2009-2010

Médecine et corps en Chine. Les parfums, techniques et représentations

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er et 3e jeudis du mois de 11 h à 13 h (salle 451, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 19 novembre 2009 au 3 juin 2010

À partir de sources primaires comprenant des textes spécifiques ou plus généraux seront abordés l'histoire des ingrédients de base utilisées pour la fabrication des parfums dans la Chine impériale, l'utilisation des produits odoriférants et les représentations liées au monde des odeurs.

Aires culturelles : Asie orientale, Chine,

Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)

Mentions & spécialités :

Renseignements : sur rendez-vous.

Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous.

Réception : sur rendez-vous.

Niveau requis : notions de chinois bienvenues.

Adresse(s) électronique(s) de contact : obringer(at)ehess.fr

Compte rendu

La première partie du séminaire a été consacré à une présentation générale de la thématique retenue pour l’année, la question des parfums, des odeurs, de l’olfaction telle que l’on peut l’envisager à partir de sources primaires chinoises. Le Xiangbu (Traité des parfums) de Cheng Jing (XIIe-XIIIe siècles) cite déjà 11 monographies sur le sujet, dont seul un autre ouvrage portant le même titre, le Xiangbu de Hong Chu (ca. 1115) subsistait alors. On y trouvait aussi des extraits d’un traité de Shen Li (1074) où sont décrites des techniques de mesure du temps employant diverses présentations d’encens. Sous les Ming, le Xiangcheng (Ouvroir des parfums) de Zhou Jiazhou (milieu du XVIIe siècle) propose tout au long de ses 28 chapitres un panorama très complet su sujet, des encens bouddhistes aux poèmes sur les parfums, en passant, par exemple, par la description des différents types de brûle-parfums.
Mais pour tenter de saisir dans toute sa complexité un thème aux larges implications (anthropologie des sens, économie, histoire des techniques, évolution des sensibilités), il faut encore avoir recours à une littérature moins spécialisée ; citons ainsi des encyclopédies, des traités de matière médicale, des textes sur les produits exotiques, des ouvrages de lettrés (biji), des monographies locales. Nous avons lu et commenté de nombreux de textes en chinois venant de ces diverses sources, qui concernaient le musc, le bois d’aigle (Aquilaria sp.) et l’encens (Boswellia carterii), ainsi que des recettes de parfums, dont certains à ingérer.
Frédéric Obringer a notamment publié « Soigner », dans Chine, célébration de la terre, sous la dir. de Jean-Paul Desroches, Picquier, 2010, p. 111-135.

Dernière modification de cette fiche : 17 septembre 2009.

Dernière mise à jour le 14/04/2009

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