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1er, 3e et 5e mardis du mois de 11 h à 13 h (salle 5, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 4 novembre 2008 au 19 mai 2009
À partir de divers objets, historiques ou historiographiques, le séminaire est consacré à l’étude des rapports — en situation — entre écriture et événementialité. La 'journée des dupes' de 1630, qui a servi de terrain les années précédentes pour étudier l’action politique dans la France du XVIIe siècle en partant de la question des écritures de l’événement, sera encore utilisée comme point-origine. De là, on expérimentera à nouveau comment des fils ténus conduisent à une liste jamais close de questions historiques et de problèmes historiographiques de grande ampleur.
Mots-clés : Écriture, Histoire, Historiographie, Littérature, Politique,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Europe
Intitulé général : Histoire et historiographies du « XVIIe siècle français »
Renseignements : 1er, 3ème, 5ème mardis du mois de 11h. à 13h. (salle 5, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris). Du 4 novembre 2008 au 19 mai 2009. Christian Jouhaud, Centre de recherches historiques, 54 boulevard Raspail 75270 Paris Cedex 06.
Direction de travaux d'étudiants : Les mardis de 14h à 16h et sur rendez-vous.
Réception : Christian Jouhaud, par courriel et par téléphone 06 68 01 34 73.
Niveau requis : Acceptation après entretien.
Site web : http://www.ehess.fr/centres/grihl
Adresse(s) électronique(s) de contact : jouhaud(at)ehess.fr
Comme les années précédentes, le séminaire a fait alterner des séances vouées à la poursuite de l’exploration des périphéries historiques et historiographiques de l’événement « journée des dupes » (10 et 11 novembre 1630) et des séances traitant de plus larges questions historiographiques. Un premier groupe de séances est revenu sur le texte des « Mémoires » de Marie Du Bois à partir de deux entrées. La première a été ouverte par la notion de « rebut » : qu’est-ce qu’il reste d’un texte après un long travail d’analyse ? Ces restes, qui existent, sont ce qui a résisté au commentaire et, précisément, l’a rebuté. À partir de là, une seconde entrée a été mise en place autour du thème des « émotions publiques » : dans les « restes » de Marie Du Bois apparaît l’impossibilité d’établir une continuité, et même un lien, entre l’expression publique et démonstrative d’une émotion subjective et la construction d’un théâtre social par un bouleversement émotionnel collectif, théâtre érigé en lieu de représentation et de certification d’un banal ethos nobiliaire. Le séminaire s’est aussi intéressé au poète Boisrobert (après la soutenance de la thèse qu’a consacrée Anastasia Lline à ce favori de Richelieu) et aux traces de la Journée des dupes saisissables dans la comparaison minutieuse de deux éditions du Recueil Faret (1627 et 1634). Les lettres de Jean de Silhon ont ainsi été analysées en détail. Cette série a été close par la réouverture du vieux dossier « Bérulle et Richelieu » et une séance à deux voix, avec Thierry Issartel, consacrée à Pierre de Marca. D’autres invités sont intervenus dans des séances spécifiques : Thomas Maissen, professeur à l’Université de Heidelberg et directeur d’études invité, ainsi que des doctorants : Lionel Trigueros (François Davant), Eléonore Serdcezny (Gabriel Naudé et les Mazarinades), Mathilde Barbedette (le marquis d’Argenson regardé comme homme de lettres).
Publications
• Mazarinades. La Fronde des mots, Aubier-Flammarion, 2009 (1re éd. 1985).
• Avec Dinah Ribard et Nicolas Schapira, Histoire, littérature, témoignage. Écrire les malheurs du temps, Gallimard, Folio Histoire, 2009.
• « “Camisards ! We were Camisards !” Remembrance and the ruining of Remenbrance through the production of historical absences », History and Memory, vol 21 (1), été 2009, p. 5-24.
• « Continuer à dire la toute-puissance », Penser/rêver, 15, printemps 2009, p. 125-138.
• « Écriture historique, action et immédiateté », dans La Révolution 1789-1871. Écriture d’une histoire immédiate, sous la dir. de Philippe Bourdin, Presses Universitaires Blaise Pascal-Musée de la Révolution Vizille, 2008, p. 37-56
• Direction de Lire Michel de Certeau – La formalité des pratiques/Michel de Certeau lesen - Dir Förmlichkeit der praktiken, en coll. avec Philippe Büttgen, Zeitsprünge, Forschungen zur Frühen Neuzeit, Vittorio Klostermann, Francfort-sur-le-Main, 2008.
• « De la “raison d’État” dans La formalité des pratiques à la “raison d’État” en action à Loudun. Un découpage du temps historique », dans Lire Michel de Certeau - La formalité des pratiques/Michel de Certeau lesen - Dir Förmlichkeit der praktiken, sous la dir. de Philippe Büttgen et Christian Jouhaud, Zeitsprünge, Forschungen zur Frühen Neuzeit, Vittorio Klostermann, Francfort-sur-le-Main, 2008, p. 205-216.
• « Politique et religion au XVIIe siècle : note sur le passage par l’exemplaire », dans Construire l’exemplarité. Pratiques littéraires et discours historiens (XVIe-XVIIIe siècle), sous la dir. de Laurence Giavarini, Éditions de l’Université de Dijon, Dijon, 2008, p. 52-61.
• « Benjamin, le “Grand-Siècle” et l’historien. Retour sur un travail », dans Walter Benjamin, La tradition des vaincus, sous la dir. de Philippe Simay, Cahiers d’anthropologie sociale, 4, Paris, L’Herne, 2008, p. 33-42.
• « Inquiéter Florence », Critique, 730, mars 2008, p. 207-218.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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