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3e jeudi du mois de 17 h à 21 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 16 octobre 2008 au 18 juin 2009. Les séances des 19 février et 19 mars sont déplacées aux 26 février et 26 mars de 17 h à 19 h. Séance supplémentaire le 11 juin, de 17 h à 19 h (salle 6)
Controversées chez les historiens, la notion de 'révolution militaire' met en perspective les évènements, les techniques et les évolutions stratégiques et militaires en les replaçant dans la 'longue durée'. Elle permet de (re)faire de la guerre et de la chose militaire un fait social global. Les séminaires précédents ont examiné plusieurs cas de 'révolutions militaires' depuis l’Antiquité. On complètera cette année ces exemples (notamment à travers les cas d’asymétries) et on les rapprochera des réflexions suscitées par les actuelles conséquences des Nouvelles technologies de l’information et de la communications (NTIC) sur le phènomène dit de 'Transformation' des forces armées occidentales.
Mots-clés : Histoire des sciences et des techniques,
Aires culturelles : Contemporain (anthropologie du, monde),
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Domaine de l'affiche : Histoire - Problèmes généraux
Intitulé général : Révolutions dans les affaires militaires
Renseignements : 3° jeudi du mois de 17h à 21h André Brigot 01 49 54 21 69
Réception : André Brigot bureau 304 01 49 54 21 69 ou 01 46 06 85 81
Site web : http://tagis.typhon.net
Adresse(s) électronique(s) de contact : brigot(at)ehess.fr; ronai(at)ehess.fr; lhenninger(at)noos.fr
Les deux axes du séminaire ont été poursuivis cette année. D’une part, des études de cas historiques, sur la longue durée, d’exemples de transformations majeures, techniques et sociales, en matière militaire. D’autre part, une réflexion théorique sur l’articulation de ces domaines : les techniques et les pratiques militaires dans leur dimension sociale globale.
On rattachera, à la première série, les cas historiques. On a privilégié les exemples portant sur une période controversée concernant le contenu d’une « Révolution dans les affaires militaires », le passage du XVIIIe au XIXe siècle. Ont donc été étudiées : l’intégration des domaines coloniaux dans la stratégie globale des guerres du XVIIIe siècle (1750-1810), par S. Mandelbaum ; le passage des gros bataillons (Révolution française) aux logiques de corps expéditionnaires (à partir de la guerre d’Espagne de 1808-1812), par G Lasconjarias ; la réalité d’une « révolution de l’attrition » entre les guerres d’Ancien Régime et les guerres napoléoniennes », par Hervé Drevillon. Pour la période contemporaine, les cas ont porté sur : l’Armée populaire de libération chinoise depuis les années 1970, par Nguyen Duc Long ; et sur la figure du « kamikaze » et les nouvelles technologies dans les attentats actuels face aux interventions occidentales au Moyen-Orient, par John-Christopher Barry.
Ces exemples historiques ont permis de développer les réflexions théoriques sur le contenu de la notion de « Révolution dans les affaires militaires » (RAM). D’un point de vue global, en analysant les nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi qu’Internet comme éléments d’une RAM (A. Brigot), notamment à travers le cas américain présenté par deux auteurs récents, Joseph Henrotin dans La technologie militaire en question et Michel Goya dans Irak : les armées du chaos, deux ouvrages parus chez Économica, Paris, 2008). La notion de réseau peut-elle être considérée comme paradigme majeur de cette « mutation dans la modernité stratégique » ?, s’est demandé Philippe Forget Il conforterait la conception faisant de la Renaissance une étape décisive dans la chronologie des RAM, relativisant au contraire la période des guerres de la Révolution et de l’Empire, l’ampleur des transformations actuelles restant à interroger, selon l’hypothèse de Laurent Henninger. C’est en particulier ce qui a été fait à travers les affrontements contemporains où l’hypothèse d’appropriation étendue des technologies nouvelles par des combattants dits irréguliers ou illégaux renouvelle la question du contrôle social du port d’armes. La nature et la forme du lien ici entre tactique et stratégique dans les mutations militaires contemporaines seraient décisives, comme l’a montré Jacques Sapir. Il donne la dimension du politique et du social dans ces transformations, dimension décisive au regard de la qualification de révolution.
Le séminaire a accumulé en trois ans les matériaux permettant l’organisation de la Fondation Saint-Cyr Coëtquidan en 2010. Cette dernière prendra par ailleurs en charge la publication des principales communications du séminaire, qui fourniront une base documentaire pour le colloque.
Dernière modification de cette fiche : 19 mai 2009.
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