2009-2010

Une autre introduction à l’anthropologie australianiste

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Jeudi de 10 h à 13 h (CREDO, Campus Saint-Charles, 13003 Marseille), le 18 mars, 22 avril, 12 mai et 16 juin 2010

Les cultures Aborigènes sont habituellement présentées selon l’une des trois options discursives suivantes. 1) les sociétés sont exposées en organisant les données selon les grands thèmes du discours anthropologique (économie, parenté etc.) ; 2) des exemples australiens alimentent l’historique des écoles de pensée (évolutionnisme, fonctionnalisme, structuralisme etc.) ; 3) le vivier monographique sert d’argumentaire dans l’exposé d’une théorie propre à l’exposant. Nous choisirons de développer une quatrième solution : nourrir des questionnements qui relèvent autant des disparités propres à la discipline qu’à la compréhension des cultures australiennes. Nous aborderons ainsi successivement un certain nombre de questions qui dérangent par les réponses apportées : de l’ancestralité fabriquée des cultures australiennes, de l’intimité du totémisme, de l’autonomie individuelle et du contrôle social, de l’incertitude comme méthode etc.

Mots-clés : Anthropologie,

Aires culturelles : Océanie,

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie

Intitulé général : Organisations et transformations sociales en Australie

Renseignements : sur rendez-vous

Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous

Réception : prendre rendez-vous avec le secrétariat : Anne Provansal, CREDO (Centre de recherche et de documentation sur l'Océanie), Maison Asie Pacifique, 3, place Victor Hugo 13003 Marseille, tél. : 04 91 10 61 19, fax : 04 91 10 61 21 ou par courriel. Laurent Dousset tél. : 06 74 20 48 10.

Niveau requis : formation en sciences sociales.

Site web : http://www.pacific-credo.fr

Adresse(s) électronique(s) de contact : laurent.dousset(at)pacific-credo.fr

Compte rendu

Les cultures Aborigènes sont habituellement présentées selon l’une des trois options discursives suivantes. 1) Les sociétés sont exposées en organisant les données selon les grands thèmes du discours anthropologique (économie, parenté etc.) ; 2) Des exemples australiens alimentent l’historique des écoles de pensée (évolutionnisme, fonctionnalisme, structuralisme etc.) ; 3) Le vivier monographique sert d’argumentaire dans l’exposé d’une théorie propre à l’exposant.
En abordant, de manière combinée, ces trois grands problèmes, nous avons choisi de développer une quatrième manière d’introduire le terrain australien : nourrir des questionnements qui relèvent autant des disparités propres à la discipline qu’à la compréhension des cultures australiennes. En poursuivant nos réflexions entamées l’année précédente, nous nous sommes cette année concentré sur des notions particulièrement sensibles dans le contexte des First Nations : « propriété et propriétaire culturel » (qui et quoi peut être revendiqué comme fabriquant de la différence ?), « héritage culturel » (réification et objectivation de la culture), « authenticité culturelle » (les fabrications d’un vrai et d’un faux Aborigène), « autochtonie » (définition d’une différence légitimée). L’analyse du cas particulièrement révélateur des Tasmaniens a permis de dégager les logiques historiques et politiques qui ont donné corps à ces notions pour devenir des outils déployés sur l’ensemble du continent lors des revendications culturelles et politiques.
Participation à divers colloques :
– du 29 septembre au 1er octobre 2009 : Database structures for the social sciences : the example of AustKin, AIATSIS National Indigenous Studies Conference : Perspectives on urban life, Canberra : AIATSIS ;
– du 27 février au 3 mars 2010 : “Horizontal” and “vertical” skewing : similar objectives, two solutions ?, Transformative Kinship : Engaging the Crow-Omaha Transition. Advanced Seminar, the Amerind Foundation, Dragoon, Arizona : Amerind Foundation, National Science Foundation ;
– 5 mars 2010 : Une sédentarisation nomade : précarité ou fluidité ? Les cas des Ngaatjatjarra australiens, Technique et culture : Habitat précaire/habitat temporaire. Organisé par Agnès Jeanjean et Ingrid Sénépart au Centre de la Vieille Charité, EHESS Marseille : Technique et Culture.

Publications
• Avec Katie Glaskin, « Le problème avec la preuve : modèles anthropologiques et jurisprudence dans les revendications aborigènes en Australie », Genèses, 2009, n° 74, p. 74-93.
• Avec Katie Glaskin, « Nezavidnoe mesto uchenogo. Anthropologija, precedentnoe pravo i avstraliyskije “obschestva” » [Une place inconfortable : anthropologie, jurisprudence et la notion de société en Australie], dans Social’naya anthropologija vo Francii. XXI vek [Anthropologie sociale en France. XXIe siècle], sous la dir. de Filippova Elena, Petric Boris, Moscou, Institut d’ethnologie et d’anthropologie, 2009, p. 157-180.
• « ODSAS : Online digital sources and annotation system for the social sciences », Imageson.org, 9 avril 2009 : http://www.imageson.org/document.html?id=1071.
• « Une brève histoire sans fin : Australie, terre des anthropologues » [A never-ending story : Australia, land of anthropologists (version anglaise], Éditorial du mois d’août 2009 d’IMASIE, 2009, Réseau Asie : http://www.reseau-asie.com/.

Dernière modification de cette fiche : 2 juillet 2010.

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