2010-2011

La signification du néolibéralisme. 2

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Mercredi de 15 h à 17 h (amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 17 novembre 2010 au 25 mai 2011

Après avoir dégagé les conditions générales d'accréditation de l'idéologie néolibérale dans le sillage du tournant des années 1970, on s'efforcera de montrer comment elle constitue l'idéologie spontanée de la radicalisation de la modernité autonome qui s'est déployée depuis lors. On passera en revue pour ce faire les expressions de cette radicalisation dans l'ordre politique, historique et juridique.

Mots-clés : Philosophie, Politique,

Aires culturelles : Europe,

Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (hebdomadaire)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Philosophie et épistémologie

Intitulé général : La constitution du sujet dans les sociétés contemporaines, XVIIIe-XXe siècle

Renseignements : Élodie Paccaud, sécrétariat de la formation doctorale Études politiques, 105 bd Raspail 75006 Paris, tél : 01 53 63 51 48, courriel : paccaud(at)ehess.fr.

Direction de travaux d'étudiants : horaire et lieu définis ultérieurement.

Réception : sur rendez-vous auprès du secrétariat de la formation doctorale Études politiques.

Niveau requis : un projet écrit précisant l'objet de la recherche et la méthode envisagée est demandé préalablement à toute démarche d'inscription.

Adresse(s) électronique(s) de contact : cespra(at)ehess.fr

Compte rendu

Le séminaire a été consacré pour l’essentiel à l’analyse des dimensions politiques de la radicalisation de la modernité dont on avait antérieurement essayé d’établir l’hypothèse, en tant que clé de la signification du néolibéralisme. De manière très classique, ont été envisagés successivement les aspects internes et les aspects externes de cette métamorphose en cours du politique. On a donc examiné dans un premier temps les transformations de la nature et des fonctions de l’État, de ses rapports avec la société, ainsi que les mutations de l’espace public. Dans un second temps, on a interrogé au fond la nature politique du phénomène dit de « globalisation », regardé le plus souvent sous un angle exclusivement économique. On s’est efforcé en particulier de montrer comment, à la différence de la première mondialisation « impérialiste », la mondialisation actuelle procède d’une « désimpérialisation » grosse de conséquences pour l’avenir de la planète. On a pu, enfin, sur cette base, vérifier la congruence des données de la sorte mises en évidence avec l’hypothèse générale servant de guide à l’enquête : ce nouvel état du politique se prête à une interprétation néolibérale.

Publication
L’avènement de la démocratie, t. III, À l’épreuve des totalitarismes, 1914-1974, Paris, Gallimard, 2010, 661 p.

Dernière modification de cette fiche : 9 juillet 2010.

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