2009-2010

Écritures du passé : visualisations, localisations

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er, 3e et 5e mardis du mois de 17 h à 20 h (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 17 novembre 2009 au 1er juin 2010 ; 2e et 4e mardis du mois de 17 h à 20 h (Université Paris-III, salle 410, 4e étage, centre Censier, 13 rue de Santeuil 75005 Paris) du 10 novembre 2009 au 8 juin 2010. La séance du 25 mai se déroulera en salle 7 (105 bd Raspail). La séance du 8 juin est reportée au 15 juin, salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris

Nous poursuivrons cette année la réflexion sur notre nouveau chantier consacré aux formes du « voir le passé ? », et nous continuerons parallèlement à travailler le dossier de la localisation des écrits. L'achèvement de notre ouvrage collectif sur écriture et action nous conduira également à revenir occasionnellement sur cette problématique. Ces questions seront travaillées dans une perspective résolument interdisciplinaire (le GRIHL est fondé sur le travail en commun d’historiens et de littéraires), à partir des terrains de recherche des participants au séminaire. On proposera en outre des ateliers de lecture autour de textes actuels, propres à éclairer nos questionnements. Le séminaire est ouvert aux chercheurs confirmés ou débutants et aux étudiants de master.

Mardi 6 avril 2010 (de 14 h à 19 h) : rencontre de travail et de discussion autour de Michel Gribinski, psychanalyste et directeur de la revue Penser/Rêver, et de son livre Les scènes indésirables, Éditions de l’Olivier, 2009
En présence de l’auteur et avec des interventions de Pierre Bergounioux, Alain Cantillon, Laurence Giavarini,  Christian Jouhaud, Patrice Loraux, Hélène Merlin-Kajman.

Aires culturelles : Europe, France,

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Europe

Intitulé général : Écritures du passé : visualisations, localisations

Renseignements : Centre de recherches historiques, 54 bd Raspail 75270 Paris Cedex 06.

Direction de travaux d'étudiants : mardi de 14 h à 16 h et sur rendez-vous auprès des responsables du séminaire.

Réception : sur rendez-vous.

Niveau requis : pas de niveau spécifique exigé, mais un entretien préalable avec l'un des responsables du séminaire est souhaité.

Site web : http://www.ehess.fr/centres/grihl

Adresse(s) électronique(s) de contact : jouhaud(at)ehess.fr, cavaille(at)ehess.fr, ribard(at)ehess.fr, csoudan(at)ehess.fr

