S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Vendredi de 15 h à 17 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), les 9 octobre, 20 novembre, 4 décembre 2009, 15 janvier, 12 février, 12 mars, 9 avril, 7 mai et 4 juin 2010. Les séances des 20 novembre, 4 décembre 2009, 15 janvier, 7 mai et 4 juin 2010 se tiendront en salle 9, même heure, même adresse. La séance du 4 décembre est reportée au 18 décembre, salle 241, 54 bd Raspail 75006 Paris, même heure. La séance du 4 juin est reportée au 21 juin de 13h à 15h (salle 3, 105 bd Raspail).
La mise en perspective des esclavages permet, en effet, de revenir sur l’équivalence construite entre « esclave » et « noir » et de la considérer comme une production historique soumise à des conditions économiques, politiques et philosophiques et à des avatars particuliers. Il s’agit d’analyser les mécanismes mobilisés pour signifier une différence et les inscrire dans les contextes socio-historiques qui leur donnent sens. Comment alors se construit une « communauté », hier (« esclaves ») et aujourd’hui (« descendants d’esclaves ») ? Peut-on parler d’une identité partagée ? Ou au contraire d’une assignation reposant sur la ressemblance phénotypique ou même sur le marquage physique des corps ? Comment les références au métissage et, plus récemment, au multiculturalisme, ont-elles redéfini les frontières de la différence ? Nous mènerons également une réflexion sur les phénomènes de circulation des personnes (Africains mis en esclavage dans les Amériques, descendants d’esclaves qui reviennent en Afrique, migrants contemporains), de transferts culturels (continuité/aliénation, transnationalisation des religions) et de mobilisations politiques globales (panafricanisme, afrocentrisme, émergence de la catégorie « afrodescendant »).
Programme :
20 novembre : « Inégalité et égalité: la longue marche d'un couple »
Lukas Sosoe, professeur en philosophie, Université de Luxembourg
18 décembre : « Les mémoires de l'esclavage dans le Bénin méridional »
Joël Noret, anthropologue, post-doctorant au FNRS, coéditeur de Civilisations (Université Libre de Bruxelles)
15 janvier : « Eau-de-vie de vin ou eau-de-vie de canne ? Production, réseaux d’échange et la consommation esclave et amérindienne des alcools dans l’atlantique français du XVIIe siècle »
Berthie Manderblatt, géographe historique, post-doctorante à l’Université de Montréal
12 février : « La mémoire de l'esclavage dans le discours politique antillais 1830-1848 »
Valérie Gobert-Séga, doctorante en droit, Université Paris-1
12 mars : « La représentation de l’esclavage dans les institutions postcoloniales au Bénin »
Anna Seiderer, philosophe, assistante de recherche, Musée de Tervuren (Belgique)
9 avril : « La mémoire de l’esclavage dans le vodu Tchamba (Bénin-Togo) »
Alessandra Brivio, anthropologue, post-doctorante à l’Université Bicocca de Milan
7 mai : « Entre les jeux d'échelles et les mouvements de faisceaux lumineux: un usage de la micro histoire pour l'étude de l'esclavage Africain au Brésil »
Mariza de Carvalho Soares, historienne, chercheuse associée à l’Université Fédérale de Fluminense (Brésil)
21 juin (report de la séance du 4 juin) : « « Question noire » en France dans les années 2000 ? »
Adèle Faustinien, doctorante en histoire à l’Université Paris-I, et Yoann Lopez, doctorant en sociologie à l’Université Victor Ségalen-Bordeaux-II
Mots-clés : Anthropologie, Coloniales (études), Culture, Géographie, Histoire, Littérature, Sociohistoire,
Aires culturelles : Afrique, Amériques, Asie centrale, Atlantiques (mondes), Contemporain (anthropologie du, monde), Europe, Ibérique (monde), Méditerranéens (mondes), Musulmans (mondes), Océanie, Transnational/transfrontières,
Renseignements : Silvina Testa, bureau 21, 105 bd Raspail 75006 Paris, tél : 01 53 63 51 60
Niveau requis : séminaire ouvert
Site web : http://www.esclavages.cnrs.fr
Adresse(s) électronique(s) de contact : silvinatesta(at)gmail.com
Pour l’année académique 2009-2010 le séminaire a été placé sous le thème des « Mémoire, traces, transmissions » des traites et des esclavages, au rythme d’une séance par mois.
Le séminaire s’est ouvert en novembre avec une première séance animée par le philosophe Lukas Sosoé, professeur à l’Université de Luxembourg. Il nous a présenté une réflexion autour des concepts d’inégalité et d’égalité intitulée « Inégalité et égalité : la longue marche d’un couple ».
La deuxième séance s’est tenue en décembre avec la venue de l’anthropologue Joël Noret, post-doctorant au FNRS de l’Université Libre de Bruxelles et coéditeur de la revue Civilisations, qui nous a présenté son travail sur les différentes mémoires de l’esclavage à l’œuvre dans le Bénin méridional aujourd’hui.
En janvier, nous avons accueilli Berthie Manderblatt, géographe historique, post-doctorante à l’Université de Montréal. Elle est intervenue sur la production, les réseaux d’échange et la consommation esclave et amérindienne des alcools dans l’Atlantique français du XVIIe siècle.
Pour la séance de février, Valérie Gobert-Séga, doctorante en droit à l’Université Paris-I/Panthéon-Sorbonne (aujourd’hui docteur en droit), a présenté ses recherches doctorales sur « La mémoire de l’esclavage dans le discours politique antillais 1830-1848 ».
Au mois de mars, Anna Seiderer, philosophe, assistante de recherches au Musée de Tervuren à Bruxelles, est intervenue sur « La représentation de l’esclavage dans les institutions postcoloniales au Bénin ».
En avril, nous avons accueilli l’anthropologue italienne Alessandra Brivio, post-doctorante à l’Université Bicocca de Milan, autour de « La mémoire de l’esclavage dans le vodu Tchamba (Bénin-Togo) ».
Pour l’avant dernière séance, au mois de mai, l’historienne brésilienne, Mariza de Carvalho Soares, chercheuse associée à l’Université Fédérale Fluminense à Rio de Janeiro nous a présenté ses dernières recherches sur l’utilisation de la microhistoire pour l’étude de l’esclavage africain au Brésil.
En juin, nous avons clôturé l’année avec deux communications sur la France contemporaine portant sur “La question noire” dans les années 2000, par Adèle Faustinien, doctorante en histoire à l’Université Paris-I/Panthéon-Sorbonne, et Yoann Lopez, doctorant en sociologie à l’Université Victor Ségalen-Bordeaux-II.
Dernière modification de cette fiche : 15 juin 2010.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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