S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Lundi de 17 h à 19 h (salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 11 février 2008 au 5 mai 2008
Enseignement pluridisciplinaire de formation à la recherche par la recherche s’adressant aux étudiants de master et aux doctorants.
Les conférences sont assurées par des enseignants chercheurs du Centre d’études africaines et par des personnalités extérieures. Chacun dans sa discipline et selon ses problématiques s’efforcera d’exposer comment les « savoirs africanistes » se sont constitués, avant de présenter, dans la continuité, ses propres travaux. Un temps sera prévu pour la discussion des projets de recherche des participants. Pour donner toute sa valeur à ce séminaire pluridisciplinaire, une assiduité des auditeurs est exigée et leur participation aux débats est vivement encouragée.
Mots-clés : Anthropologie, Coloniales (études), Développement, Histoire, Méthodes et techniques des sciences sociales, Mouvements sociaux, Religieux (sciences sociales du), Rurales (études), Sociohistoire, Sociologie, Urbaines (études),
Aires culturelles : Afrique,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Intitulé général : Séminaires de formation à la recherche en Afrique (SéFRA)
Renseignements : secrétariat du CEAf, 96 bd Raspail 75006 Paris, tél: 01 53 63 56 50 ou Jean-Claude Penrad tél: 01 53 56 65
Réception : sur rendez-vous le mardi.
Site web : http://ceaf.ehess.fr/
Adresse(s) électronique(s) de contact : penrad(at)ehess.fr ou stceaf(at)ehess.fr
La formule de formation à la recherche en Afrique par la recherche, s’est poursuivie cette année avec la collaboration de chercheurs appartenant à plusieurs institutions françaises et internationales. Les exposés dédiés à des problématiques contemporaines ont chaque fois laissé un temps pour le débat et les réponses aux approfondissements demandés par les participants.
La question des sources a été traitée sous plusieurs angles. Ainsi Hebe Matos (Universidade Federale Fluminense, Rio de Janeiro) s’est-elle intéressée aux sources orales de l’esclavage au Brésil qui ont nourri plusieurs de ses publications, tandis que Catarina Madeira Santos (EHESS) a considéré les sources coloniales et leur utilisation critique pour la construction d’une histoire de l’Afrique. Les questions posées sur l’histoire du Congo par Georges Tshund’olela (Université de Kinshasa) et sur l’histoire de l’Angola par Jean-Michel Mabeko-Tali (Howard University) sont venues compléter ce panorama. Giulia Bonacci (alors postdoctorante à l’EHESS, depuis à l’IRD) s’est intéressée, quant à elle, à un autre retour aux sources celui des Rastafaris d’Éthiopie, sous l’angle de l’élaboration d’une méthodologie de recherche appropriée. De ces déplacements humains qui mobilisent aujourd’hui nombre de chercheurs, Benoît Hazard (postdoctorant EHESS) a retenu le cheminement du chercheur, migrant de la description d’un phénomène vers la formulation conceptuelle, à partir d’une économie morale des réseaux migratoires burkinabés, notamment sur la péninsule italienne. D’autres structures en réseaux, communes au continent africain et à d’autres régions du monde, celles mettant en jeu des mouvements islamiques et des églises chrétiennes évangéliques, ont été abordées par Fabienne Samson-Ndaw (IRD) à la lumière de ses itinéraires de recherche auprès de mouvements religieux impliquant des jeunes dakarois. Abdoulaye Tamboura (Université Paris-VIII) à partir d’une analyse géopolitique, nous a introduits à la compréhension des rebondissements de la rébellion Touareg du Mali. Enfin la nouvelle collaboration d’Alain Rouaud (CNRS-INaLCO) nous a entraînés dans une autre durée, celle où les recours à l’ethnozoologie et à la linguistique viennent au secours de l’historien, à travers une étude de cas.
Par ailleurs, une séance partagée avec le séminaire commun du Centre d’études africaines à permis de recevoir J.-D.-Y. Peel (SOAS, University of London), invité à l’EHESS par Marie Miran pour nous présenter ses travaux sur l’islam dans le monde yoruba, en Nigeria.
Comme chaque année, les étudiants volontaires ont pu exposer leurs travaux ou projets de recherche de façon à les soumettre à la critique. Ainsi sont intervenus, Hadjeb Katib, François-Xavier Oniossou et Sébastien Donsez.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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