Compte rendu

La réflexion amorcée l’année précédente autour de « Voir le passé ? » a été poursuivie à partir d’une série d’études de cas construites dans un éclectisme chronologique souhaité et assumé, et croisée avec la problématique de la localité/localisation des écrits (comment le fait de regarder un écrit – y compris une œuvre littéraire – du point de vue de ce qu’il y a de localisé en lui déplace la construction de sa signification). D’autre part, le séminaire a accueilli plusieurs invités et, à trois reprises, s’est transformé en journée ou demi-journée d’étude.
« Voir le passé ? » a d’abord été abordé par Alain Cantillon à partir de la question de la visualisation dans deux fictions théoriques (« Voir Blaise Pascal écrire en 1966 » et « Voir Notre Dame de Paris en 1850 »). Marine Roussillon a interrogé les formes du « voir le Moyen-Âge » au XVIIe siècle à partir de son travail de doctorat. Dinah Ribard a proposé un dossier sur les personnages-reliques dans le roman du XIXe siècle et Laurence Giavarini sur la distance pastorale dans l’Astrée (« Voir l’immémorialité du passé ? »). Le déplacement chronologique a été poussé plus loin avec l’exposé de Mireille Corbier sur les aléas de la vision entre Antiquité et XXe siècle, autour d’une inscription romaine gravée. Deux séminaires ont été plus directement centrés sur la problématique de l’image : Pierre-Antoine Fabre a traité de la vision, de l’image et de l’imagination dans la culture jésuite de l’époque moderne et une séance a été consacrée à la question de la restauration de peintures du XVIIe siècle, avec la participation de deux restauratrices. Giovanni Careri a présenté une analyse des complexités du voir à la chapelle Sixtine. Enfin deux doctorants, Maxime Perret et Clément Duyck sont intervenus sur ce thème avec, respectivement, un exposé sur « Les vues balzaciennes du Grand Siècle dans les Scènes de la vie privée » et « Les images du passé dans les Relations de Marie de l’Incarnation ».
« Localité/localisations » a été abordé au premier semestre par un ensemble de trois séminaires. Angelo Torre, professeur à l’Université du Piémont oriental et directeur d’études invité, a traité dans cette perspective d’« histoires de places » en Piémont au XVIIIe siècle et de Primi Visconti et l’histoire, et Nicolas Schapira a présenté un dossier intitulé : « Localisation ; l’écriture de la noblesse du Dauphiné entre Paris et Grenoble (XVIIe siècle) ». Au second semestre, trois doctorants ou post-doctorants ont proposé un travail sur cette question : Filippo d’Angelo sur « Localisation et dépaysement dans l’œuvre de Giovanni Paolo Marana », Marion Lemaignan sur « Christine de Suède en voyage : de la ville à l’Europe, tentatives de localisation », et Marjorie Gaudemer sur « L’exhumation des théâtres en marges, ou les enjeux de la localisation en histoire socioculturelle (fin XIXe-début XXe siècles) ». Sur la question des déplacements ou de la délocalisation d’une science, la théologie du XVIIe siècle, Xenia von Tippelskirch et Nicolas Schapira ont animé une séance intitulée « "Il y a bien de la théologie sous les robes de cette femme" : l’écriture de Mme Guyon peut-elle rencontrer celle de Jean Maillefer ? ».
En marge de ces deux thèmes, deux invités sont venus présenter leur travail, Michael Lucey, professeur à Berkeley, sur « Sexualité et champ littéraire, France – XXe siècle », Stéphane Zékian, chargé de recherche au CNRS, sur « Nommer le XVIIe siècle au lendemain de la Révolution », et une étudiante de master, Mathilde Barbedette, est intervenue sur la mise en écriture d’un événement par René-Louis de Voyer d’Argenson (1694-1757) dans une pièce inédite, La Prison du Prince Charles-Edouard Stuart.
Enfin le Grihl, dans le cadre du travail sur « Voir le passé ? », a organisé une demi-journée d’étude autour du livre Les Scènes indésirables du psychanalyste Michel Gribinski, avec des interventions de Pierre Bergounioux, Alain Cantillon, Laurence Giavarini, Christian Jouhaud, Patrice Loraux, Hélène Merlin-Kajman. Judith-Lyon-Caen et Dinah Ribard ont pris en charge une demi-journée sur « Figures et activités du critique, XVIIIe et XIXe siècles », à laquelle a pris part Gisèle Sapiro (CSE). L’année universitaire s’est terminée, avant une ultime de séance de bilan, par une journée d’étude co-organisée avec le CARE et consacrée à « Écritures et expériences : littérature et religion entre XVIIe et XIXe siècle ».

Publications
Les Dossiers du Grihl : http://dossiersgrihl.revues.org/ (dernier numéro en ligne : « Masculinité et "esprit fort" au début de l’époque moderne », sous la dir. de Jean-Pierre Cavaillé, Sophie Houdard et Cécile Soudan.
• « Femmes, irréligion et dissidences religieuses (XIVe-XVIIIe siècle) », L’Atelier du Centre de recherches historiques, 04/2009, sous la dir. de Jean-Pierre Cavaillé, Sophie Houdard et Xenia von Tippelskirch : http://acrh.revues.org/index1204.html
• « Écritures radicales au Grand Siècle », Archives de sciences sociales des religions, sous la dir. de Xenia von Tippelskirch, 2010/2, n° 150.

Dernière modification de cette fiche : 25 mai 2010.

Dernière mise à jour le 14/04/2009

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