S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Lundi de 15 h à 17 h (salle 507, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 9 novembre 2009 au 31 mai 2010
La vision a une histoire. Celle de son instrumentation, mais aussi celle de ses représentations. Nous l'aborderons sous trois angles. Celui de la constitution transcendantale de l'espace visuel par l'horoptère. Celui de la représentation picturale, de sa stylisation à l'observation. Celui de l'instrumentation visuelle, des lunettes au spectroscope. Cette naturalisation de l'épistémologie, qui rend caduque la notion de coupure épistémologique, nous conduira à repenser la Krisis husserlienne.
17 mai : Théodore Arabatzis, professeur d'histoire et de philosophie des sciences à l'Univesité d'Athènes : "Experimentation and the Meaning of Scientific Concepts"
31 mai : présentation du livre de Jean Petitot, Neurogéométrie de la vision, et discussion avec l'auteur.
Mots-clés : Épistémologie, Histoire des sciences et des techniques, Philosophie, Sciences cognitives,
Aires culturelles : Europe,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Domaine de l'affiche : Philosophie et épistémologie
Intitulé général : Épistémologie historique
Renseignements : sur rendez-vous.
Direction de travaux d'étudiants : lundi de 17 h à 19 h et Jeudi de 10 h à 12 h, bureau 249, 54 bd Raspail 75006 Paris.
Réception : sur rendez-vous, lundi de 13 h à 15 h, bureau 249, 54 bd Raspail 75006 Paris.
Adresse(s) électronique(s) de contact : jorland(at)ehess.fr
Nous avons étudié l’histoire de la vision à l’aube des temps modernes, dans la perspective d’une philosophie transcendantale, sous le double aspect de son instrumentation (les lunettes dans toutes ses déclinaisons, la chambre obscure et l’astrolabe) et de sa représentation picturale dans les œuvres du trecento. Nous avons pu établir comment les sciences d’observation que sont alors l’astronomie, la peinture et l’anatomie ont œuvré de concert à rendre visible l’invisible conformément au mystère de l’incarnation. Comment, à la faveur d’une étude comparative avec la peinture chinoise et celle de l’Islam, la peinture européenne s’est émancipée de la calligraphie, et, partant, de la narration, pour donner à voir, et de la stylisation pour rechercher la vérisimilitude. Enfin, comment la perspective linéaire a certes été le produit de l’optique géométrique médiévale, mais surtout la réponse aux problèmes techniques que posaient aux peintres la représentation de la profondeur, c’est-à-dire la projection de l’espace sur le plan, depuis qu’à partir de Giotto ils conçurent le tableau non plus comme une icône sacrée, mais comme une fenêtre ouverte sur la nature. Et comment la perspective linéaire a institué le sujet constitutif des phénomènes qu’il est amené à observer, sujet qu’il reviendra à la philosophie classique, de Descartes à Kant, d’élaborer.
Publications
• Une Société à soigner. Hygiène et salubrité publique en France au XIXe siècle, Paris, Gallimard (Bibliothèque des Histoires), 2010.
• Avec Bérangère Thirioux, Michel Bret, Marie-Hélène Tramus et Alain Berthoz, « Walking on a line : A motor paradigm using rotation and reflection symmetry to study mental own body transformation », Brain and Cognition, vol. 70, n° 2, 2009, p. 191-200.
• « Misogynie fin de siècle », Études Freudiennes, numéro hors série de Médecine et Psychanalyse, sous la dir. de Danièle Brun, 2010, p. 105-119.
• Avec Bérangère Thirioux, Manuel Mercier, Alain Berthoz et Olaf Blanke « Spontaneous disembodiment within self-other interaction : an electrical neuroimaging study with moving objects », soumis à Journal of neuroscience, vol. 30, n° 21, 26 mai 2010, p. 7202-7214.
• « Boussingault et la caractérisation des miasmes », BibNum (http://www.bibnum. education.fr), 2010.
Dernière modification de cette fiche : 26 mai 2010.
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