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Mardi de 17 h à 19 h (salle 451, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 4 novembre 2008 au 24 février 2009
Ce séminaire vise à interroger les modalités particulières du triomphe de la raison économique en Chine. Contre l’idée d’une convergence vers un modèle standard, l’objectif est d’inscrire les transformations économiques et sociales en cours dans l’espace et dans le temps de la Chine. La perspective est celle de la nouvelle sociologie économique. L’accent est mis sur les institutions qui façonnent l’activité économique, les règles formelles et les normes sociales qui orientent ou règlent le comportement des acteurs. Le séminaire s’appuiera sur des recherches en cours sur le terrain chinois. Ce séminaire voudrait ainsi contribuer à l’élaboration de nouvelles propositions sur les rapports entre dimensions marchandes et non marchandes de la vie sociale. Il s’adresse donc aussi bien aux chercheurs travaillant sur la Chine contemporaine qu’à ceux qui s’intéressent aux métamorphoses du capitalisme.
Mots-clés : Sociologie,
Aires culturelles : Chine,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Asie
Renseignements : Gilles Guiheux Université Paris Diderot Langues et Civilisations de l'Asie Orientale (LCAO) 16, rue Marguerite Duras 75013 Paris gilles.guiheux(at)univ-paris-diderot.fr
Direction de travaux d'étudiants : sur RDV uniquement
Adresse(s) électronique(s) de contact : gilles.guiheux(at)univ-paris-diderot.fr
Ce séminaire a interrogé les modalités particulières du triomphe de la raison économique en Chine. Le lancement des réformes en 1979, puis leur relance en 1992, marquent l’abandon du projet révolutionnaire au profit de l’ouverture de l’économie chinoise au marché. Contre l’idée d’un pragmatisme temporaire de la direction chinoise qui convergerait in fine vers un modèle capitaliste standard (position défendue par certains économistes), l’objectif du séminaire a été d’inscrire les transformations économiques et sociales en cours dans l’espace et dans le temps de la Chine, de montrer comment les différentes institutions du marché, reconfigurées ou en construction, sont liées à une matrice culturelle et historique commune. De ce point de vue, la trajectoire chinoise illustre la variété des cheminements de la raison marchande.
Au cours du séminaire, on s’est intéressé à l’activité économique comme processus institutionnalisé. L’accent a été mis sur les institutions qui façonnent l’activité économique (entreprises industrielles et commerciales, espaces marchands, administrations), les règles formelles (statut juridique des entreprises, législation sur le travail) et les normes sociales qui orientent ou règlent le comportement des acteurs (conditions de production de la confiance). On s’est intéressé aux nouveaux cadres normatifs sur lesquels les affaires se fondent, qu’il s’agisse du droit civil ou du travail, comme de l’assentiment social dans des environnements particuliers, ainsi qu’à l’ensemble des dispositifs qui équipent une économie marchande.
Le séminaire s’est appuyé sur des recherches en cours sur le terrain chinois. Différents types d’enquêtes ont été présentés et discutés : monographies de territoires productifs, de secteurs d’activité, trajectoires d’entrepreneurs individuels ou histoires de firmes. Soucieux de la reconstruction des phénomènes concrets, des incursions ont été faites du côté de l’histoire (premier XXe siècle notamment) et de l’anthropologie économique. À la lumière de ces terrains, ce séminaire a souhaité ainsi contribuer à l’élaboration de nouvelles propositions sur les rapports entre dimensions marchandes et non marchandes de la vie sociale.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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