S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Mercredi de 15 h à 17 h (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 18 novembre 2009 au 2 juin 2010. Pas de séminaire le 25 novembre et le 9 décembre. La séance du 27 janvier se tiendra en salle 8, même heure, même adresse. Les séances des 24 mars et 7 avril sont annulées. La séance du 16 juin se tiendra en salle 4
Le séminaire se composera de trois modules :
Programme :
2 décembre 2009 : Jean-Marie Schaeffer.
Les prochaines séances prévues seront consacrées à la sociologie :
6 janvier 2010 : Nathalie Heinich
Puis à l'économie :
3 février : André Orléan
3 mars : Jérôme Batout, "La valeur en philosophie"
Mots-clés : Arts, Culture, Esthétique, Philosophie,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Domaine de l'affiche : Signes, formes, représentations
Intitulé général : Création artistique et relation esthétique : objets, cadres catégoriels et fonctions
Renseignements : CRAL 96 bd Raspail 75006 Paris.
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous.
Réception : par courriel auprès de l'enseignant.
Site web : http://cral.ehess.fr/
Adresse(s) électronique(s) de contact : schaef(at)ehess.fr
Durant cette année conclusive du séminaire consacré à l’étude de la relation esthétique, nous avons analysé la composante « publique » de l’appréciation esthétique, ce qu’on appelle traditionnellement le « jugement de goût ». Dans notre étude nous avons pris cette expression en son extension la plus large, c’est-à-dire comme couvrant toute formulation langagière (orale ou écrite, immergée dans la vie vécue ou encadrée institutionnellement) d’un jugement évaluatif portant sur une expérience esthétique ou une œuvre d’art. Il s’agissait de dépasser les approches monocausales tentant, soit de réduire l’activité judicatrice à une fonction expressive, soit d’écarter la pertinence de l’appréciation interne à l’expérience elle-même en faveur d’une conception purement externaliste et publique du jugement critique. À ces modèles à sens unique on a tenté de substituer un modèle interactif qui pose l’hypothèse d’une relation dans laquelle la qualité hédonique vécue de l’expérience et le rôle structurant de normes, d’attentes, etc., de toute sorte, intériorisées par le sujet dans le cadre de son individuation sociale et culturelle agissent les uns sur les autres. Il est apparu ainsi que la dimension sociale de l’évaluation artistique est présente au cœur même de l’appréciation hédonique ; cette dernière, dans la mesure où elle est sous-déterminée par les normes et attentes préférentielles qui l’informent en amont, s’avère à son tour capable de « corriger » ces biais (et d’en introduire des nouveaux).
Une séance par mois, coorganisée avec Nathalie Heinich, a été consacrée à la question des valeurs (ou de la valeur) : nous avons pu entendre des interventions faisant le point sur la façon dont différentes disciplines – la sociologie, la philosophie ou encore l’esthétique – envisagent leur statut et leur mode de fonctionnement. Ceci nous a permis de mettre en lumière la pluralité des régimes de valeur et l’impossibilité de les ramener à un patron unique.
Dernière modification de cette fiche : 6 mai 2010.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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