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Jeudi de 9 h à 11 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 5 mars 2009 au 11 juin 2009
Les enquêtes statistiques permettent d’aborder les pratiques alimentaires et les goûts. Quels sont les outils et les concepts dont dispose le sociologue pour étudier les types d’alimentation et leurs incidences dans les différentes catégories sociales ? Telles sont les questions abordées par cet enseignement, consacré à l’initiation aux méthodes quantitatives appliquées aux pratiques alimentaires et aux inégalités de santé. La sociologie des pratiques alimentaires s’inscrit en effet dans une tradition quantitative : le séminaire présentera les bases de données disponibles et les dispositifs d’enquête (nomenclatures, questionnaires et modes de recueil). Il s’attachera aux principaux travaux menés à partir de leur exploitation, depuis les travaux fondateurs de M. Halbwachs jusqu’aux recherches les plus récentes, et montrera comment le recours aux méthodes d’analyse quantitative (statistiques descriptives, analyses multidimensionnelles, méthodes inférentielles) met en lumière les conditions économiques et sociales des pratiques alimentaires. L’analyse statistique de la dynamique de la consommation alimentaire mènera ainsi de l’étude des consommations à proprement parler aux pratiques et aux perceptions de la nourriture, aux modes de vie et aux goûts des différents groupes sociaux, ainsi qu’à l’inégale répartition géographique des pratiques alimentaires : celles-ci, révélatrices de la structure d’une société, ne peuvent en effet être isolées du contexte social qui les voit naître. L’analyse des évolutions du domaine alimentaire conduira enfin aux relations entre alimentation et inégalités de santé. On verra quels sont les outils permettant de mesurer les évolutions des pratiques et leur éventuelle déstructuration et de repérer les signes de l’attention croissante portée aux questions de santé à travers l’alimentation. Les différences sociales de consommation et leurs évolutions ont-elles pour conséquence l’accroissement de ce qu’on pourrait désigner comme des pathologies d’origine alimentaire, en particulier l’obésité ? À quels facteurs sociaux l’obésité — et plus largement la corpulence — est-elle liée ? Au fil des séances, on soulignera l’intérêt des travaux en comparaison internationale, qui mettent en évidence l’importance du cadre national pour éclairer les pratiques alimentaires et de santé et soulèvent des problèmes méthodologiques spécifiques. On s’attachera enfin à voir comment les enquêtes qualitatives peuvent entrer en complémentarité avec les approches quantitatives, dont on mettra ainsi en évidence les limites et la fécondité.
Mots-clés : Sociologie,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Renseignements : Faustine Régnier
Adresse(s) électronique(s) de contact : faustine.regnier(at)ivry.inra.fr
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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