernière fois à Arlit pour voir son fils et ses anciens amis. C’est l’occasion pour le réalisateur de nous faire découvrir cette ville à la frontière du désert. Ancien eldorado et plaque tournante de la région dans les années soixante-dix en raison de l’exploitation de l’uranium par la COGEMA, devenue une ville fantôme depuis la rébellion touareg et le départ annoncé de la société française, Arlit s’est aussi métamorphosée en lieu de transit pour les clandestins en partance pour l’Algérie. Ce film met également en évidence l’étonnant mélange de populations dû aux couches de migrations successives qui font de ce lieu un endroit unique et magique.
Entrée libre.
19 mars : 'Le retour de l’Obélisque' (2007, 64’) en présence du réalisateur Samson Giorgis et de Giulia Bonacci (CEAf)
Ethiopie, 1937 : l’envahisseur fasciste décide d’emporter une des oeuvres architecturales les plus importantes du pays, un Obélisque de 23 mètres de long, vestige d’une civilisation ancestrale, et l’érige à Rome en signe de sa toute puissance.
Ethiopie, avril 2005 : sur le bitume du petit aéroport d’Axum, les Ethiopiens fêtent le retour de l’Obélisque après un long exil forcé.
Réalisation : Samson Giorgis
Scénario : Samson Giorgis
Image et son : Samson Giorgis
Production : Yalem Films (Ethiopie)/ Margo Films (France)
Entrée libre
Mots-clés : Anthropologie, Développement, Histoire, Image, Mouvements sociaux, Politique, Urbaines (études),
Aires culturelles : Afrique, Amérique du Sud, Amériques,
Centre : CEAf - Centre d’études africaines
Renseignements : Carole Craz ou Élisabeth Dubois, 96 bd Raspail 75006 Paris
Adresse(s) électronique(s) de contact : carole.craz(at)ehess.fr, dpfila(at)ehess.fr
compte rendu non communiqué
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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