2009-2010

Contractualismes et anticontractualismes (II) : la théorie de la justice mondiale

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er, 3e et 5e lundis du mois de 13 h à 15 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 16 novembre 2009 au 8 avril 2010

À l'encontre de la représentation courante selon laquelle l'idée de justice n'aurait de sens qu'à l'intérieur des frontières d'un État, certains philosophes politiques soutiennent qu'il est légitime d'envisager la question de la justice dans une perspective mondiale. À partir d'une analyse des thèses de Rawls, Beitz et Pogge, nous nous efforcerons de présenter les enjeux de cette approche, qui a renouvelé en profondeur la théorie des relations internationales.

Ce séminaire est accessible sur la plateforme d'enseignement de l'Environnement numérique de travail de l'EHESS :

Aires culturelles : Amérique du Nord, Europe, France,

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :

Renseignements : Élodie Paccaud, CRPRA, 105 bd Raspail 75006 Paris, tél: 01 53 63 51 48.

Direction de travaux d'étudiants : après le séminaire.

Site web : http://crpra.ehess.fr

Adresse(s) électronique(s) de contact : luc.foisneau(at)ehess.fr

Compte rendu

Nous avons étudié certaines des fonctions, des justifications et des critiques du contractualisme dans la philosophie politique anglo-saxonne contemporaine : les usages théoriques des dispositifs contractuels chez Rawls, Gauthier, Hampton et Scanlon présentent des traits communs que nous nous sommes efforcés de dégager, mais ils s’inscrivent également dans un débat contradictoire et complexe sur le choix du meilleur modèle contractualiste. L’interprétation que les auteurs donnent de leurs usages théoriques en termes de contrat ne va pas de soi ; le choix de tel ou tel modèle contractualiste (Hobbes, Kant, Rousseau, Hume) non plus : on a pu ainsi mettre en cause le caractère contractualiste de la position originelle rawlsienne (Hampton) et souligner les limites de la référence de Rawls au kantisme (Foisneau). Dans une deuxième partie du séminaire, deux critiques du néocontractualisme ont retenu notre attention : premièrement, la critique formulée dans le cadre de la théorie des choix collectifs (Olson), et sa justification problématique du non-respect des engagements contractuels, que nous avons analysée à partir d’une réflexion récente sur le paradoxe du free rider (Tuck) ; deuxièmement, la critique énoncée dans le cadre de la théorie féministe (Gilligan), et les objections qui lui ont été faites par des féministes contractualistes (Hampton). La journée d’étude qui a clos le séminaire (invitée : Véronique Munoz-Dardé, Université College de Londres) a porté sur les usages du contactualisme chez Rawls, G. Cohen, Gauthier et Scanlon.

Dernière modification de cette fiche : 18 mai 2010.

Dernière mise à jour le 14/04/2009

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