2009-2010

Exploitations du contexte

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Mardi de 9 h à 11 h (salle Alphonse-Dupront, 10 rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris), les 9, 16, 23 et 30 mars 2010

Il s'agit de l'enseignement du professeur Corazza dans le cadre de son invitation en tant que directeur d'études associé à l'EHESS. Cet enseignement portera sur des questions récentes de philosophie du langage, dans une perspective pluridisciplinaire (philosophie, linguistique, sciences cognitives).

Les conférences seront données en anglais, mais la discussion pourra avoir lieu en français.

Mardi 16 mars 2010 : Maria Ponte Azcárate, "The open future: time, truth and modality" : The main goal is to develop a model of the open future capable of accommodating the main intuitions behind it within traditional non-relativistic semantics. In order to do so I will make use of Priorean tense logic, taking into account some recent developments of it, i.e. hybrid approaches. I will claim that, coupled with an appropriate notion of truth and truth-value gaps, the so-called problem of future contingents does not motivate the adoption of a relativistic semantics. Although I intend to focus on semantic aspects, my proposal will have some consequences for our metaphysical view on time and for the debate between temporalists and eternalists.

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Philosophie et épistémologie

Intitulé général : Philosophie du langage

Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous.

Réception : sur rendez-vous.

Adresse(s) électronique(s) de contact : dokic(at)ehess.fr

Compte rendu

Au cours des quatre conférences que j’ai prononcées à l’EHESS, j’ai analysé plusieurs travaux dans le domaine de la linguistique philosophique qui traitent de la manière dont les personnes exploitent l’information contextuelle dans la communication et à travers d’autres formes de cognition sociale. Les buts visés étaient les suivants :
1) Expliquer pourquoi les théories actuelles sont, pour la plupart d’entre elles, incapables de rendre compte de la richesse et de la complexité de nos interactions linguistiques.
2) Suggérer un cadre théorique original dans lequel l’exploitation contextuelle a une place centrale.
En prononçant tous deux la phrase « Je suis prêt », par exemple, Ania et John expriment-ils deux propositions enrichies (pragmatiquement augmentées) différentes ? Expriment-ils des propositions incomplètes ? Disent-ils des choses similaires tout en communiquant des messages différents ? Ce qui est dit dans chaque cas diffère-t-il du message effectivement transmis ?
Lorsqu’elles sont confrontées à des problèmes relatifs à la communication au moyen de ce qu’il est convenu d’appeler des énoncés sous-déterminés (« Ania est prête/grande/forte ») et/ou des assertions sub-phrastiques (« En haut de la pile ! », « De Paris »), les théories actuelles postulent soit des processus d’enrichissement ou d’expansion, soit des formes diverses d’ellipse. J’ai défendu la thèse selon laquelle ces stratégies reposent sur deux dogmes apparentés :
1) Le « mono-propositionnalisme », c’est-à-dire l’hypothèse selon laquelle, hors implicatures et présuppositions, une seule proposition correspond au contenu ou aux conditions de vérité de l’énoncé.
2) Le « sententialisme », c’est-à-dire l’hypothèse selon laquelle l’expression d’une proposition requiert l’énonciation d’une phrase (potentiellement elliptique).
En proposant un cadre théorique pluri propositionnaliste, j’ai montré comment ces phénomènes, et d’autres tels que l’ironie et la métaphore, peuvent être traités de manière plus convaincante et élégante.

Dernière modification de cette fiche : 15 mars 2010.

Dernière mise à jour le 14/04/2009

Haut de page

EHESS (Siège)
190-198 avenue de France
75244 Paris cedex 13
Tél : 01 49 54 25 25