S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Le vendredi, tous les 15 jours, de 16 h à 18 h 15 (IHMC-CNRS, escalier D, 3e étage, 45 rue d'Ulm 75005 Paris), du 24 octobre 2008 au 5 juin 2009. La séance du 13 février est annulée, celle du 29 mai également
Ce séminaire est un lieu de réflexion et de débat pour tous les étudiants et chercheurs intéressés par l’étude des relations entre l’État, la société et le marché, en France, en Angleterre et dans le monde atlantique-nord, au moment de l’essor du libéralisme économique et politique. Il s’attache tout particulièrement à l’étude du développement du capitalisme, de la construction et de la régulation des marchés (marchés des produits, marchés de l’emploi).
24 octobre 2008 : Philippe Minard, L’apprentissage en Angleterre
7 novembre 2008 : Frédéric Morvan (Univ. Paris-VIII et École d’architecture de Rennes), Les écoles gratuites de dessin, ou la formation des techniciens au XVIIIe siècle
21 novembre 2008 : Séance de lecture critique : Marché et liens sociaux selon Harrison White (« Where Do Markets Come From ? », American Journal of Sociology, 87-3, 1981, p. 517-47, et Markets from Network : Socioeconomic Models of Production, Princeton UP, 2002).
12 décembre 2008 : Christof Jeggle (Bamberg Universität), Les marchés du lin à Münster au XVIIe siècle
9 janvier 2009 : Peter Solar (VUB, Bruxelles), Lin et coton dans le commerce textile mondial, XVIIe-XIXe siècles
23 janvier 2009 : Nadège Sougy (Université de Neuchatel), Produits et marchés d'une houillère nivernaise au XIXe siècle
13 février 2009 : chers amis,
les université Paris 8 et Paris 1 sont en grève, et nous aussi. La séance de séminaire "Capitalisme & marchés" du vendredi 13 février est donc annulée. Nous vous transmettrons la semaine prochaine un calendrier révisé.
Bien amicalement,
Philippe Minard, Dominique Margairaz, Pierre Gervais.
20 février 2009 (10 rue Charles-V 75004 Paris, de 14 h à 18 h) : séance commune avec le PRI Études britanniques (EHESS), Julian Hoppit (UCL) : State, economy and civil society in 18th century Britain
6 mars 2009 : Dominique Margairaz, Philippe Minard, Lectures d’économie globale
13 mars 2009 : séance commune avec le PRI Études britanniques (EHESS), Sur Edmund Burke et le libéralisme anglais
20 mars 2009 : Pierre Gervais, Entre service public et privilège: la "Corporation" étatsunienne, 1800-1830, une forme d'entreprise oubliée
3 avril 2009 : Dominique Margairaz, Philippe Minard, Économie morale et taxation des subsistances, XVIIIe-XXe siècles
15 mai 2009 : Amalia Kessler (Stanford University, Law School), Law and commerce : the 18th-century Parisian merchant court
5 juin 2009 : Janine Lanza, Wayne State University, Les femmes dans l'économie artisanale du XVIIIe siècle
NB : La série de journées d’étude IDHE-Paris-VIII sur « Le profit en questions : mesures, contrôles et légitimité (XVIIe-XXe siècles) » continue : 31 octobre 2008 : les profits de guerre (XXe siècle), 9h15-18h. Université Paris-VIII, salle D 301 ; et 19 décembre 2008 : Légitimation du profit au XXe siècle.
Mots-clés : Droit, normes et société, Économie, Histoire, Travail,
Aires culturelles : Atlantiques (mondes), Britanniques (études), Europe, France,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Europe
Intitulé général : Histoire comparée de la régulation socioéconomique en France et en Angleterre, 1680-1848
Direction de travaux d'étudiants : sur les lieux du séminaire, de 14 h à 16 h et sur rendez-vous pris par courriel
Réception : sur rendez-vous pris par courriel
Niveau requis : ce séminaire est ouvert aux étudiants de Master et aux doctorants, ainsi qu’à tous les chercheurs intéressés. Il est validable en crédits ECTS.
