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Mercredi de 17 h à 19 h (salle 524, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 19 novembre 2008 au 11 février 2009
Chaque période de notre histoire sociale pense le paysage urbain et naturel selon des catégories propres et évolutives. Le séminaire analyse la transformation des modes de lecture de ces paysages à travers l’étude de textes littéraires et d’oeuvres d’art dans lesquels se manifestent les rapports d’une société à son environnement.
11 février 2009 : Dans le cadre de "Changeons le programme" le séminaire sera consacré exceptionnellement à la question "Quelle place pour la pensée critique dans la construction et l'analyse des objets de savoir en sciences sociales de la culture ?"
Mots-clés : Arts, Image, Littérature, Sociologie,
Aires culturelles : Transnational/transfrontières,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Domaine de l'affiche : Signes, formes, représentations
Intitulé général : Fonctions imaginaires et sociales des arts et des littératures
Renseignements : Jacques Leenhardt, tél : 01 53 10 54 74, télécopie : 01 53 10 54 76
Direction de travaux d'étudiants : mercredi de 14 h 30 à 16 h 30 sur rendez-vous demandé par courriel
Réception : du 8 au 15 septembre, sur rendez-vous par courriel
Niveau requis : les étudiants désirant s'inscrire au séminaire doivent adresser un projet de recherche détaillé à Jacques Leenhardt avant le 8 septembre
Site web : http://cral.ehess.fr/
Adresse(s) électronique(s) de contact : Jacques.Leenhardt(at)ehess.fr
Le séminaire de cette année a été divisé en deux semestres distincts : au premier j’ai poursuivi l’étude du paysage dans la littérature et dans les arts visuels en France au XIXe siècle. L’évolution des documents pris en considération et le choix d’analyser le rôle de la photographie dans la production d’un nouveau regard sur la ville nous ont conduits à privilégier les textes et l’iconographie urbains. J’ai attaché une importance particulière à la question de la transition entre la campagne et la ville, ses représentations, ses modèles littéraires. La route et le train, les gares et les espaces de transit ont occupé notre attention. Le paradigme ville/campagne est alors apparu sous des angles très divers, selon les milieux sociaux concernés (analyse de divers textes de Zola, dont La Curée). Ces marges de la ville ont été l’occasion d’une recherche sur les mots qui s’imposent dans ce contexte : urbain, ville, cité, polis, astu, ainsi que les contraires qui leur sont liés : ruralité, rusticité, ban, banlieue, périphérie, couronne, environs, agglomération.
Après avoir abordé l’espace symbolique de la limite, nous avons étudié essentiellement la rue, prolongeant parfois sa perception au XIXe siècle jusqu’aux années de l’entre-deux-guerres. De Constantin Guys (étudié avec Baudelaire antérieurement) à la photographie de Brassaï en passant par le dessin de Seurat, nous avons suivi le processus de construction de la ville comme spectacle urbain. Deux thèmes sont alors apparus particulièrement fructueux : celui de la lumière comme agent d’un regard cinématographique, dans l’image fixe même, et celui de la perspective (la rue comme enfilade) comme motif ou comme thème de la modernité ordonnatrice. De Caillebotte à Brassaï une fois encore, nous avons poursuivi la singularité de ce thème tout en établissant un contraste instructif avec une gravure urbaine anonyme du XVIIIe siècle (La rue Quincampoix). C’est dans ce cadre qu’Enrico Bolzoni, doctorant de l’Université de Bologne, a présenté sa recherche sous le titre : Le labyrinthe comme ville dans la littérature française au XXe siècle.
La seconde partie du séminaire a été menée en collaboration avec plusieurs collègues Luc Bossuet (sociologue, chargé d’étude à l’INRA), Hervé Brunon (historien, chargé de recherche CNRS), Pierre Donadieu (agronome et géographe, professeur à l’ENSP de Versailles), André Torre (économiste, directeur de recherche à l’INRA) et Catherine Chomarat-Ruiz (philosophe enseignant à l’ENSP de Versailles). Il s’est agi de cerner les questions préalables à l’élaboration d’une épistémologie des études sur le paysage.
