S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
1er et 3e, éventuellement 5e, vendredis du mois de 13 h à 15 h (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 21 novembre 2008 au 29 mai 2009
Cet atelier est destiné aux étudiants souhaitant se familiariser avec les écritures visuelles. Il vise à les aider à concevoir un projet de film (vidéo) documentaire. En mettant au centre de la démarche l’exposé critique des travaux réalisés ou des ébauches conçues par les participants, seront abordés les questions relatives à la construction de l’objet, la rédaction d’un projet, les techniques de tournage, la production de données audiovisuelles, l’écriture filmique. Cet atelier concerne toutes les aires cultrurelles.
Mots-clés : Anthropologie, Arts, Culture, Écriture, Esthétique, Histoire, Image, Philosophie, Sociologie, Visuel,
Aires culturelles : Contemporain (anthropologie du, monde),
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Intitulé général : Anthropologie visuelle
Renseignements : séminaire réservé au étudiants inscrits à l'EHESS.
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous. Envoi des dossiers à Carole Craz, Division audiovisuel, bureau 50, 105 Bd. Raspail 75006 Paris
Réception : sur rendez-vous
Niveau requis : master1. Séminaire ouvert aux étudiants de master 2 et aux doctorants.
Site web : http://ehess.fr/audiovisuel/
Adresse(s) électronique(s) de contact : craz(at)ehess.fr
Exceptées une introduction générale, assurée par Jean-Paul Colleyn et Jean-Claude Penrad, mise à profit pour définir le cadre et les principes de l’atelier, et une séance où Catherine Balladur (CNRS-Images) a exposé l’art et la manière de constituer un projet de film documentaire, l’atelier, réservé aux chercheurs et aux étudiants inscrits dans un cursus doctoral de l’EHESS, a permis de travailler directement sur les projets et/ou les réalisations filmiques des étudiants volontaires. En effet, le principe est de soumettre ces projets et travaux à la critique des animateurs et du public afin d’aider les étudiants concernés à concevoir un projet de film (vidéo) documentaire. En mettant au centre de la démarche l’exposé critique des travaux réalisés, ou des ébauches conçues par les participants désireux de se familiariser avec les écritures visuelles, sont abordées les questions relatives à la construction de l’objet, la rédaction d’un projet, les techniques de tournage, la production de données audiovisuelles, l’écriture filmique. Cet atelier concerne toutes les aires culturelles.
Une quinzaine d’étudiants ont satisfait à l’exercice, certains cinématographiquement plus expérimentés que d’autres, mais toujours avec la volonté d’explorer les possibilités et les contraintes des écritures visuelles, à la recherche de conseils au plus près d’une pratique impliquant toute la chaîne de production d’un document visuel. Parmi les intervenants ayant déjà utilisé les outils audiovisuels, certains viennent chercher auprès des sciences sociales une vision, des méthodes et des façons de questionner le monde s’éloignant des langages documentaires propres aux médias et aux métiers du cinéma. La monstration du « réel » et les incessantes questions qu’elle soulève sont souvent au centre de la démarche entreprise par la fréquentation de l’atelier. Propos, crédibilité, éthique, forme et fond. Toutes ces notions qui traverseront tous les séminaires, au-delà des particularités exposées.
Parmi les intervenants ayant déjà eu une expérience de réalisation de documents visuels, il convient de noter les présentations de David N. Bernatchez, Nadège Chaboz, Frédérique Cifuentes, Alicia Harrisson, Ichu Lin et Mamy Tiana Raberahona. Les sujets abordés, d’une grande diversité, concernaient respectivement les musiques d’un quartier de Kinshasa, au Congo, une initiation au Bwiti, avec recours à l’iboga (substance hallucinogène), au Gabon, la biographie filmée du cinéaste soudanais Gadalla Gubara, l’activité d’un artisan (repousseur sur métal) du 11e arrondissement de Paris, les problèmes identitaires d’un jeune Chinois, entre Taïwan et la France, et enfin la question de la terre et de l’ancestralité à Madagascar. Un travail en cours, concernant l’univers des sourds, avec l’expérience d’un premier tournage, a été présenté par Pierre Schmitt avec la collaboration d’un jeune cinéaste, Mathias Berger. Cette expérience introduit une nouvelle fois la question de la relation dialectique entre sons et images et rend évidente la nécessité de poursuivre une réflexion sur une écriture visuelle en soi, c’est-à-dire sans soucis d’illustration d’une bande sonore mais destinée à produire du sens. En amont, Hélène Veiga-Gomez a partagé ses interrogations concernant la définition et le format d’un document qu’elle voudrait réaliser autour de la fréquentation d’un lavoir public de Lisbonne. Enfin, les travaux et projets de Lucile Dérobert, Marie, Duclau, Soraya Hosni, Jérémy Mousset, Rebecca O’Neill, Lorna Ramirez et Claire Richard ont également contribué à nourrir l’atelier en permettant de soulever nombre de problèmes émergeant tout au long de la chaîne de production, depuis la définition d’un projet jusqu’à la phase finale du montage et même au-delà pour aborder les réceptions des œuvres par les différents publics.
Dernière modification de cette fiche : 3 juin 2009.
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