Site web : http://www.univ-paris8.fr/idhe/article2.php3?id_article=12
Adresse(s) électronique(s) de contact : philippe.minard(at)ens.fr, dmargairaz(at)wanadoo.fr, pgervais(at)ehess.fr
Rappelons tout d’abord que ce séminaire est un lieu de réflexion et de débat pour tous les étudiants et chercheurs intéressés par l’étude des relations entre l’État, la société et le marché, en France et en Angleterre, au moment de l’essor du libéralisme économique et politique. Par « régulation socio-économique », on entend l’ensemble des structures, institutions, normes et règles qui ordonnent, rendent possibles et encadrent à la fois les échanges économiques et tous les rapports sociaux. L’angle d’approche adopté est celui des pratiques des acteurs et de leurs logiques d’action. L’attention est donc portée aussi bien à l’État et à ses politiques qu’à toutes les institutions de la société civile (corps intermédiaires, associations, groupements professionnels, volontaires ou non), et aux règles dont celles-ci peuvent convenir. C’est aussi l’occasion de rendre compte des travaux majeurs de l’historiographie britannique récente dans le domaine de l’histoire économique et sociale.
Le séminaire se déroule sous forme d’un « atelier » autour des interventions faites par ses animateurs ou par des invités, permettant de véritables discussions entre la trentaine de participants, étudiants de master, doctorants ou collègues.
Cette année, à partir du mois de février, dans le cadre du mouvement social du printemps dans les universités, seules ont été maintenues en leur forme habituelle les séances auxquelles participaient des invités étrangers, dont la venue avait été prévue de longue date.
La première thématique explorée a été celle des modalités de la formation professionnelle, avec le cas de l’apprentissage en Angleterre, marqué par la dualité de ses fonctions, entre formation au métier et intégration civique (Philippe Minard), et celui des écoles gratuites de dessin, dont Frédéric Morvan (école d’architecture de Rennes) montre qu’elles sont en fait un lieu central de la formation des techniciens qui vont peupler les ateliers et les manufactures dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Plusieurs séances ont ensuite été consacrées à la discussion des travaux d’Harrison White (« Where do markets come from ? », et Markets from Network : Socioeconomic Models of Production), appliqués à l’analyse des marchés textiles, notamment dans le cas des marchés du lin de la région de Münster, étudiés par Christof Jeggle (Bamberg Universität). De son côté, Peter Solar (VUB, Bruxelles) a analysé le jeu des facteurs de l’offre et de la demande dans les transformations des marchés textiles internationaux au XIXe siècle.
Une autre façon de comprendre les marchés est de choisir comme point d’entrée un animal comme le cheval, ainsi que le fait Daniel Roche, venu présenter son dernier livre, et qui plaide pour un nouvel examen de la place centrale des équidés dans l’économie des XVIIIe et XIXe siècles.
Le monde parisien de l’artisanat et du commerce au XVIIIe siècle, enfin, a fait l’objet de deux discussions. L’une autour des thèses d’Amalia Kessler (Stanford, Law School) sur les pratiques de la juridiction consulaire, où elle décèle ce qu’elle appelle une reconceptualisation de la notion de commerce, qui se dégagerait des conceptions corporative et « policière » (au sens qu’a alors la notion de police). L’autre au sujet du statut des femmes dans le monde corporatif, à partir du cas des veuves de maîtres, auxquelles le veuvage a paradoxalement ouvert de nouveaux droits et offert un nouveau rôle au sein même d’un univers corporatif hyper-masculin (Janine Lanza, Université Wayne State).
Philippe Minard participe aussi aux travaux du séminaire « Qu’est-ce que la Britishness ? Liberalism and the State », dans le cadre du PRI « Études britanniques » (cf. le compte rendu de ce séminaire). Une séance commune des deux séminaires a permis de réfléchir avec Julian Hoppit (University College de Londres) et trois discutants (Philippe Minard, Renaud Morieux et François-Joseph Ruggiu) sur le thème des rapports entre « State, economy and civil society in 18th century Britain.
Publications
• Avec D. Margairaz, « Marché des subsistances et économie morale : ce que « taxer » veut dire », Annales historiques de la Révolution française, n° 352, avril-juin 2008, p. 53-100.
• « Du charbon et des plantations ? », introduction à Kenneth Pomeranz, La force de l’empire. Révolution industrielle et écologie, ou pourquoi l’Angleterre a fait mieux que la Chine, présenté par P. Minard, Maisons-Alfort, 2009, p. 7-32.
Dernière modification de cette fiche : 28 mai 2009.
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