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Mardi de 19 h à 21 h (salle 4, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 4 mars 2008 au 17 juin 2008
Il s’agira d’analyser de quelle manière, dans la seconde moitié du XIXe siècle, certains penseurs se confrontent à la dimension du théologico-politique, sur un mode très différent de ce qui se passe en Allemagne au même moment. On travaillera avant tout sur Michelet, Quinet et Pierre Leroux.
Domaine de l'affiche : Sociologie
Intitulé général : Folie et lien social
Renseignements : Jean-Michel Rey, tél : 01 48 42 27 75.
Adresse(s) électronique(s) de contact : JEAN-MICHEL.REY11(at)wanadoo.fr
Le séminaire s’est tenu sur douze séances. Il s’est agi d’un travail qui a cherché à définir le statut de la religion chez certains auteurs du xixe siècle dans ses incidences sur la théorie politique, notamment : Auguste Comte, Saint Simon, Pierre Leroux, Edgar Quinet, Michelet, mais aussi les premiers textes de Durkheim et certains développements de Péguy. Avec la question de savoir ce que pouvait signifier pour ces différents auteurs sortir de la religion, ce que pouvait représenter la sécularisation et comment on pouvait entendre un tel processus au milieu du XIXe siècle, quels étaient les noms qu’on lui donnait aussi. L’hypothèse de travail étant qu’il y eut en France une manière différente de celle de l’Allemagne de poser ce type de question et d’y donner suite.
Deux propos ont été plus particulièrement développés dans ce séminaire.
a) On a montré comment chez la plupart de ces auteurs il y avait une référence à saint Paul qui permettait de poser sur de nouvelles bases le problème de la fondation politique ; une référence qui reste hors de toute critique le plus souvent et qui a donc des effets sur la façon de comprendre ce qu’est le champ politique après la Révolution. On a cherché à analyser les modalités de cette référence et à s’interroger sur cette étrange permanence, sur le sens que cela pouvait avoir, sur ses répercussions dans le champ des théories politiques du moment et de celles qui suivent – un certain marxisme notamment.
b) On a analysé longuement un texte d’Edgar Quinet intitulé Philosophie de l’histoire de France : un texte critique sur les présupposés « scolastiques » des grands historiens contemporains, Roux et Buchez, Guizot, Louis Blanc, Augustin Thierry ; un texte qui porte notamment sur les différents « sophismes » qui sont à l’œuvre dans la pratique des historiens de cette époque. Quinet se demande ce qui signifie dans ce moment (1857) écrire une histoire de France. Il met au jour des présupposés inattendus dans cette direction. Il s’interroge surtout sur les différentes survivances de l’Ancien Régime dans une telle pratique et sur la « servitude » qu’elles entraînent. Il y a là une analyse très pertinente qui porte sur la manière dont une communauté se présente, se raconte – et sur les conséquences d’un récit de cette nature.
On a proposé en fin de séminaire quelques grandes orientations pour baliser un propos aussi vaste.
Le séminaire a réuni une vingtaine de participants, étudiants doctorants de l’Université de Paris-VIII et jeunes chercheurs.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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