S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
1er et 3e jeudis du mois, éventuellement des séances supplémentaires les 2e ou 4e jeudis du mois de 17 h à 19 h (Centre Alexandre-Koyré, MNHN, pavillon Chevreul, 3e étage, 57 rue Cuvier 75005 Paris), du 3 décembre 2009 au 17 juin 2010. Séance supplémentaire le vendredi 21 mai (même heure, même salle)
Pour le calendrier des séances : http://www.koyre.cnrs.fr/spip.php?article325
Études des représentations de « l’embryon » humain de la civilisation égyptienne à aujourd’hui. Des spécialistes des périodes de l’histoire concernant les différentes aires culturelles, et des disciplines scientifiques, sociales, philosophiques... ayant pour objet l’embryon et le foetus humains participent à ce séminaire. Diffusion et réflexions sur les approches des connaissances de « l’embryon humain » : conséquences scientifiques, médicales, sociétales, politiques, éthiques…
3 décembre 2009 : Jean-Louis Fischer, L’embryon et le fœtus humains dans la Presse écrite (1970-2010) (I).
17 décembre 2009 : Damien Schoevaert-Brossault, (GHU Antoine Béclère), La dynamique de la forme chez l’embryon humain.
7 janvier 2010 : Jean-François Ternay, (Université d’Orsay), Procréation et marchandisation du corps.
21 janvier 2010 : Jean-Paul Galibert (docteur en philosophie), Le temps de l’embryon humain.
28 janvier 2010 : Jean-Louis Fischer, L’embryon et le fœtus humains dans la Presse écrite (1970-2010) (II).
11 mars 2010 : Cédric Crémière (Conservateur du Patrimoine), Mécanique obstétricale et représentation du fœtus humain.
18 mars 2010 : Patrick Triadou (GHU Necker), Mig men et la conception de l’embryon taoiste.
6 mai 2010 : Guy Beney (docteur en biologie), La corrélation inverse entre l’Embryologie du Genre Humain et l’Anthropologie du Funéraire ; vers une Bio-Anthropologie du Tréfonds.
20 mai 2010 : Yves Ville (GHU Necker), Les représentations de l’embryon et du fœtus humains dans l’art contemporain. La séance est annulée
3 juin 2010 : Louise Lambrichs (chercheur indépendant), Une éthique pour le fœtus humain.
Mots-clés : Biologie et société, Épistémologie, Histoire des sciences et des techniques, Modélisation,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Renseignements : sur rendez-vous.
Adresse(s) électronique(s) de contact : jlfischer(at)orange.fr
L’approche pluridisciplinaire de notre thème nous permet d’aborder les nombreux aspects ayant pour objet d’intérêt l’embryon et le fœtus humains dans l’histoire ancienne et contemporaine (médecine de la procréation, embryologie, archéologie, arts, philosophie, littérature…). Cette année notre séminaire a porté sur un thème relativement peu étudié : celui de l’embryon et du fœtus humains dans la presse écrite pendant la période des années 1970 à 2010. Les années 1970, en plus de la légalisation sur la contraception (1972), la dépénalisation de l’avortement (Lois Veil 1975), marquent une nouvelle façon de penser l’embryon et le fœtus humains en raison de la pratique de l’échographie et de la naissance du premier « bébé éprouvette » en Angleterre, en juillet 1978 (naissance de la procréatique). L’échographie a rendu « l’utérus transparent » dévoilant au public ce minuscule plein d’un devenir humain, et la naissance du premier bébé éprouvette fut un événement mondial considéré comme étant aussi important que le voyage du premier homme sur la lune. Il y avait dans ces événements matière pour la presse écrite à commenter et informer les lecteurs des progrès d’une biomédecine de la procréation humaine et des conséquences sociétales qu’ils généraient. Curieusement, si la presse des années 1970-1980 dévoile à la « une » des images d’embryons et de fœtus humains (images retouchées pour donner une impression de vie à des embryons et fœtus provenant d’avortements), les années 2005-2006 vont dévoiler le refus d’une vision sinon d’une visibilité d’embryons et de fœtus humains réels (problèmes posés par les collections d’embryologie et de fœtologie humaines normales, pathologiques et tératologiques). L’affaire dite des fœtus de Saint Vincent de Paul (2005-2006) a été particulièrement significative en ce sens. Cette affaire politico-médiatique a fait l’objet d’une étude détaillée dans notre séminaire pour montrer ce changement de mentalité du « public » vis-à-vis de l’embryon et du fœtus humains : la presse, en quête de scoop a plus donné de la désinformation qu’une information objective. Devenant visibles, l’embryon et le fœtus humains étaient promus au rang de « personnes », ce qui n’était pas nouveau pour le théologien, mais cette visibilité de plus en plus réelle et réaliste a conduit a exacerber chez beaucoup un sentiment de « respect » : les progrès de la technologie rendant l’embryon et le fœtus humains de plus en plus visibles ont, paradoxalement, conduit à leur dissimulation.
Se rattachant à la diffusion médiatique, le thème de « La procréation et marchandisation du corps » a fait l’objet d’un séminaire d’un spécialiste de la question, Jean-François Ternay. Après la marchandisation légale des gamètes dans certains pays, nous assistons depuis quelque temps à celle de femmes pour une GPA (grossesse pour autrui). Phénomène de société qui pose de nombreuses questions au regard de la mondialisation.
Ainsi la procréatique, destinée pour pallier l’infertilité humaine, a ouvert de nouvelles voies d’investigation en matière de procréation satisfaisant l’objectif du couple en désir d’enfant, mais ouvrant aussi sur des possibles (choix volontaire du sexe, « le bébé à la carte »…) réservés à une élite pouvant s’offrir les services de cliniques californiennes spécialisées dans ces pratiques… Dans sa pluridisciplinarité, notre séminaire s’est intéressé à la question du « temps de l’embryon humain » traitée par le philosophe Jean-Paul Galibert ; à « la mécanique obstétricale et représentation du fœtus humain » par Cédric Crémière (conservateur du patrimoine) qui a travaillé sur les archives de la maternité de Port-Royal et du musée Varnier ; Guy Beney s’est intéressé à « La corrélation inverse entre l’embryologie du genre humain et l’anthropologie du funéraire ; vers une bio-anthropologie du tréfonds » ; et Louise Lambrichs a conduit une réflexion sur un thème d’actualité, celui d’une « éthique pour le fœtus humain ».
Dernière modification de cette fiche : 27 mai 2010.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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