S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
2e et 4e jeudis du mois de 11 h à 13 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 26 novembre 2009 au 10 juin 2010
Le séminaire portera sur la présence, avouée ou furtive, de problématiques de traduction à l'intérieur d'œuvres relevant des domaines de la fiction (Pascal Quignard, Ingeborg Bachmann, Hélène Cixous), de la pensée (Freud, Derrida) et de l'art (Pierre Bismuth, Bernadette Corporation).
Mots-clés : Langues, Littérature, Textes,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Signes, formes, représentations
Intitulé général : Histoire et critique des traductions
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous uniquement, le jeudi de 14 h 30 à 16 h 30.
Réception : à partir du 1e septembre 2009.
Niveau requis : master.
Adresse(s) électronique(s) de contact : fabienne.durand-bogaert(at)orange.fr
La problématique retenue pour l’année universitaire – la traduction au cœur des œuvres –, a permis que soient abordées diverses expressions artistiques et littéraires qui font de la traduction, et des questions qui s’y rapportent, un instrument opératoire pour la création. L’idée de départ était qu’aucun créateur n’échappe à ce qui l’a façonné, aux influences qui l’ont guidé, aux imitations qui l’ont tenté. Beaucoup s’appliquent à occulter leurs sources dans ce domaine ; mais d’autres, à l’inverse, s’attachent à leur donner une visibilité maximale, tout en travaillant à leur transformation, et même à ce que l’on peut appeler leur traduction selon une expression qui leur est propre, et donc nouvelle. C’est le cas de Jean Le Gac, dont l’art, procédant initialement de la copie des illustrations qu’il aimait dans l’enfance, a finalement fait « passer les originaux de son côté », comme il le déclare aujourd’hui. C’est le cas aussi de Pascal Quignard, qui recompose ses lectures pour traduire en mots la scène première à jamais manquante, brassant en chemin les étymologies, convoquant plusieurs langues (étrangères, mais aussi « non maternelle ») et partageant avec le traducteur l’expérience du « mot sur le bout de la langue ». Le séminaire a donc procédé à l’analyse détaillée du processus de traduction à l’œuvre chez Le Gac et Quignard, puis entamé la lecture des nouvelles et romans de Yoko Tawada, écrivain d’origine japonaise qui a choisi d’écrire une grande partie de son œuvre en allemand. Cet aspect-là du travail se poursuit au cours de l’année 2010-2011.
Publications
• « Oublier l’image, tendre l’oreille », Nouvelle Revue d’Esthétique, n° 3, « Traduire/interpréter » Paris, 2009.
• Traduction de Patrick Gale, Tableaux d’une exposition (roman), Paris, Belfond, 2009, 360 p.
• Traduction de Jack Goody, Le Vol de l’histoire, Paris, Gallimard, automne 2010, 487 p.
Dernière modification de cette fiche : 10 juillet 2009.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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