Par ailleurs j’ai fait des communications : au Congrès International d’Histoire Ibéro-Américaine à Porto Alegre (Brésil) sur : Expérience sociale et espace pictural dans l’œuvre de Wifredo Lam, sur Sensibilité et socialité, au ive Symposium national d’Histoire culturelle à Goiânia (Brésil), aux Journées de socioanthropologie consacrées à l’œuvre d’O. Majastre à l’Université Pierre Mendès-France (Grenoble), sur La requalification des territoires, aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône ; sur Le Jardin et la troisième nature, à l’Université de Florence (Italie), sur Le texte du jardin, au colloque : « Le Jardin monument vivant » (Saint-Germain-en-Laye).
Publications
• Le fond et la surface, en coll. avec Fabienne Barre, photographe, Créaphis, 2008, 128 p.
• A construção francesa do Brasil, sous la dir. de Jacques Leenhardt, São Paulo, Alderado et Rothschild, Editora Hucitec, 2008, 300 p.
• « L’envers de la photographie », dans Ernest Breleur, Préface de Jacques Leenhardt, texte de Dominique Berthet, Paris, HC Éditions, 2008, p. 9-16.
• « Prefácio », dans Narrativas da loucura e história de sensibilidades, sous la dir. de Nádia Maria Weber Santos, Porto Alegre, Editora da UFRGS, 2008, p. 7-8.
• « Préface », dans L’engagement de l’axiologie nationale dans la lecture d’un roman. Étude de cas à partir d’une enquête comparative des lectures tchèque, française et allemande du roman de Bohumil Hrabal Moi qui ai servi le roi d’Angleterre, sous la dir. de Pierre-Laurent Cosset et Lenka Grafnetterová, Paris, L’Harmattan, collection Logiques sociales, 2009, p. 9-13, trad. tchèque, Prague, Kniznice Sociologiché aktuality, 2009, p. 11-16.
• « Einfürung », dans Vertikale Gärten, München, Deutsche Verlags-Anstalt, 2009, p. 9-24.
• « Introduzione », trad. italienne de Ilaria Cicionni, dans Giardini in verticale, London, Verba Volant, 2007, p. 9-24.
• « Wifredo Lam », trad. anglaise de Gillermina Olmedo, dans Wifredo Lam at Miami Art Museum, Miami, 2008, p. 41-45.
• « Le Louvre à Lens. Un exemple des politiques de réhabilitation des sites miniers en Europe », Grande Galerie. Le Journal du Louvre, n° 5, 2008, p. 104-105.
• « Jean-Baptiste Debret : um pintor francês no Brasil imperial », dans A construção francesa do Brasil, sous la dir. de Jacques Leenhardt, São Paulo, Alderado & Rothschild, Editora Hucitec, 2008, p. 25-77.
• « Do documento naturalista ao documento social : Jean-Baptiste Debret e os pintores viajantes », dans Imagens na História, sous la dir. de Alcides Freire Ramos, Rosângela Patriota et Sandra Jatahy Pesavento, São Paulo, Alderado & Rothschild, Editora Hucitec, 2008, p. 35-46.
• « Kleine Mythologie des Wasserlaufs », trad. allemande de Regina Sasse, Lendemains, n° 133, Hommages à Michael Nerlich, 2009, p. 123-132.
• « Roberto Burle Marx na história : do modernismo à ecologia », trad. brésilienne de Pedro Alfonso Vasquez, dans Roberto Burle Marx : a permanência do instável. 100 anos, sous la dir. de Lauro Cavalcanti et Farès el-Dahdah, Rio de Janeiro, Ministro de Estado da Cultura, 2009, p. 84-99.
Dernière modification de cette fiche : 11 février 2009.
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