S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
3e mercredi du mois de 15 h à 17 h (salle Alphonse-Dupront, 10 rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris), du 19 novembre 2008 au 17 juin 2009. Séance supplémentaire le 29 avril 2009, même heure, même salle. La séance du 17 décembre se déroulera dans l'amphithéâtre, de 13 h à 15 h
Ce séminaire mensuel du groupe 'Approches historiques des mondes contemporains' réunit ses chercheurs et enseignants chercheurs ainsi que les chercheurs et étudiants intéressés par l’histoire politique du contemporain, depuis ses champs et ses méthodes jusqu’aux questions historiographiques et épistémologiques. Le programme précis des séances est disponible sur http://ahmoc.ehess.fr
Programme de l’année 2008-2009
Mercredi 19 novembre 2008 : « Mémoire et oubli. Politique mémorielle en France et en Allemagne après 1945 », Dieter Gosewinkel (WZB, Berlin)
Mercredi 17 décembre 2008 (de 13 h à 15 h, amphithéâtre, 54 bd Raspail) : « Écrire une histoire de la Grèce ou de l'État grec ? », Kostas Kostis (EHESS, AhMoC)
Mercredi 21 janvier 2009 : « Un regard anglais sur l'histoire politique française de la IIIe République», Julian Wright (Durham University)
Mercredi 11 février 2009 : « De la Première Guerre mondiale au génocide rwandais. Un itinéraire de recherche », Stéphane Audoin-Rouzeau (EHESS, AhMoC)
Mercredi 18 mars 2009 : « La Deuxième Guerre mondiale dans la mémoire collective de la Suisse. Une comparaison avec l’Europe, les États-Unis et Israël », Thomas Maissen (Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg)
Mercredi 29 avril 2009 : « Un point de vue sur l’édition en histoire », Henri Bovet (directeur de Tallandier)
Mercredi 20 mai 2009 : « Comment écrire l'histoire de la Belgique ? », Sophie de Schaepdrijver (Pennsylvania State University)
Mots-clés : Droit, normes et société, Histoire, Historiographie,
Aires culturelles : Contemporain (anthropologie du, monde), Europe, Europe centrale et orientale, Europe sud-orientale, France, Ibérique (monde), Transnational/transfrontières,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Renseignements : Séances, les 19 novembre 2008, 17 décembre, 21 janvier 2009, 18 février, 18 mars, 29 avril, 20 mai.
Direction de travaux d'étudiants : Contacter l'un des organisateurs
Réception : Contacter l'un des organisateurs
Niveau requis : Master 2 de préférence
Site web : http://ahmoc.ehess.fr/
Adresse(s) électronique(s) de contact : voir le site
Le programme du séminaire reposait cette année sur une série d’interrogations générales relatives à la recherche en histoire contemporaine.
Plus affectée que d’autres périodes historiques par la forte attente sociale et politique qui l’accompagne, l’histoire des XIXe et XXe siècles n’en reste pas moins un savoir scientifique qui doit forger ses outils de réflexion et de recherche, pour lesquels les apports des historiographies étrangères et l’impact des sciences sociales se révèlent essentiels. L’historien du XXe siècle est en effet sollicité par nombre des débats publics d’aujourd’hui, dans la mesure où il est peu de domaines qu’il étudie qui ne soulèvent des questions décisives : ainsi de la guerre et de la violence extrême, de l’État et de la nation, du pouvoir et de l’individu, de la construction du social, des genres et des sexes, des imaginaires et des cultures, des savoirs et des mémoires. La liste peut être poursuivie à l’envi. De manière pourtant paradoxale, l’histoire du XXe siècle reste trop souvent perçue comme juxtaposant des savoirs parcellaires, nourris d’approches issues d’une histoire à l’ancienne se focalisant sur l’événement politique entendu au sens étroit du terme, au détriment de l’analyse des structures mentales, sociales, économiques et juridiques du monde social. Le séminaire a eu à cœur d’infirmer cette vision réductrice au profit d’une conception dynamique et empirique de la recherche ancrée dans les sciences sociales et dans la question du politique.
Les séances mensuelles ont permis de réfléchir à sujets aussi bien nationaux que transnationaux en posant chacun la question de l’histoire politique du contemporain, « Mémoire et oubli. Politique mémorielle en France et en Allemagne après 1945 » (Dieter Gosewinkel, WZB, Berlin), « Écrire une histoire de la Grèce ou de l’État grec ? » (Kostas Kostis), « Un regard anglais sur l’histoire politique française de la iiie République » (Julian Wright, Université Durham), « La Deuxième Guerre mondiale dans la mémoire collective de la Suisse. Une comparaison avec l’Europe, les États-Unis et Israël » (Thomas Maissen, Ruprecht-Karls-Université d’Heidelberg), « Un point de vue sur l’édition en histoire » (Henri Bovet, éditions Tallandier), « Pau, Anvers, la Nouvelle Orléans : Citoyenneté itinérante, droits et égalité raciale dans le monde Atlantique du XIXe siècle » (Rebecca Scott, Université de Michigan). Enfin, la journée d’étude annuelle du groupe de recherche s’est tenue le 2 juin et avait pour titre Histoire nationale, histoire globale : la formation de l’historiographie contemporaine.
Dernière modification de cette fiche : 12 décembre 2008.
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