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2e et 4e jeudis du mois de 11 h à 13 h (salle 5, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 12 novembre 2009 au 10 juin 2010. Pas de séance le 27 mai
Tardivement venus à la maîtrise de la langue écrite (l’alphabet cyrillique ayant été créé dans les années 950), les Russes vont s’acculturer à l’héritage culturel que leur offre l’empire byzantin. Nous étudierons le transfert de deux catégories d’œuvres : d’une part, nous étudierons l’apparition des traductions russes des Cosmographies, notamment celle de Cosmas Indicopleustès mais aussi la « Géographie » de Pomponius Méla et d’autres. Nous essaierons alors de définir quelles représentations les Russes se faisaient du monde et comment ils les cartographiaient. D’autre part, nous examinerons le transfert en Russie des œuvres placées sous le nom de Denys l’Aréopagite et nous étudierons l’introduction de la rhétorique de Libanius dans la langue slave
Mots-clés : Cartographie, Histoire, Littérature, Textes,
Aires culturelles : Byzantines (études), Russie,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Renseignements : CEBNHSEE 54 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 49 54 23 35.
Direction de travaux d'étudiants : CEBNHSEE 54 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 49 54 23 35.
Réception : CEBNHSEE 54 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 49 54 23 35.
Adresse(s) électronique(s) de contact : byzance(at)ehess.fr
Nous nous sommes intéressés au transfert en Russie du savoir de l’époque grecque et byzantine. Dans une approche plus généraliste nous avons essayé de dresser une chronologie des œuvres traduites afin de réfléchir sur l’existence ou non d’un véritable choix raisonné. Ainsi l’Hexaéméron de Jean l’exarque traduit en vieux russe dès le xie siècle, mais conservé sur un parchemin daté de 1263. On peut comprendre que ce texte rapportant les six jours de la création du monde pouvait être utile dans un pays tout juste converti au christianisme oriental (988/989). Puis, ce fut Le Livre du Ciel de Jean Damascène, suivi de la Topographie chrétienne de Cosmas indicopleustès. Toutes ces œuvres descriptives concernant la Création sont suivies aux XIe et XIIe siècles d’œuvres didactiques en forme de questions/réponses comme De quoi est faite la terre ? ; Récits sur le monde d’Outre-tombe, sur le Paradis et l’enfer du type Voyage du moine Agapet au Paradis ; Le chemin du calvaire de la mère de Dieu ; La vision du Prophète Isaïe ; Les Révélations de l’apôtre Paul.
Toutes ces œuvres, traduites du grec en vieux-russe, illustrent parfaitement les besoins des Russes de se familiariser avec les origines du christianisme, en particulier, la création, puis au-delà avec les mondes dont il sous-tend l’existence à travers le Paradis et l’Enfer. L’important serait de mettre en parallèle les traductions de ces textes avec les expressions picturales conservées par les fresques, les mosaïques et les icônes. Il s’agit là d’une tâche très lourde mais nécessaire pour comprendre les procédés d’acculturation des Russes à la foi chrétienne orientale.
Dernière modification de cette fiche : 25 mai 2010.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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