S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Mensuel, mardi de 14 h à 18 h (Centre Alexandre-Koyré, MNHN, pavillon Chevreul, 3e étage, 57 rue Cuvier 75005 Paris), dates fixées ultérieurement
Le séminaire se justifie par l’ampleur que cette question a prise dans le monde contemporain, confronté qu’il est (1) au foisonnement des exigences sociales quant à la manière de légiférer et réguler les techno-sciences, à la diversité des espoirs et promesses qu’elles suscitent, à la variété des conséquences inattendues qu’elles suscitent ; (2) à l’importance des questions dites « globales » — qu’elles aient trait à la santé publique, à l’environnement, au changement climatique, à la biodiversité ou aux rapports d’appropriation entre le Nord et le Sud ; (3) à l’avènement d’une « gouvernance mondiale » construite sur la fabrication de savoirs d’un nouveau type, une gouvernance reposant sur des institutions et des formes « distribuées » de pouvoir ; (4) à une mobilisation accrue des sciences et des savoirs par l’univers économique, à une mobilisation qui les fait advenir de plus en plus comme des biens privés et négociables, et qui conduit à changer la notion même de « savoir ».
Comme les autres années, ce séminaire de recherche est composé de huit ou neuf séances de quatre heures, une séance voyant toujours la confrontation de deux ou trois intervenants.
Mots-clés : Histoire, Histoire des sciences et des techniques,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire des sciences
Intitulé général : Histoire des sciences contemporaines
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous
Réception : sur rendez-vous
Niveau requis : master
Adresse(s) électronique(s) de contact : pestre(at)ehess.fr
Ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’un projet financé par l’ANR. Il porte sur le gouvernement et l’administration des technosciences à l’échelle globale. Il vise à penser et décrire la manière dont sont régulés et gouvernés, dans le cadre à la fois mondialisé et libéral qui est le nôtre, les savoirs et les produits technoscientifiques ; mais aussi la manière dont sont régulés et gouvernés les effets de ceux-ci : atteinte à l’environnement par la chimie agricole, atteinte à la santé par l’usage de certains médicaments ou la radioactivité, gestion du réchauffement climatique, etc. Le but est de saisir l’extrême variété des modes de gouvernement de et par les sciences et d’en inférer des modèles de compréhension globaux.
Le séminaire de cette année a porté sur l’apprentissage des savoirs dans le monde numérique, sur la place des outils mathématiques dans la crise financière récente, sur les banques de données, les collections et la commercialisation du vivant, sur les nouveaux cadres d’élaboration des normes en agriculture dite durable, sur la bio prospection et l’invention des savoirs locaux et indigènes, sur la nouvelle géo-économie de l’énergie, sur les formes et problèmes de la gouvernance mondiale écologique, sur les formes de la gouvernance du changement climatique (telle qu’apparue lors de la dernière Conférence des Parties à Poznan), et sur les outils d’analyse et de cartographie du débat public.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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