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Jeudi de 15 h à 18 h (EHESS-Toulouse, CRPPM, 39 allées Jules-Guesde 31000 Toulouse), du 6 novembre 2008 au 27 novembre 2008
Les sociétés de la fin de l’age du Bronze à l’époque romaine sont étudiées à travers la thématique de l’acculturation, en appliquant les concepts de R. Bastide aux échanges entre populations installées à proximité du littoral méditerranéen du Sud de la France. L’analyse se fait de manière chronologique et thématique (habitat, culture matérielle, économie, constructions symboliques).
Mots-clés : Archéologie,
Aires culturelles : France,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Renseignements : isabelle Carrère : 05 61 55 80 83 ou philippe.boissinot(at)free.fr
Direction de travaux d'étudiants : le jeudi, de 10h à 12h sur RDV au CRPPM 39 allées Jules Guesde 31000 Toulouse
Réception : le jeudi, de 10h à 12h sur RDV au CRPPM 39 allées Jules Guesde 31000 Toulouse
Niveau requis : Licence
Adresse(s) électronique(s) de contact : philippe.boissinot(at)free.fr
Les séances de cette année ont été consacrées aux possibilités d’application des concepts d’identité et d’acculturation à propos de la situation coloniale du Midi de la France durant tout l’âge du Fer. La question des identités a été posée à partir du cas des Élysiques, peuplade du premier âge du Fer dont l’existence est connue en Languedoc à partir de quelques rares mentions de la littérature antique, pour lesquels l’archéologie restitue un territoire hypothétique à partir d’une simple cartographie des faits culturels, en développant une argumentation fondée sur une doxa culturaliste quelque peu éculée. Une deuxième enquête a concerné le peuple salyen, d’époque plus récente et centré sur la Provence occidentale, dont l’espace est cette fois restitué à partir d’une analyse régressive de la situation romaine, ce qui n’est pas sans poser de nombreux problèmes, cette dernière se réalisant dans un cadre étatique étranger au contexte antérieur que l’on voudrait étudier. Il ressort de ces cas emblématiques que l’on ne peut avancer sur ces questions ethniques qu’en prenant en compte la dimension interactive des sociétés concernées, qui, si elle n’était pas fondamentalement dissymétrique et lacunaire (cas de la Protohistoire et, a fortiori, de la Préhistoire), permettrait de nous inscrire également dans une chaîne de relations humaines et, à partir de là, d’aborder avec plus d’assurance l’ensemble de ces problèmes identitaires – cas emic bien entendu, car il est toujours possible de produire un savoir etic à partir des traces mises au jour. Le concept d’acculturation, et plus particulièrement l’acception défendue par R. Bastide, permet une bonne description de ces relations en situation coloniale, qu’il s’agisse d’Étrusques et des Grecs d’abord, puis des Romains ; cependant, il ne s’applique avec un certain bénéfice que lorsque les populations mises en présence sont suffisamment éloignées du point de vue culturel et technologique, les situations hybrides étant particulièrement difficiles à démêler. On peut toutefois reconnaître, comme l’avait souligné l’anthropologue des amériques noires, que le domaine du symbolique est celui où les transferts sont les plus lents et les plus problématiques.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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