2008-2009

Transnational/transfrontières. Analyse structurale et nouvelles formes de parenté

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Mardi de 11 h à 13 et vendredi de 17 h à 19 h (105 bd Raspail 75006 Paris, les 13 et 17 février (salle 9), le 3 mars (salle 6), le 6 mars (salle 9), le 10 mars (salle 6), le 13 mars (salle 9), le 7 avril (salle 6), le 10 avril (salle 9), les 5 et 12 mai (salle 6) et le 15 mai (salle 9). Séances supplémentaires le 26 mai de 11 h à 13 h (salle 6) et le 27 mai de 17 h à 19 h (salle 10)

Les nouvelles formes de parenté — de l’insémination avec donneur aux familles recomposées ou homoparentales — sont-elles vraiment nouvelles ? N’existent-elles pas, au moins sous forme de modèle, dans d’autres sociétés ou dans notre propre passé ? En partant de ces interrogations, ces conférences exploreront, à la lumière des acquis de la parenté spirituelle, la dimension symbolique des parentés prétendues nouvelles. Cela sera également l’occasion pour vérifier et mettre au point les méthodes de l’analyse structurale dans des sociétés à système complèxe de parenté.

Aires culturelles : Transnational/transfrontières,

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Renseignements : Salvatore D'Onofrio, tél : 00 39 091 968 170 – 01 44 27 17 45

Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous par téléphone ou par courriel

Réception : après les cours

Niveau requis : il n'est pas nécessaire de déposer un projet écrit. Les étudiants qui le souhaitent peuvent mener des enquêtes de terrain

Adresse(s) électronique(s) de contact : s.donofrio(at)libero.it, salvatore.donofrio(at)college-de-france.fr

Compte rendu

Dans ce séminaire, nous avons poursuivi la réflexion sur les questions d’ordre général impliquées par les nouvelles formes de parenté. Comme l’année précédente, la première partie du cours a été consacrée aux problèmes du symbolique et de la prohibition de l’inceste en partant des fonctions de l’oncle maternel dans la société romaine et du rôle joué dans l’horizon chrétien par le parrain. Nous avons analysé en particulier le mécanisme que nous avons dégagé dans notre livre l’Esprit de la parenté, à savoir le « parcours à rebours » par lequel beaucoup de sociétés humaines, dans leurs mythes, leurs rites et des formes concrètes d’organisation sociale se représentent le passage de la nature à la culture.
Dans ce cadre une attention particulière a été réservée à la relation mère-enfant, que nous avons pu approfondir grâce à la participation au séminaire de Karine Tanit, titulaire de la chaire Simone de Beauvoir au Collegio de Mexico, qui a présenté les résultats de ses recherches de terrain sur l’anorexie au Mexique. Cette intervention a permis de réfléchir sur la dimension symbolique liée aux syndromes alimentaires et de faire le lien avec d’autres horizons culturels.
Dans la partie centrale du séminaire, nous avons exploré, d’une part, les relations de parenté spirituelle dans d’autres cultures où la relation sexuelle entre des individus rituellement apparentés, même s’ils ne sont pas des consanguins ou des affins, est perçue comme incestueuse, d’autre part, le rapport entre analyse structurale et nouvelles formes de parenté.
Dans la troisième partie, nous avons traité encore une fois le thème des nouvelles parentés en nous posant tout d’abord la question de savoir si elles sont vraiment nouvelles. En effet, en analysant surtout les cas de l’insémination avec donneur et des familles recomposées ou homoparentales nous avons vérifié que ces modèlent existent, au moins en tant que modèle, dans d’autres sociétés ou dans notre propre passé. Les cas des Nuer et de la Bible ont été présentés et notre réflexion a fait aussi l’objet d’une discussion au Colloque « Changements familiaux, changements religieux ».

Dernière modification de cette fiche : 30 juin 2009.

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