S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
3e lundi du mois de 16 h à 19 h (CEAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 16 novembre 2009 au 21 juin 2010. La séance du 18 janvier est déplacée au 27 janvier, salle 10, 105 bd Raspail 75006 Paris. La séance du 21 juin 2010 est déplacée au lundi 28 juin de 16 h à 18 h (même salle).
Le séminaire de l’ARTESS entend mener une double réflexion sur la spécificité de la traduction en sciences sociales. D’une part, à partir de divers exemples (rôle des choix de traduction dans la réception et la circulation de concepts, d’œuvres ou d’auteurs, réception de textes anciens, dialogue entre les disciplines, formes de dépendance aux contextes propres à cet exercice) on identifiera les problèmes concrets de la traduction dans ce champ disciplinaire. Cette spécificité sera ensuite examinée en comparant ses pratiques à quelques approches classiques de la traduction. D’autre part, sur base de ces enquêtes, on confrontera la traduction en sciences sociales ainsi conçue, avec les usages actuels de la notion de traduction en dehors du champ proprement linguistique (sociologie des sciences, interprétations, etc.)
Pour les étudiants de master, la validation de ce module pourra se faire à partir de la traduction en binôme (spécialiste de la discipline, spécialiste de la langue) d’un article majeur.
16 novembre 2009 : discussion du programme des activités de l'année universitaire
27 janvier 2010 : Michèle Leclerc-Olive, "Multilinguisme et démocratie : le cas français
Trois interventions introduiront nos débats
Jean-Pierre Cavaillé (Centre de Recherches Historiques, EHESS) : "Démocratie linguistique et catégorisation des langues"
Véronique Bertile (Centre d’Études et de Recherches Comparatives sur les Constitutions, les Libertés et l’État Université Montesquieu - Bordeaux IV ) : "Pluralisme linguistique et démocratie : l'article 75-1 de la Constitution française"
Jean Sibille (Observatoire des Pratiques Linguistiques, Ministère de la Culture) : "La Direction Générale de la Langue Française et des Langues de France"
Lundi 15 mars : André Markovicz à propos de la retraduction des œuvres de Dostoïevski.
Outre les œuvres de Dostoïevski, André Markovicz a traduitnotamment "Eugène Onéguine, le roman en vers de Pouchkine, une quinzaine de pièces de Shakespeare (dont "Hamlet", "Othello, Richard II, Richard III"), "Du malheur d'avoir de l'esprit" de Alexandre Griboïédovet tout le théâtre de Gogol.
Mots-clés : Anthropologie, Anthropologie et linguistique, Épistémologie, Histoire, Linguistique, Philosophie, Sociologie,
Aires culturelles : Afrique, Amériques, Arabe (monde), Asie centrale, Asie méridionale, Asie orientale, Asie sud-orientale, Atlantiques (mondes), Europe,
Renseignements : sur rendez-vous.
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous, Michèle Leclerc-Olive, jeudi de 16 h à 17 h, bureau 819B 54 bd Raspail 75006 Paris.
Adresse(s) électronique(s) de contact : mleclerc(at)ehess.fr, Cecile.Soudan(at)ehess.fr
Au cours de ses deux premières années d’existence, le PRI ARTESS a développé son activité dans plusieurs directions comme l’indiquait son programme initial. La problématique générale repose sur l’idée que la traduction en sciences sociales présente une spécificité en ce que celles-ci, à la différence de la littérature, élaborent des quasi-concepts et prennent part à des controverses. Cette thèse fondatrice a été confrontée à l’examen des traductions des œuvres de G. H. Mead et d’Erving Goffman. Elle est par ailleurs mise en pratique dans les groupes de traduction (Mead, Veblen) d’ARTESS.
Le séminaire proprement dit s’est donné pour méthode de travail de mener de front plusieurs lignes de recherche et thèmes de réflexion tant SUR la traduction qu’À PARTIR de la traduction.
Nous avons notamment entamé l’examen de la réception de l’œuvre de P. Ricœur dans les espaces linguistiques européens (anglais, allemand, espagnol, italien) en lien avec les traductions de la Poétique d’Aristote (l’étude a commencé par Temps et Récit) dans ces mêmes langues.
L’axe de travail consacré à la retraduction nous a permis d’examiner les enjeux éditoriaux et scientifiques de la (re)traduction des œuvres complètes de Marx et Engels ainsi que de retracer avec A. Markovicz les débats autour de la retraduction de l’œuvre de Dostoïevski.
L’analyse du parcours sémantique d’un concept à partir de ses traductions, s’est centrée sur les acceptions/traductions du concept de société civile.
D’autre part, l’analyse des opérations de traduction s’est nourrie d’une double comparaison. D’un côté en la comparant à d’autres opérations possiblement comparables (par exemple, passer de l’oral à l’écrit : est-ce traduire ?). Et de l’autre en examinant ses usages métaphoriques. Une attention particulière a été ainsi accordée aux enjeux épistémologiques liés à l’utilisation de la notion de traduction en sociologie des sciences, lorsqu’elle est associée à celle de performativité.
Par ailleurs, à partir des débats européens sur le multilinguisme un temps de travail a été consacré à l’étude du statut et des usages des langues régionales en France et à l’impact possible de la réforme constitutionnelle les concernant.
La distinction entre multilinguisme (pratiques de plusieurs langues sur un territoire) et plurilinguisme (pratiques plurilingues des locuteurs, soutenues par une volonté politique), heuristiquement très féconde dès lors qu’elle est envisagée à partir de ses implications proprement politiques, a donné lieu à des journées d’étude internationales en juin 2009 à l’EHESS (« Langues locales et décentralisations »). Ces journées se sont prolongées par un atelier à Bamako (Mali) en juillet 2009 et un forum international à Kayes (septembre 2010) : « Plurilinguismes et démocraties locales ». Cette distinction conceptuelle enrichit la conception de la traduction conçue comme une compétence professionnelle d’une dimension citoyenne, et place ainsi l’expérience de la traduction au cœur même tant de l’éducation que de la recherche.
Enfin, ARTESS a tenté de réfléchir également aux formes possibles d’articulation entre la traduction professionnelle, les pratiques scientifiques de traduction, la recherche et l’édition, elle-même incluant les dispositifs nouveaux offerts par les ressources électroniques.
Dernière modification de cette fiche : 14 juin 2010.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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