2009-2010

Sciences, savoirs et techniques, histoires et historiographies

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Vendredi de 10 h à 12 h (Centre Alexandre-Koyré, MNHN, pavillon Chevreul, 3e étage, 57 rue Cuvier 75005 Paris), les 13 et 27 novembre, 11 décembre 2009, 15 et 29 janvier, 12 février, 12 et 26 mars, 9 avril, 7 et 21 et 28 mai 2010

Ce séminaire est une des expressions de l'Axe de recherche "Les sciences, les savoirs et les techniques dans leurs histoires: acteurs, pratiques, lieux et représentations", du Centre Alexandre-Koyré. L'objectif est de développer une réflexion renouvelée sur les problématiques de l'historicité des savoirs, qui renvoient à la question de l'inscription historique des rationalités. D'où la redéfinition d'objets de recherche tels que la constitution ou le réaménagement des disciplines, leur émergence ou leur éclipse en vertu de reconfigurations des rationalités qui autorisent, restreignent, imposent ou interdisent l'énonciation de discours de vérité, le rôle des multiples acteurs impliqués dans la formation des savoirs, y compris ceux dont le statut (social, intellectuel, institutionnel, professionnel, de genre) les situe à l'extérieur des milieux savants tenus pour légitimes. On portera, enfin, une attention particulière aux questions d'historiographie et d'épistémologie de l'histoire.

13 novembre 2009 : Antonella Romano (IUE, Florence), Que serait écrire l’histoire des sciences dans une perspective globale ?

27 novembre 2009 : Rafael Mandressi, Le corps : d’un objet sans histoire à une histoire sans objet

11 décembre 2009 : Wolf Feuerhahn, L’habitus : un outil d’explication en histoire des sciences ?

15 janvier 2010 : Luce Giard (CNRS), Michel de Certeau et l’écriture de l’histoire

29 janvier 2010 : Jacques Revel (EHESS), L'histoire produit-elle un savoir cumulatif ?

12 février 2010 : François Hartog (EHESS), Le présent de l’historien

12 mars 2010 : Claude Blanckaert (CAK), Penser les « disciplines » : le mot, la chose, l’histoire

26 mars 2010 : Silvia Sebastiani (CNRS/EHESS), Construire la race des Lumières : la contribution écossaise

9 avril 2010 : Charlotte Bigg (CAK), Science de l’observation, sciences expérimentales et les sciences de l’observatoire au XIXe siècle

7 mai 2010 (9h-13h) : Journée d’études : Le critère « national » en histoire des sciences

Les historiens des sciences et des savoirs ont, de nos jours, de plus en plus recours à la catégorisation nationale pour rendre compte des travaux et des pratiques qu’ils étudient. Dans le cadre d’un séminaire qui veut présenter et interroger des choix historiographiques, nous souhaitons revenir sur cette pratique. Le critère national a longtemps été le propre de travaux hagiographiques, dont l’objectif était de louer les  prouesses des compatriotes savants. Le développement d’une compétition internationale dans le domaine scientifique au cours du XIXe siècle a en effet érigé les savants en gloires nationales. La remise en cause de ce passé nationaliste hagiographique a longtemps conduit les historiens des sciences à revendiquer l’autonomie des discours et des pratiques scientifiques vis-à-vis des ancrages  nationaux des savants. Comment dès lors interpréter le recours actuel à ces catégorisations ? En quoi permet-il de rendre compte plus justement des dynamiques historiques sans retomber dans l’hagiographie nationaliste ? Surtout, selon quel(s) critère(s) peut-on affirmer le caractère national d’une pratique scientifique ? Enfin, nous aimerions approfondir la définition du « national » qu’implique cet usage et comprendre comment il s’articule avec les résultats des études sur la circulation internationale des savoirs.

Programme :
09h00-09h15. Accueil des participants.
09h15-09h30. Introduction.
09h30-10h30. Jean-François Braunstein (Université de Paris 1Panthéon-Sorbonne) : Le style français en histoire des sciences.
10h30-11h30. Maria Conforti (Università di Roma La Sapienza) : « La scuola neolatina » : histoire de la médecine et nationalisme en Italie du XIXe au XXe siècle.
11h30-11h45. Pause.
11h45-12h45. Wolf Feuerhahn (Centre Alexandre-Koyré) : La sociologie de Durkheim : une science allemande ?
12h45-13h00. Conclusions et clôture.

21 mai 2010 : Jeanne Peiffer (CAK), Les journaux savants (XVIIe-XVIIIe s.) comme objet d’histoire des sciences

28 mai 2010 : Jacqueline Carroy (CAK), Le psychisme mis en cas : questions épistémologiques et historiographiques

Aires culturelles : Transnational/transfrontières,

Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)

Mentions & spécialités :

Renseignements : Centre Alexandre-Koyré, 27 rue Damesme 75013 Paris, tél : 01 45 65 97 42

Site web : http://koyre.in2p3.fr/spip.php?article281

Adresse(s) électronique(s) de contact : rafael.mandressi(at)damesme.cnrs.fr; wolf.feuerhahn(at)damesme.cnrs.fr

Dernière modification de cette fiche : 10 mai 2010.

Dernière mise à jour le 14/04/2009

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