S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
3e lundi du mois de 11 h à 15 h (amphithéâtre, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 17 novembre 2008 au 11 mai 2009, attention la dernière séance est un 2e lundi
Nous analyserons ensemble des films faits par les autochtones, avec les autochtones, sur les autochtones ; leur réception et le statut de la critique, le caractère documentaire ou fictionnel des images produites, leur circulation et diffusion, notamment sur internet.
Chaque séance sera thématique (mise en scène de la culture pour soi et les autres, pardon et réconciliation, déforestation et mines, langues, éducation et propriété intellectuelle, jeunes générations et urbanisation) et comparatives (au moins deux situations géographiques seront mises en écho).
Formation doctorale ouverte aux étudiants en master.
Programme des séances
17 novembre : Des civilisations disparues ? Jeunesse autochtone et usage contemporain de la vidéo
La séance sera bâtie autour de deux points de vue contrastés mettant en perspective le changement historique du rapport des autochtones à l’image de leurs cultures, d’eux-mêmes et de leurs problèmes
Présentation et discussion critique autour des séquences vidéo ;
- "Mort et métamorphoses des civilisations", 53 min, 1965, du cinéaste polonais Julien Papée avec Robert Jaulin, Georges Balandier, Max Pol Fouchet
- « Le rêve d’un peuple », 7 min, 2007, par Evelyne Papatie,
- « Les gardiens de la terre », 8 min, par Evelyne Papatie, Gloria Coocoo et Kevin Papatie et présentation du cycle de formation à la video des autochtones par Daniel Bertolino (Via le monde)
- « Petite chasse », 8 min 7, Pamela Basilish et l’équipe de Wapikoni mobile
15 décembre : D’un monde à l’autre : une génération volée, des générations perdues
Cette séance abordera la question très douloureuse aujourd’hui des politiques assimilationnistes des États, des pensionnats et de leurs conséquences dans les familles amérindiennes et aborigènes actuelles.
Présentation et discussion critique autour des films;
- « Voyage en mémoires indiennes (One of many) », 134 minutes, documentaire de Jo Béranger et Doris Buttignol, co-écrit par Sally Tisiga, chapitres 2 à 6
- "Djarn Djarns", 26min, 2004, fiction du cinéaste aborigène Wayne Blair avec Hunter Page-Lochard (11 ans).
19 janvier : Autochtones en lutte : le poids de l’image pour faire entendre les voix
La séance abordera les modalités de la reconfiguration des imaginaires du politique via la mise en scène d’un soi collectif autochtone ainsi que la critique des programmes et pratiques de développement des Etats qui conduisent à la destruction du territoire et de ses ressources. Nous discuterons des politiques de répression et de l’insécurité vécue par les autochtones.
Première partie, avec Gabriela Zamoreno Villareal, City University of New York, post-doc Musée du Quai Branly
Cocanchej Sutimpy (In the name of our coca leaves), Humberto Claros, Bolivie, 2004, 47’, video, CEFREC-CAIB
Film de fiction sur la vie de producteurs de coca dans la région du Chapare. Leur point de vue est restitué à travers l’histoire d’un jeune homme de la communauté, membre des forces armées chargées de l’éradication de la culture de la coca dans le cadre du plan anti-drogue conclu à Carthagène, en 1990, sous l’égide des Etats Unis
Seconde partie, avec Lise Garond, doctorante EHESS/James Cook University
Go for Broke, Takeshi Oldham, Australie, 2007, 26’, HDV. Le réalisateur a suivi Dulcie Isaro, fille de Willie Thaiday, qui a organisé la célébration des 50 ans de la grande grève de Palm Island, et écrit une pièce de théâtre sur les évènements, jouée à Townsville et à Palm pendant la célébration.
Barbara Glowczewski, à partir de documents visuels, analysera les évènements survenus depuis la sortie de son dernier livre, écrit avec une contribution de Lex Wotton (Guerriers pour la paix. La condition politique des Aborigènes vue de Palm Island, Indigène Editions, 2008). Le jour où Barack Obama était élu, Lex Wotton était condamné à 6 ans de prison pour l'émeute du 26 septembre 2004 suscitée par la 243e mort en garde-à-vue d'un Aborigène en Australie.
