2009-2010

Images Re-vues : histoire, anthropologie et théorie de l'art

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

3e vendredi du mois de 16 h à 18 h (INHA, salle Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 16 octobre 2009 au 18 juin 2010

Émanant des quatre centres de recherche de l’EHESS installés à l’Institut national d’histoire de l’art (Centre Louis-Gernet, GAHOM, CEHTA, LAS), Images re-vues est une publication en ligne consacrée à l’image, sous toutes ses formes et toutes périodes confondues.  Espace de réflexion parallèle, le séminaire verra intervenir aussi bien les auteurs qui confronteront leurs vues en prolongation des publications que les membres du comité de rédaction. À titre indicatif, les trois thèmes de recherche pour l’année 2009-2010 sont « devenir-animal », « paysages sonores » et « dispositifs virtuels : les arts dans la toile » (appels à contribution sur www.imagesrevues.org).

20 novembre : Bertrand Prévot et Jean-Marie Schaeffer : "Quelle réalité accorder aux apparences animales ? Taches, zébrures, plumes irisées, couleurs chatoyantes, formes extravagantes… : cette élégance existe-t-elle ailleurs que dans l’esprit du naturaliste ? "
Pour accompagner la sortie du n°6 d'Images Re-vues consacré au devenir-animal, Bertrand Prévot et Jean-Marie Schaeffer exploreront ce vendredi la question d'une pensée esthétique dans le monde animal.

18 décembre : Vinciane Despret et Pierre-Olivier Dittmar : Au-delà du symbole, l’animal : Moyen Âge - XXIe siècle
L’incroyable fortune des bestiaires, au Moyen Âge puis au XIXe et XXe siècles (Apollinaire, Borges…) a fait du symbolisme un  mode d’interprétation privilégié de l’animal. Au cours des XXe et XXIe siècles, de nombreuses tentatives artistiques ont cherché à penser un rapport à l’animal qui puisse se prémunir de toute interprétation symbolique. Mais l’image animale peut-elle seulement échapper au symbolisme ? Dans quelle mesure l’usage de ce dernier peut-il être pensé comme une exploitation dominatrice ?
Avec Vinciane Despret, philosophe, commissaire scientifique de l’exposition Bêtes et Hommes (2008) et Pierre-Olivier Dittmar, coordinateur du numéro 6 d’Images-revues  Devenir-animal : voir ici

Vendredi 19 février 2010 :

Le paysage sonore de Quelqu'un va venir, Jon Fosse/Claude Régy (Théâtre des Amandiers, salle transformable, 1999)

Intervenants : Marie-Madeleine Mervant-Roux et Vincent Rafis
Modération : Tania Vladova

Les spectacles de Claude Régy peuvent-ils illustrer la notion de « landscape of the mind », venue de la radiophonie ? En retour, cette notion peut-elle nous aider à approcher les spectacles de Régy ? Refusant dès les années 1950 les approches dramaturgiques du texte, cet artiste-metteur en scène a construit depuis L'Amante anglaise un théâtre « méditatif » : l’écriture est un matériau sensoriel, dont l’énonciation et l’écoute sont d’inlassables exercices tenus d’en révéler la vérité première ; l'image scénique est mise au service de l’acte d’imaginement (ancien synonyme d’image lié au verbe « imaginer » qui signifiait « écouter »). Car ce sont des voix – ruminations presque intérieures, mélopées sourdes – qui composent le soundscape de ce théâtre. Des couleurs, des noirs, une scénographie ascétique, permettant d’entendre l’invisible. Quelques bruits aussi, dont nous parlerons, et de tonitruants silences.

Marie-Madeleine Mervant-Roux, directeur de recherche, ARIAS/CNRS, a dirigé l'ouvrage collectif Claude Régy, Les Voies de la création théâtrale, vol. 23, (avec un DVD-ROM conçu par Éric Vautrin), Paris, CNRS Éditions, coll. Arts du spectacle, 2008. Elle co-anime une recherche internationale: Le son du théâtre/ Theatre Sound. Voir www.lesondutheatre.com

Vincent Rafis est l’auteur de Mémoire et voix des morts dans le théâtre de Jon Fosse (Presses du réel, 2009), premier ouvrage en langue française consacré à l'auteur norvégien Jon Fosse. Il est metteur en scène, acteur et dramaturge. Il enseigne la dramaturgie et l’interprétation, et achève une thèse au Research Institute for History and Culture et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.

Quelqu'un va venir, texte de Jon Fosse, mise en scène de Claude Régy, 1999. Phot. Michel Jacquelin

19 mars 2010 : À l’occasion de la parution récente de deux numéros de revue consacrés à l’environnement sonore : « Ethnographier les phénomènes sonores (www.ethnographiques.org) et « Paysages sonores » (www.imagesrevues.org), on se propose d’interroger les approches esthétiques et ethnographiques concernant aussi bien les objets sonores artistiques que les sons qui relèvent de la vie de tous les jours. Lors de cette séance Benoît Delaune présentera un parcours à travers les procédés picturaux dans les musiques contemporaines, pop-rock et ‘expérimentales’, alors que Dimitry Voilmy et Jean-Christophe Sevin aborderont la question de l’écologie des sons dans l’accomplissement des activités quotidiennes, pour considérer la manière dont les processus sonores émergent en situation.

 

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :

Renseignements : Institut national d'histoire de l'art (INHA), 2 rue Vivienne 75002 Paris, salle Fabri de Peiresc, de 16 h à 18 h.

Site web : http://www.imagesrevues.org

Adresse(s) électronique(s) de contact : morad.montazami(at)ehess.fr

Dernière modification de cette fiche : 18 mars 2010.

Dernière mise à jour le 14/04/2009

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