2007-2008

Les mots de la ville

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Troisième mercredi du mois de 10 h à 13 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 17 octobre 2007 au 21 mai 2008

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’une enquête au long cours sur les lexiques utilisés pour désigner les villes et leurs éléments. Le vocabulaire urbain — qui classe, découpe, regroupe, qualifie — offre un accès original aux dynamiques sociales qui font la réalité des villes. On étudie le langage des institutions et des acteurs qui entendent légiférer dans le domaine des mots, mais aussi les façons de dire ordinaires et leurs relations avec les langues administrantes. On s’intéresse aux écarts — indices et marqueurs de distances sociales — ainsi qu’aux tensions et interactions entre divers registres afin de saisir les formes d’évolution du vocabulaire de la ville, les modalités de passage des mots d’un registre à l’autre ou d’une langue à l’autre. L’analyse de ces transferts, qui impliquent souvent des resémantisations majeures, éclaire les processus par lesquels sont élaborées et adaptées les nomenclatures et désignations qui constituent une langue commune. Une recherche collective portant sur plusieurs aires linguistiques et sur la longue durée est en cours, avec pour principal objectif la réalisation d’un dictionnaire historique plurilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, italien, portugais, russe). Ce Trésor des mots de la ville étant près d’être achevé, le temps des synthèses comparatives est venu.

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Europe

Intitulé général : La ville : sciences, pouvoirs, sociétés

Renseignements : Claudie Petit <lau(at)ivry.cnrs.fr>

Niveau requis : le séminaire est ouvert aux chercheurs et étudiants de tous niveaux

Compte rendu

Le séminaire « Les mots de la ville », conduit depuis 2004 en collaboration avec Laurent Coudroy de Lille (Institut d’urbanisme de Paris-XII), Jean-Charles Depaule (Laboratoire d’anthropologie urbaine-CNRS) et Brigitte Marin (Université de Provence), est venu à son terme cette année.
Il s’inscrivait dans le cadre d’une enquête sur les lexiques utilisés pour désigner les villes et leurs éléments. Le vocabulaire urbain – qui classe, découpe, regroupe, qualifie – offre un accès original aux dynamiques sociales qui font la réalité des villes. Le séminaire a étudié le langage des institutions et des acteurs qui entendent légiférer dans le domaine des mots, mais aussi les façons de dire ordinaires et leurs relations avec les langues administrantes. Il s’est intéressé aux écarts – indices et marqueurs de distances sociales – ainsi qu’aux tensions et interactions entre divers registres afin de saisir les formes d’évolution du vocabulaire de la ville, les modalités de passage des mots d’un registre à l’autre ou d’une langue à l’autre. L’analyse de ces transferts, qui impliquent souvent des resémantisations majeures, éclaire les processus par lesquels sont élaborées et adaptées les nomenclatures et désignations qui constituent une langue commune. Une recherche collective portant sur plusieurs aires linguistiques et sur la longue durée avait pour principal objectif, aujourd’hui réalisé, de produire un dictionnaire historique plurilingue (allemand, anglais, arabe, espagnol, français, italien, portugais, russe) qui comprend environ 260 notices écrites par 160 auteurs.
Ce Trésor des mots de la ville étant en cours d’achèvement en 2007-2008, le temps des synthèses comparatives était venu. L’année fut donc consacrée à la présentation et à la discussion de différents chapitres de ce qui sera un autre ouvrage qui vise à montrer diverses façons d’utiliser le matériel empirique accumulé tout au long du programme de recherche. Ce livre-compagnon du Trésor comprendra des études qui comparent les systèmes sémantiques de diverses langues dans quelques champs importants, examinent la circulation de certains mots de langue à langue et, enfin, discutent des problèmes soulevés par la traduction des mots de la ville d’une langue à l’autre.
Plusieurs champs sémantiques furent envisagés cette année, dans le but de comparer les systèmes constitués par diverses langues et les transformations de ces systèmes au cours du temps : les catégories de l’urbain (B. Marin), les lexiques techniques (L. Coudroy de Lille) et la ville et sa périphérie (C. Topalov).
Ont été aussi examinées en détail la circulation internationale et les variations sémantiques de deux ensembles de mots de la ville issus des matrices latines civitas (B. Marin) et villa (C. Topalov).
Enfin, furent discutées deux questions qui feront l’objet de synthèses écrites en commun par l’équipe de pilotage du Trésor : la traduction et la circulation des mots entre langues (introduites toutes deux par J.-C. Depaule)

Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.

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