S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
1er et 3e jeudis du mois de 17 h à 19 h (IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 5 novembre 2009 au 20 mai 2010
La magie chez les musulmans balkaniques à la fin du XIXe et au XXe siècle, à partir des publications de spécialistes locaux, et comparaison avec la magie chez les non-musulmans des Balkans et chez les musulmans d'autres régions du monde (suite). Réflexions théoriques sur la magie à partir de matériaux ethnographiques comparés, balkaniques et autres (Mauritanie, manuscrits de Tombouctou).
Mots-clés : Anthropologie, Histoire, Religieux (sciences sociales du),
Aires culturelles : Afrique, Europe sud-orientale, Musulmans (mondes),
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Renseignements : Alexandre Popovic, 10 av Paul Appell 75014 Paris, tél. : 01 45 42 63 06.
Adresse(s) électronique(s) de contact : clayer(at)ehess.fr, hames(at)ehess.fr
Nous avons pu terminer au cours de cette année l’analyse détaillée du très riche ouvrage de l’historien et turcologue serbe Gliša Elezović (1879-1960), Derviški redovi muslimanski. Tekije u Skoplju (Les ordres de derviches musulmans. Les tekke de Skoplje), paru à Skoplje même en 1925 (d’abord en feuilleton dans deux périodiques locaux, Južna Srbija et Crkva i život, puis sous forme d’un volume d’une centaine de pages). On a pu examiner ainsi encore une série de rituels « magiques » ayant eu cours chez les populations musulmanes et chrétiennes de Macédoine et du Kosovo, notamment ceux liés à la fête de la Saint-Georges (en turc Hidrellez) ; ainsi que les quelques rapides remarques de l’auteur concernant la position du clergé orthodoxe serbe vis-à-vis des pratiques magiques en général. Enfin, on a examiné également la position personnelle de Gliša Elezović, quant à la mystique musulmane observée chez les cheikhs et les derviches locaux, telle qu’elle se dégage de sa brève introduction du volume (p. 3-4) d’une part, et de la première partie de l’ouvrage (p. 5-31) d’autre part.
Nous avons également continué et terminé l’analyse de l’ouvrage manuscrit dû au calame de Shaykh Sidiya ben al-Mukhtâr al-Kabîr (Mauritanie, m. 1869), dans une copie de 1993, intitulé Les perles des invocations pour éliminer les fardeaux, faire naître les lumières et accéder aux secrets, dont l’objectif, en une dizaine de parties, se veut d’être une aide à la population dans différents domaines de sa vie : retrouver objet ou personne perdus, se protéger du mauvais œil, de la jalousie, des jinns, de la maladie, éloigner la tristesse, faciliter l’accouchement, maintenir l’intégrité physique, protéger les petits enfants.
Nous en avons tiré les conclusions, sous l’angle de la littérature de magie musulmane, en montrant la tendance de cet écrit à vouloir se conformer aux normes religieuses, par le recours quasi exclusif (mais pas total) aux fadâ’il al-qur’ân (les bienfaits des sourates coraniques) et par l’absence d’objectifs socialement ou moralement condamnables (nuisances à autrui, infractions à la loi, sentiments amoureux). Nous avons constaté également que les auteurs ou ouvrages cités étaient dans leur grande majorité absents de corpus de référence comme par exemple l’Encyclopédie de l’Islam.
Dernière modification de cette fiche : 19 mai 2010.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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