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1er, 3e et 5e lundis du mois de 19 h à 21 h (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 16 novembre 2009 au 31 mai 2010. La séance du 7 décembre est reportée au 14 décembre, salle 8, même heure, même adresse
L’éthique clinique cerne les difficultés éthiques qui se posent dans des cas médicaux empiriques. La démarche tend à formuler les contenus éthiques d’une décision médicale problématique pour les uns ou les autres après avoir entendu leurs arguments.
À partir de l’expérience du Centre d’éthique clinique ouvert en 2002, le séminaire interroge l’apport des sciences humaines au renouveau de l’exercice médical ; il cherche à mieux borner les contours de l’idéal de démocratie sanitaire qui a inspiré la création du centre.
Le séminaire sollicite la réflexion des chercheurs dans différentes disciplines, intervenants comme inscrits, pour mieux approcher les valeurs de référence ou les normes de comportement à l’œuvre non pas chez les gens – patients ou soignants rencontrés dans l’exercice d’éthique clinique, mais chez ceux qui ont été les acteurs multi-disciplinaires de la démarche. L’éclairage disciplinaire mettra en débat l’hypothèse méthodologique d’éthique clinique qui suppose que le contenu éthique de la décision médicale tient à l’interprétation du sens de l’action médicale que chacun fait. L’éthique clinique se fait l’interprète du sens humain d’une action médicale, tant pour les patients que pour les professionnels et tous ceux qui participent à l’aventure d’éthique clinique.
L’éthique produit du lien social qui accorde chacun avec soi-même et permet une intercompréhension des valeurs, tant culturelles que professionnelles, même en construction.
La méthode en éthique clinique devient alors l’objet du séminaire.
Mots-clés : Biologie et société, Corps, Droit, normes et société, Éthique, Mouvements sociaux, Politique, Santé, Savoirs, Sciences, Sociologie, Travail,
Domaine de l'affiche : Sociologie
Intitulé général : Sociologie du sujet vulnérable
Renseignements : Philippe Bataille, CADIS, 54 bd Raspail 75006 Paris tél. : 01 49 54 23 06 ; Véronique Fournier, Centre d'éthique clinique, Hôpital Cochin, bât St-Jacques 75679 Paris Cedex 14, tél. : 01 58 41 22 33.
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous.
Réception : sur rendez-vous auprès de Nathalie Evin, tél. : 01 49 54 23 06.
Niveau requis : master 2.
Adresse(s) électronique(s) de contact : nathalie.evin(at)ehess.fr
Les douze séances du séminaire nous ont permis de revenir sur la méthode de l’éthique clinique. La réflexion n’a toutefois pas uniquement porté sur la référence aux quatre principes qui en définissent le périmètre : autonomie, justice, bienfaisance, non-malfaisance. Nous avons plutôt recherché une explication au succès du développement de l’éthique clinique en France, en lien avec l’idéal de démocratie sanitaire qui inspire actuellement les réformes de l’organisation sanitaire. Retour a notamment été fait sur la récente prise de parole du malade sur différents aspects de son expérience clinique et de sa maladie.
Introduire des cas cliniques dans la réflexion de chacun des participants au séminaire nous a permis d’aborder – bien plus concrètement que cela n’est fait habituellement – les difficultés éthiques qui se posent dans le champ de la décision médicale. Nous avons retravaillé des notions omniprésentes dans le champ de l’éthique médicale et de la pratique clinique. Celle d’autonomie du patient par exemple, que nous savons menacée par la référence à sa vulnérabilité.
Bien d’autres transformations en profondeur de la relation médicale ont été mises en évidence. Comme de se référer à des idéaux humanitaires et universalistes pour traiter d’un cas que l’on sait pourtant unique et singulier. Ou bien d’en appeler à une éthique solidaire pour sortir de l’isolement dans lequel vous plongent certaines situations désespérées en médecine, surtout du côté des patients et de leur famille. Nous avons également revisité des demandes orientées vers la médecine, alors qu’elles sont pourtant réputées inaudibles et irrecevables sur le plan de la morale médicale, par exemple les demandes d’assistance à la procréation.
En fin d’année, le séminaire s’est penché sur sa principale hypothèse de travail. Elle suppose désormais que le patient est un agent éthique, quelles que soient ses attentes à l’égard de la médecine.
Dernière modification de cette fiche : 18 mai 2010.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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