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Jeudi 20 mars 2008 de 9 h à 12 h (EHESS-Toulouse, CRPPM, 39 allées Jules-Guesde 31000 Toulouse),
Les chercheurs en Égypte ancienne s’accordent sur une date d’apparition de l’écriture hiéroglyphique aux alentours de 3300 av J.-C. en Égypte prédynastique ; ces premiers signes d’écriture sont attestés sur du mobilier trouvé dans la tombe « U-j » de la nécropole royale d’Abydos, dans laquelle est inhumé le roi « Scorpion », fondateur de la dynastie 0. Ces inscriptions sont localisées sur des céramiques et se présentent sous la forme de signes peints, ainsi que des incisions sur des étiquettes en os, ivoire et argile accompagnant d’autres objets. L’interprétation de ces signes fait l’objet de nombreuses hypothèses de la part de chercheurs, tant linguistes qu’archéologues. Les questions posées sont les suivantes : L’écriture hiéroglyphique égyptienne est-elle plus ancienne que la datation de cette tombe ? Quels sont les indices syntaxiques permettant de décrire ces inscriptions en tant qu’écriture à part entière ? Quelle est la définition exacte de l’écriture ? Quelles nécessités, politiques, économiques, symboliques ont présidé à cette invention majeure ?
Autant d’interrogations auxquelles nous tenterons de répondre en prenant appui sur des corpus d’inscriptions issus d’autres sites et par une mise en perspective des espaces du pouvoir royal et de leur affirmation politico-économique à la fin du IVe millénaire av. J.-C.
Mots-clés : Archéologie, Culture, Écriture,
Aires culturelles : Afrique,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Renseignements : Isabelle Carrère.
Adresse(s) électronique(s) de contact : icarrere(at)ehess.fr, gaellebreand1(at)yahoo.fr
L’écriture hiéroglyphique est apparue en Égypte aux alentours de 3 300 avant J.-C. Cette invention, avec l’écriture cunéiforme mésopotamienne contemporaine, constitue une innovation technique et cognitive majeure marquant la fin de la préhistoire égyptienne et le début de l’histoire de la civilisation pharaonique. Les premiers signes reconnaissables en tant que hiéroglyphes étaient inscrits sur la panse de jarres en terre cuite ou sur des étiquettes en ivoire et en os retrouvés dans une tombe royale du cimetière U d’Abydos situé en Haute-Égypte. Il s’agissait donc dans ce séminaire de présenter ce type de matériel et d’aborder ensuite les modalités économiques, symboliques et politiques ayant présidé à la conception de ce nouvel outil d’enregistrement des biens et des produits, essentiellement utilisé par l’élite. Le rôle de l’écriture dans l’affirmation du pouvoir étatique et dans l’organisation de la bureaucratie et du système administratif était donc la principale question posée par ce sujet à laquelle nous avons tenté de répondre par l’examen des travaux de différents chercheurs et celui du matériel archéologique inscrit datant des trois derniers siècles du IVe millénaire.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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