S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
1er et 3e mardis du mois de 17 h à 19 h (salle 4, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 21 octobre 2008 au 17 mars 2009. Les séances du 18 novembre et du 6 janvier se dérouleront en salle 7
La science moderne et contemporaine n’a cessé de susciter l’hostilité, depuis la condamnation au bûcher de Giordano Bruno et au procès en abjuration de Galilée, jusqu’à la sentence heideggérienne « la science ne pense pas ».
Depuis quelques temps, une nouvelle forme d’opposition s’est fait jour. Il ne s’agit plus d’un rejet pur et simple au nom d’un savoir traditionnel, mais de la prétention de faire une autre science ou de faire de la science autrement. On l’a vu avec l’opposition de la part de certains physiciens à la construction d’ITER sur le territoire.
Récemment encore, on a défendu la science d’observation, censée respecter la nature, être en bonne intelligence avec elle, contre la science d’expérimentation, accusée de mettre la nature à la question pour lui dérober ses secrets, ou contre la science théorique, abstraite, conceptuelle et éloignée de la nature.
L’objet de ces conférences est, dans ce contexte, de présenter et d’analyser les oppositions de toute nature — scientifique, philosophique, idéologique — qui se sont cristallisées contre la nouvelle physique du début du XXe siècle, et en particulier contre la relativité. Ces oppositions persistent en effet de nos jours, dans des réseaux qu’on peut qualifier d’ « alterscientifiques », qui réfutent tout ou partie des bases de la physique du XXe siècle.
Les conférences se dérouleront suivant les dix séances ci-dessous :
Mardi 21 octobre 2008 : Présentation des lignes de force de l’opposition à la relativité, 1915-1940.
Mardi 4 novembre 2008 : La science française contre la science allemande, les pamphlets de 1915.
Mardi 18 novembre 2008 (salle 7) : La physique aryenne contre la physique juive, Allemagne 1920-1945.
Mardi 2 décembre 2008 : Science et politique, un prix Nobel engagé dans le nazisme, Johannes Stark (1874-1957).
Mardi 16 décembre 2008 : Un pionnier de l’alterscience, Gustave Le Bon (1841-1931), son approche de la physique ; avec la participation d'Olivier Bosc, historien, auteur de La foule criminelle, Fayard, 2007
Mardi 6 janvier 2009 (salle 7) : Regards sur l'oeuvre scientifique de Maurice Allais ; avec la participation d'Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE, professeur à Paris-Dauphine.
Mardi 20 janvier 2009 : Le géocentrisme, de 1920 à nos jours, noyau dur du créationnisme ?
Mardi 3 février 2009 : Créationnisme à la française, le CESHE, Cercle historique et scientifique.
Mardi 3 mars 2009 : L’américain Lyndon LaRouche, le parcours politique d’un alterscientifique, sa revue Fusion.
Mardi 17 mars : La science de la "Deep ecology" ; conclusions du séminaire
Mots-clés : Épistémologie, Histoire des sciences et des techniques, Politique, Sciences,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire des sciences et des techniques
Renseignements : Alexandre Moatti, tél : 01 46 34 54 12
Adresse(s) électronique(s) de contact : alexandre.moatti(at)mines.org
Dernière modification de cette fiche : 20 mars 2009.