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1er et 3e jeudis du mois de 19 h à 21 h (salle 11, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 5 novembre 2009 au 17 juin 2010
La sociologie comparée des âges se décline aujourd’hui en autant d’objets indépendants que de segments d’intervention des politiques publiques – enfance, adolescence, jeunesse, activité, vieillesse – ; or, ces différentes approches mobilisent des hypothèses analytiques et des réflexions comparatives communes, conduisant de l’examen des trajectoires à celle des institutions qui en favorisent le développement. Elles partagent un questionnement transversal sur l’impact – entre autres dimensions sociales et culturelles – des politiques publiques et des configurations sociétales sur l’expérience des âges et leurs modes de représentation.
Ce séminaire souhaite unifier des champs d’étude hérités d’une conception segmentée du cycle de vie, pour mettre en cohérence différentes dimensions des vies contemporaines, tant dans leurs versants familiaux, socioprofessionnels qu’identitaires, et repérer leurs tendances d’évolution face aux dynamiques de l’individualisation et aux mouvements du capitalisme contemporain.
Mots-clés : Sociologie,
Aires culturelles : Europe,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Domaine de l'affiche : Sociologie
Intitulé général : Sociologie comparée des âges et des générations
Renseignements : Cécile Van de Velde, Centre Maurice-Halbwachs, 48 bd Jourdan 75014 Paris
Réception : sur rendez-vous.
Adresse(s) électronique(s) de contact : vdv(at)ehess.fr
En amont de la rédaction d’un petit manuel intitulé Sociologie des âges de la vie (Éditions Armand Colin, à paraître), ce séminaire « Politiques publiques et parcours de vie en Europe » a proposé une analyse transversale et comparée des politiques sociales européennes par le prisme de leurs impacts respectifs sur les parcours de vie individuels. La réflexion s’est attachée à unifier des champs d’étude hérités d’une conception segmentée des politiques publiques et du cycle de vie, pour mettre en cohérence différentes dimensions des vies contemporaines, tant dans leurs versants familiaux, socioprofessionnels qu’identitaires. Par cette jonction entre les politiques publiques et les itinéraires sociaux qu’elles sont susceptibles d’induire, ce séminaire a proposé une réflexion transversale sur les lignes de clivage qui traversent aujourd’hui les modes d’intervention publique contemporains, ainsi que sur leurs tendances d’évolution face aux dynamiques de l’individualisation et aux mouvements du capitalisme contemporain.
Une partie introductive a livré quelques outils analytiques nécessaires à la comparaison des différents systèmes de protection sociale. Elle s’est centrée sur l’analyse critique de la typologie des « régimes d’États-Providence » élaborée par Gøsta Esping-Andersen, en fonction des rôles respectifs attribués à la famille, à l’État et au marché du travail dans la régulation des dépendances sociales. En mobilisant différents travaux internationaux, une seconde partie a tenté de mesurer l’empreinte qu’exercent ces types de politiques sociales sur les trajectoires individuelles, principalement aux niveaux familial et professionnel. Elle s’est déclinée successivement autour des temps de l’enfance, de la jeunesse, de la phase d’activité, de la retraite et de la dépendance. Dans une perspective plus transversale, ces différents éclairages ont offert l’occasion de s’interroger sur la question de la « fin des âges » ou le maintien de leur structuration sociale, politique et culturelle. Enfin, un troisième pan de réflexion exploratoire a tenté d’identifier les enjeux émergents des politiques publiques dans leurs régulations des parcours de vie contemporains, et s’est structuré autour de trois problématiques aussi signifiantes que clivantes dans les trajectoires individuelles, destinées à être analysées au fil des âges et en perspective comparée : solitudes, dépendances, et mobilités.
Outre la participation de chacun au réflexions collectives, ce séminaire a été l’occasion de discuter les recherches de deux intervenants extérieurs travaillant précisément sur cette jonction entre politiques publiques et trajectoires de vie : Abdia Touahria Gaillard, doctorante au sein du Centre Maurice Halbwachs, a présenté ses travaux de recherche sur les trajectoires de vie des enfants placés, et Léa Lima, maître de conférences en sociologie au CNAM, est venue présenter les premiers résultats d’une recherche en cours sur les commissions d’attribution des Fonds d’aides aux jeunes et les critères individuels qu’elles mettent en œuvre.
Publications
• « Jeunes d’aujourd’hui, France de demain », Problèmes politiques et sociaux, La Documentation Française, n° 970, 2010, 112 p.
• « Éloge des humanités », Le Débat, Hors Série « De quoi l’avenir l’intellectuel sera-t-il fait ? », mai 2010.
• « Avoir 20 ans par temps de crise », Alternatives économiques, Hors-série "Générations", n° 85, avril 2010.
• « Comparaison », « Cycle de vie », « Engagement », « Solidarité », Les 100 mots de la Sociologie, Paris, PUF, Que sais-je ?, 2010.
• « Le sociologue et les médias », dans L’enquête sociologique, sous la dir. de Serge Paugam, Paris, PUF, 2010.
• « Le raisonnement comparatiste », dans op. cit.
Dernière modification de cette fiche : 9 juillet 2009.
Dernière mise à jour le 14/04/2009
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