2009-2010

Lectures autour de la propriété

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er et 3e vendredis du mois de 17 h à 19 h (salle 10, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 15 janvier 2010 au 4 juin 2010

Ce séminaire se présente comme un atelier de lecture et de discussion de différents travaux concernant les relations de propriété dans les sociétés de l’époque moderne. Certains thèmes seront abordés de manière particulière : le liens existant entre  propriétés immobilières et acquisitions de droits de « citoyenneté » ;  les conceptions du travail artisanal comme d’une « propriété » locale, et, parallèlement, les  capacités reconnues aux activités manuelles de créer des relations de propriété. Nous affronterons des  travaux d’historiens, de sociologues et d’anthropologues, en nous interrogeant sur les fondements des différentes démarches.

Vendredi 16 avril : Abdelhamid Henia, professeur d’université, Département d’histoire, Faculté des sciences humaines et sociales, Université Tunis 1, "Être « pauvre » dans la médina de Tunis à l’époque moderne. Lecture d’une parole idiomatique sur la non possession de biens-fonds à Tunis à l’époque moderne"

Aires culturelles : Europe,

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :
  • Histoire
    (Séminaire de recherche M1S1 M1S2 M2S3 M2S4)

Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Europe

Intitulé général : Justices d'Ancien Régime

Renseignements : CRH, 54 Bd Raspail 75006 Paris.

Direction de travaux d'étudiants : les jeudis, de 16 h à 18 h, bureau 803, 54 bd Raspail 75006, sur rendez-vous par courriel.

Réception : les jeudis, de 14 h à 16 h, bureau 803, 54 bd Raspail 75006 Paris, sur rendez-vous par courriel.

Niveau requis : tous niveaux.

Adresse(s) électronique(s) de contact : cerutti(at)ehess.fr

Compte rendu

Ce séminaire a été un atelier de lecture et de discussion de différents travaux concernant les relations de propriété dans les sociétés de l’époque moderne. Certains thèmes ont été abordés de manière particulière. D’abord, les rapports entre la titularité d’un bien et sa possession, son usage, son usufruit ; dans un deuxième moment, les capacités reconnues au travail de créer des relations de propriété. Des lectures communes de quelques textes classiques (issus principalement des ouvrages de John Locke) ont servi de base à une discussion qui s’est nourrie de sources tirées de procès judiciaires (deux séminaires de Matteo Giuli, doctorant de l’EHESS, travaillant sur la Toscane moderne, ont fourni des matériaux d’analyse d’une très grande richesse).
Les thèmes de la protection de la propriété et du statut du propriétaire de la part de plusieurs institutions centrales, agissant parfois à l’encontre des légitimes prétentions des créanciers ont été abordés. Les travaux de Bernard Dérouet ont été constitués des sources essentielles pour la discussion. Celle-ci s’est développée, en outre, dans une dimension comparative qui est apparue ouvrir des dimensions importantes. Les relations entre propriété et marché ont été affrontées au cours de deux séminaires assurés par Sami Bargaoui et Abdelhamid Hénia, professeurs invités à l’EHESS, travaillant sur la ville de Tunis à l’époque moderne. Le premier nous a introduit aux dynamiques de fonctionnement des biens waqfs, biens soustraits au marché, dont les revenus sont destinés à l’usage de la huma. Le parallélisme entre ces fondations et une pluralité d’institutions diffusées en Europe occidentale (depuis les fidéicommis jusqu’aux bénéfices etc.), a ouvert des problèmes intéressants en particulier à la lumière de la recherche que Lara Marchi, docteur de l’EHESS, nous a présentée. Portant sur la normative réglant les fedecommessi dans la Toscane moderne ainsi que sur les demandes de création de ces institutions sur une période relativement longue, cette recherche pose le problème de la rencontre entre une volonté étatique de contrôle sur la succession des familles et les stratégies de transmission de leurs biens que ces dernières déploient sur plusieurs générations.
Abdelhamid Hénia, pour sa part, a interrogé la signification que les contemporains attribuaient à un vocabulaire de la pauvreté, très présent dans les sources les plus diverses, montrant le rapport existant entre la propriété – ou l’absence de propriété – et l’attribution de droits liés à l’appartenance.

Dernière modification de cette fiche : 18 mai 2010.

Dernière mise à jour le 14/04/2009

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