S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
2e et 4e mardis du mois de 15 h à 17 h (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 25 novembre 2008 au 23 juin 2009. La séance du 9 juin se déroulera en salle 8. La séance du 10 février est annulée, ainsi que celle du 24 mars
Par-delà les grands récits explicatifs (la « mondialisation », la « transition »…), nous partirons d’un certain nombre de constats de terrain qui amèneront à examiner à nouveau frais les thématiques classiques du global et du local, de l’articulation des espaces et des pouvoirs, et de l’appropriation des ressources. Avec l’épuisement (relatif) de la forme État-nation, les logiques de l’ethnicité qui la sous-tendaient sont-elles encore susceptibles d’être mises en œuvre par les organisations internationales aussi bien que par les acteurs locaux ? Dans quelle mesure les réalités locales participent-elles d’un système englobant et dans quelle mesure constituent-elles en elles-mêmes un système autonome ? Comment une logique dominante (par exemple celle des ONG) est-elle localement appropriée, détournée ou inversée ?
La comparaison se fondera sur des exemples situés en ex-Union soviétique (Asie centrale, Sibérie)et Europe du sud-est.
24 février 2009 : Dans le cadre de l'initiative "Changeons le programme", le séminaire aura pour thème « La mondialisation de la mesure : la dictature du quantitatif »
Mots-clés : Anthropologie,
Aires culturelles : Asie centrale, Contemporain (anthropologie du, monde), Europe sud-orientale,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Intitulé général : Anthropologie des espaces politiques
Renseignements : Annie Télias, IIAC, EHESS, 105 bd. Raspail 75006 Paris, tél. 01 53 63 51 57, iiac(at)ehess.fr
Direction de travaux d'étudiants : Jean-François Gossiaux tél. 01 53 63 51 57 Boris Pétric tél. 01 49 54 21 98
Réception : Jean-François Gossiaux tél. 01 53 63 51 57 Boris Pétric tél. 01 49 54 21 98
Niveau requis : Séminaire ouvert aux étudiants du master.
Site web : http://www.iiac.cnrs.fr
Adresse(s) électronique(s) de contact : iiac(at)ehess.fr
En ouverture du séminaire, nous avons présenté quelques grands textes de l’anthropologie politique traitant des relations entre société, ressources et organisation du pouvoir. La notion de ressource a été ici entendue dans une acception large qui recouvre aussi bien les dimensions matérielles et immatérielles. Les séances suivantes ont été consacrées à la manière de penser le rapport entre pouvoir et ressources à travers le cas singulier du Kirghizistan. À l’époque soviétique, la principale production du Kirghizistan était l’élevage ovin. À l’indépendance, la crise économique provoquée par l’effondrement du système soviétique et la privatisation a entraîné une chute brutale de cette production, avec des conséquences sociales et politiques majeures. Nous avons analysé un certain nombre de cas concrets montrant comment les acteurs sont dès lors entrés massivement dans des logiques de captation de ressources à l’extérieur de leur propre société. Corrélativement, nous avons présenté différentes figures de pouvoir émergeant dans la société kirghize. Celles-ci sont liées à la construction de réseaux transnationaux, qu’il s’agisse du commerce avec la Chine, du travail saisonnier en Russie ou de la captation de l’aide au développement. Les liens sociaux se recomposent à travers la multiplication des liens transnationaux et l’ouverture tous azimuts de la société multiplie les flux de ressources de toutes sortes. Le pays devient une arène politique dans laquelle les acteurs locaux se trouvent pris dans diverses logiques d’influence. Le Kirghizistan apparaît comme une sorte de protectorat globalisé où se confrontent les grands acteurs de la mondialisation (État, ONG, Organisations internationales). Les différents acteurs locaux, de leur côté, s’emparent de ces nouvelles ressources pour leur propre combat dans leur propre espace social.
À partir de cet exemple, un certain nombre de questions théoriques ont été abordées autour notamment du politique, de l’État et de ses définitions. Le Kirghizistan donne à voir de façon idéal-typique une forme d’espace politique qui, dans un contexte de globalisation, tend à se multiplier à travers le monde, imposant de nouvelles figures de pouvoir et de nouveaux lieux du politique.
Publications
• « Valaques et/ou Aroumains en Bulgarie : ethnonyme et politique », dans Nommer et classer dans les Balkans, sous la dir. de Gilles de Rapper et Pierre Sintès, Athènes, École française d’Athènes, 2008, p. 63-71.
• « Il n’y a pas de pauvres chez nous. De la supériorité des nomades sur les sédentaires », L’Homme, 189, 2009, p. 115-138.
• « Le troupeau et les camions. Processus de transition chez les éleveurs d’Aga », à paraître, ouvrage collectif sous la direction d’André Bourgeot, http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00135597/en/.
Dernière modification de cette fiche : 23 mars 2009.
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