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Lundi de 11 h à 13 h (salle 9, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 26 octobre 2009 au 15 février 2010
L’histoire des maladies est souvent racontée sur le mode de l’histoire « bataille » : une date, un savant, un traitement. Pourtant, les savoirs de la maladie sont divers, leurs effets sanitaires sont souvent controversés, déterminés par le jeu des normes, des intérêts et des pouvoirs. Pour rendre intelligible cette histoire, il importe de varier objets et niveaux d’analyse, de lier études locales et approche des grandes régulations. Il faut s’intéresser aussi bien au travail de laboratoire qu’aux dispositifs de la pratique médicale, explorer les pratiques industrielles et suivre les interventions des institutions sanitaires publiques ou privées.
Le séminaire fonctionnera comme introduction à la nouvelle historiographie des relations entre production de connaissances, médecine, innovation technique et gouvernement de la société. On y discutera en particulier de trois phénomènes caractéristiques du XXe siècle. Le premier est la place croissante prise par les objets de la biologie - microorganismes, gènes, cellules ou macromolécules – tant dans la recherche sur les causes et le cours des maladies que dans la médecine de routine. Le second phénomène est l’industrialisation des biens médicaux, en premier lieu des agents thérapeutiques. Si, à la fin du XIXe siècle, le médicament était un produit artisanal, non brevetable, préparé par un professionnel formé aux recettes de la pharmacopée, un siècle plus tard, il était devenu une marchandise standardisée, sélectionnée au laboratoire selon des processus brevetés par de grandes entreprises opérant sur des marchés fortement régulés et rendus solvables par des systèmes nationaux d’assurance. Le dernier phénomène est la diversification et l’importance croissante prise par les dispositifs d’évaluation et de régulation dont témoigne aussi bien l’histoire des essais cliniques que celle des recours au droit.
Mots-clés : Biologie et société, Histoire des sciences et des techniques, Santé, Savoirs,
Aires culturelles : Amérique du Nord, Europe, France,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire des sciences
Intitulé général : L'histoire des sciences de la vie au XXe siècle, dans leurs rapports avec la médecine et l'industrie
Renseignements : Jean-Paul Gaudillière, CERMES-INSERM, 7 rue Guy-Môquet 94801 Villejuif Cedex.
Site web : http://www.cermes.vjf.cnrs.fr
Adresse(s) électronique(s) de contact : gaudilli(at)vjf.cnrs.fr
Le séminaire a porté sur les transformations des rapports entre les sciences (en particulier les sciences de la vie), la médecine et les outils techniques L’histoire des maladies est souvent racontée sur le mode de l’histoire « bataille » : une date, un savant, un traitement. Pourtant, les savoirs de la maladie sont divers, leurs effets sanitaires sont souvent controversés, déterminés par le jeu des normes, des intérêts et des pouvoirs. Pour rendre intelligible cette histoire, il importe de varier objets et niveaux d’analyse, de lier études locales et approche des grandes régulations. Il faut s’intéresser aussi bien au travail de laboratoire qu’aux dispositifs de la pratique médicale, explorer les pratiques industrielles et suivre les interventions des institutions sanitaires publiques ou privées.
Le séminaire a donc fonctionné comme une introduction à la nouvelle historiographie des relations entre production de connaissances, médecine, innovation technique et gouvernement de la société. On y a, comme l’an passé, discuté trois phénomènes caractéristiques du XXe siècle avec cette année un intérêt tout particulier pour la relation entre normes, pratiques et régulation. Le premier phénomène est la place croissante prise par les objets de la biologie - micro-organismes, gènes, cellules ou macromolécules – tant dans la recherche sur les causes et le cours des maladies que dans la médecine de routine. Le second phénomène est l’industrialisation des biens médicaux, en premier lieu des agents thérapeutiques. Si, à la fin du XIXe siècle, le médicament était un produit artisanal, non brevetable, préparé par un professionnel formé aux recettes de la pharmacopée, un siècle plus tard, il était devenu une marchandise standardisée, sélectionnée au laboratoire selon des processus brevetés par de grandes entreprises opérant sur des marchés fortement régulés et rendus solvables par des systèmes nationaux d’assurance. Le dernier phénomène est la diversification et l’importance croissante prise par les dispositifs d’évaluation et de régulation dont témoigne aussi bien l’histoire des essais cliniques que celle des recours au droit.
Dernière modification de cette fiche : 3 juillet 2009.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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