2009-2010

Une approche historique de l'alterscience (II)

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er, 3e et 5e mardis du mois de 17 h à 19 h (105 bd Raspail 75006 Paris), du 17 novembre 2009 au 4 mai 2010

Le premier cycle 2008-2009 a permis d’approcher les figures et postures de l’alterscience : émanant parfois de chercheurs, mais d’individus ou de groupes d’individus formés à la science mais n’ayant pas toujours suivi son évolution (ingénieurs notamment) ; ambivalente entre une fascination pour la science apprise pendant les études et un rejet de la science telle qu’elle a évolué depuis ; contestant des « théories établies » sans proposition de théorie alternative cohérente ; mimant par les colloques, revues, etc. la « science établie », pourtant contestée ; réécrivant l’histoire des sciences dans un sens favorable à ses propres idées.

En élargissant l’approche du premier cycle 2008-2009 dont la première partie était principalement consacrée à l’opposition à la nouvelle physique du XXe siècle (relativité, mécanique quantique), nous continuons à examiner différents « cas d’école » de l’alterscience, à travers l’histoire des sciences, en recherchant chaque fois les tendances et les postures communes à ces mouvements pourtant fort différents. La première partie du séminaire sera plutôt consacrée au XIXe siècle, la seconde aux XXe-XXIe siècles.

Mardi 17 novembre 2009 (salle 10) : Alterscience et alterscientifiques  : quelques points caractéristiques dégagés
Cette séance tire certains enseignements du cycle 2008-2009 et ouvre les pistes pour le séminaire de cette année.

Mardi 1er décembre 2009 (salle 2) : L'opposition à l'Académie des sciences et à la « science établie », de Marat à Auguste Lumière
La vitupération (au sens que lui donne Antoine Compagnon dans son livre Les Antimodernes) est une posture fréquente rencontrée dans l'alterscience, ce que nous illustrons à travers ces différents exemples.

Mardi 15 décembre 2009 (salle 2) : Le révolutionnaire Jean-Paul Marat, ses activités et sa démarche scientifiques
Intervenant externe : Jean-Pierre Poirier, ex-directeur de recherche, coordinateur du livre Marat, homme de science ? (Éd. Les empêcheurs de penser en rond, 1993)

Mardi 5 janvier 2010 (salle 3) : Auguste Comte contre la science officielle
Le fondateur du positivisme, appuyé sur la science, s'est aussi opposé tout au long de sa carrière, en fonction de ses déboires notamment, à la science de l'Académie et de l'École polytechnique.

Mardi 19 janvier 2010 (salle 3) : L'évocation de la science dans les utopies du XIX° siècle, Saint-Simon, Fourier.
Les deux doctrines font largement référence à la science - elles ont parfois été qualifiées de « newtonisme social », faisant vœu de transposer l'harmonie du monde céleste à une harmonie du monde humain. Chez Fourier, notamment, de nombreux paramètres (fascination de la science, opposition à la « science officielle », vitupération contre l'industrie,...) sont réunis formant une facette moins connue de son œuvre (voir article).

Mardi 2 février 2010 (salle 3) : Les cosmologies catastrophistes du XXe siècle, de Hörbiger à Vélikovsky
Le mythe de la fin du monde est vieux et tenace, s'appuyant aussi sur la science ou la para-science : ainsi Le Matin des magiciens, immense succès des années 1960, a popularisé la théorie de la Welteislehre de Hanns Hörbiger (1912), qui avait été elle-même à la base d'une cosmologie nazie dans les années 1930 en Allemagne. De la même manière, l'ouvrage Mondes en collision, d'Immanuel Vélikovsky (1950), a connu un étonnant retentissement Outre-Atlantique. À travers l'analyse de ces deux cas, nous nous interrogeons sur la résurgence du catastrophisme en astronomie, et ses liens avec le créationnisme.

Mardi 16 février 2010 (salle 4) : De l’énergie libre de Nikola Tesla aux théories énergétiques unitaires de l’alterscience moderne.
Comme pouvaient l’être dans le passé la quadrature du cercle et le mouvement perpétuel, la production d’une « énergie libre » est un thème récurrent de l’alterscience.

Mardi 9 mars 2010 (salle 4) : Phénomènes d'autosuggestion, des rayons N (1903) aux avions renifleurs (1979)
Le cas des «rayons N » montre que l’alterscience peut aussi naître au sein de la « science officielle » ; celui des avions renifleurs montre comment des dirigeants, souvent formés à la science, ingénieurs pour la plupart, ont adhéré à cette technique prétendument révolutionnaire.

Mardi 23 mars 2010 (salle 4)

Mardi 30 mars 2010 (salle 4)

Mardi 6 avril 2010 ((salle 4)

Mardi 4 mai 2010 (salle 4)

Le programme détaillé (avril-mai) sera complété ultérieurement, avec les thèmes suivants :

  • Ressorts de l’opposition scientifique aux « sciences à la mode » : ITER, nanosciences, réchauffement climatique,…
  • L'opposition à la technoscience dans les mouvements libertaires actuels.
  • La contestation créationniste du modèle cosmologique standard.

Aires culturelles : Europe, France,

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire des sciences

Renseignements : Alexandre Moatti, tél : 01 46 34 54 12

Adresse(s) électronique(s) de contact : alexandre.moatti(at)mines.org

Dernière modification de cette fiche : 5 février 2010.

Dernière mise à jour le 14/04/2009

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