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1er et 3e lundis du mois de 9 h à 11 h (salle 505, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 16 novembre 2009 au 7 juin 2010. Séance supplémentaire le 31 mai 2010, même heure, même salle
Ce séminaire interdisciplinaire se donne pour objet la généalogie. Outil d’analyse en relation avec la méthode généalogique de William Halse Rivers, la généalogie retiendra surtout notre attention en tant que moyen de classification sociale. Sans négliger des réalités autres, c’est autour des sociétés occidentales, notamment européennes et américaines, que nous aborderons les fondements ainsi que les limites des arguments généalogiques dans la construction de l’ordre social. Cette année nous travaillerons notamment sur les origines du racisme contemporain tout en étudiant les liens que celui-ci entretient avec d’antérieures logiques généalogiques de l’exclusion. Ainsi, nous continuerons d’explorer: l’émergence et les évolutions des « races maudites » européennes, les dynamiques sociales liées aux mondes coloniaux ibéro américains qui voient se renforcer progressivement les discours « raciaux » tenant compte des particularités ethniques des ascendances des uns et des autres, les cadres de l’excellence nobiliaire, les contextes nationalistes et leurs modes de construire l’image du « national ».
Lundi 16 novembre : João de Pina Cabral, chercheur à l'Instituto de Ciências Sociais de Lisbonne, présentera l'exposé "La méthode de l’histoire de la famille".
Lundi 1er février 2010 : Sylvie Sagnes, IIAC-LAHIC, Prendre racines. Mémoire, généalogie et autochtonie
Lundi 15 février 2010 : Giovanni Careri, La chair des ancêtre. Généalogie et eschatologie dans la chapelle Sixtine
Lundi 15 mars 2010 : Mickaël Wilmart, Anthropologie de la parenté et droit coutumier en Albanie du Nord
Lundi 31 mai 2010 : Gisela Lamas (philosophe et spécialiste en épistémologie des sciences à l'Université de La Plata, Argentine), professeure invitée à l'EHESS, donnera une conférence intitulée "Les possibles conséquences du projet "Génome humain" dans la détermination des lignées"
Mots-clés : Anthropologie, Histoire,
Aires culturelles : Europe, Ibérique (monde),
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Europe - Monde ibérique
Intitulé général : La généalogie et ses enjeux
Renseignements : réception auprès des enseignants sur rendez-vous : tél. : 01 49 54 23 37.
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous.
Réception : sur rendez-vous.
Adresse(s) électronique(s) de contact : porqueres(at)ehess.fr, zuniga(at)ehess.fr
Cette année le séminaire a entamé sa dernière phase de recherches avant la publication d’un ouvrage portant sur les enjeux sociaux de la généalogie. L’année dernière, nous avions insisté dans nos séminaires et travaux sur la prégnance de la généalogie et de son vocabulaire comme langage pour dire le lien social ainsi que l’appartenance individuelle. Nous avons donc souhaité continuer sur cette voie en questionnant les conséquences de cette assertion dans différents domaines : l’histoire de la famille, la redéfinition des relations de parenté en relation avec les nouvelles technologies de reproduction, les recherches les plus récentes sur la lignée de l’homme.
Pour ce faire, nous avons pu compter sur la présence de João de Pina Cabral, chercheur à l’Instituto de Ciências Sociais de Lisbonne, qui nous a présenté ses réflexions critiques sur les méthodes de l’histoire de la famille et notamment les présupposés tacites entourant la notion de parenté. Sylvie Sagnes (IIAC-LAHIC), pour sa part, a décliné une autre facette de cette détermination culturelle de la parenté en montrant les liens qui se tissent de manière « naturelle » autour de la notion d’enracinement territorial à travers l’utilisation complexe des concepts de mémoire, de généalogie et d’autochtonie. Mickael Wilmart nous a présenté les implications de la solidarité familiale en termes de contrainte morale dans le cadre de la société albanaise traditionnelle, vue a travers le droit coutumier et la notion de dette de sang.
Si toutes ces présentations ont insisté sur la dimension pratique et sociale de l’imaginaire généalogique, Giovanni Careri a montré la profondeur symbolique de la métaphore familiale à travers son analyse des généalogies du Christ telles qu’elles apparaissent dans les programmes iconographiques développés dans la chapelle Sixtine. Il était important pour nous de montrer que cet imaginaire n’était pas seulement omniprésent dans les représentations artistiques mais qu’il était bien souvent le présupposé tacite de la recherche scientifique la plus en pointe. C’est notamment grâce à Gisela Lamas (philosophe et spécialiste en épistémologie des sciences à l’Université de La Plata, Argentine), que nous avons pu aborder cet aspect. S’interrogeant sur l’idéologie et les présupposés qui animent la recherche en biologie, Gisèle Lamas a présenté les implications théoriques du projet « Génome humain » dans la détermination des lignées.
Arrivés à ce point, nous avons décidé de suspendre provisoirement le séminaire afin de préparer un ouvrage reprenant trois années de recherche.
Dernière modification de cette fiche : 28 mai 2010.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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