16 février : Dans le cadre du mouvement de mobilisation pour l'enseignement supérieur et la recherche et de l’opération « changeons le programme » à l’EHESS, la séance du 16 février du séminaire « images et politiques de l’autochtonie ; héritage et décadrage », est modifiée.
Avec Isabelle Bruno (Université Lille 2, auteure de À vos marques®, prêts… cherchez ! La stratégie européenne de Lisbonne, Éditions du Croquant, 2008) et à partir des travaux de Irène Bellier sur les institutions européennes, nous traiterons de la construction de « L’Espace Européen de la Recherche », des réformes de l’université et de la recherche dans différents pays, des évolutions programmées du métier de chercheur, des dispositifs d’orientation et de sélection des projets.
La séance du séminaire sur le thème « Institutions internationales, cultures et patrimoines autochtones » sera reprogrammée à une date qui sera communiquée ultérieurement.
16 mars : Mémoires autochtones, violence et réconciliation
Cette séance abordera la problématique de la réconciliation à travers d’une part l’exemple des familles kanak depuis l’assassinat du chef du mouvement indépendantiste kanak Jean-Marie Tjibaou par Djubelli Wea, un militant de terrain ; d’autre part les enjeux du pardon demandé aux aborigènes et premières nations par les Etats australiens et canadiens.
Présentation et discussion critique autour des films
- « Tjibaou, le pardon » , documentaire 52mn, réalisé par Gilles Dagneau, AAA Production
- contrepoint sur les cérémonies de pardon aux aborigènes des gouvernements de Canada et Australie ; images, sens des mots officiels, et réception par les autochtones
Avril pas de séance
11 mai : attention cette séance aura lieu le 2e lundi du mois
Discussion critique autour de deux films
- « Crossing the line », Kaye Harrison (2004, 56'), prod. Stephen Lau, Astims, AFC.
Deux jeunes Australiens sont envoyés en formation médicale dans la communauté aborigène de Mornington Island. Examinés par leur formateur en vidéoconférence, au fur et à mesure des séances, ils sont critiqués pour leur empathie avec la population. Ils seront sommés de rentrer avant la fin du stage.
- « Shaman tour » de Laetitia Merli (2009, 60')
Tourisme et globalisation au pays des rennes et des chamanes : La Mongolie qui est restée longtemps fermée aux voyageurs, s'ouvre aujourd'hui au marché libéral et est visitée par des touristes du monde entier. Quelles sont les interactions entre les touristes et les éleveurs nomades, les uns rêvant d'un monde « authentique » peuplé de rennes et de chamanes, les autres s'ouvrant au capitalisme et rêvant de la société de consommation ? Le film présente le point de vue d'une famille d'éleveurs de rennes dont la mère est une chamane réputée et qui aujourd'hui vit essentiellement des retombées du tourisme. Ils sont Tsaatan, une des minorités ethniques du nord de la Mongolie. Amie de la famille depuis de nombreuses années, la réalisatrice se fait la confidente de la chamane qui lui expose ses réflexions, stratégies de survie et plans d'avenir.
Mots-clés : Anthropologie, Anthropologie et linguistique, Arts, Culture, Développement durable, Droit, normes et société, Économie, Environnement, Image, Mouvements sociaux, Musique, Savoirs, Spatialisation, territoires, Urbaines (études), Visuel,
Aires culturelles : Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie centrale, Asie sud-orientale, Chine, Europe, Inde, Maghreb, Océanie, Russie, Transnational/transfrontières,
Renseignements : Irène Bellier, IIAC-LAIOS, 54 bd Raspail 75006 Paris, tél : 01 49 54 21 98
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous
Réception : sur rendez-vous
Adresse(s) électronique(s) de contact : ibellier(at)club-internet.fr
Dernière modification de cette fiche : 5 mai 2009.
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