S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
2e et 4e jeudis du mois de 17 h à 19 h (CEAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 9 décembre 2010 au 9 juin 2011. Séance supplémentaire le 7 avril. La séance du 9 juin se déroulera de 16 h à 18 h
Le séminaire « Espaces tiers » poursuit une réflexion sur les circulations migratoires internationales et les transferts d’argent des Africains de l’Ouest qui se sont accélérées avec les départs des pirogues vers l’Espagne en 2006 (Politique Africaine 109, 2008).
Cette année nous comptons alterner trois approches. En premier lieu nous poursuivrons le passage en revue des travaux des démographes et géographes sur les migrations internationales. Deuxièmement nous examinerons des travaux d’anthropologie de terrain ayant des relations plus lointaines avec la migration : dépenses cérémonielles, tontines, jeunes... Enfin nous continuerons d’explorer la conjonction de la saisie et de l’analyse des données de parenté à partir des lieux de départ (Sénégal et Togo) à l’aide des logiciels PUCK et PAJEK (Annales de démographie historique 2008, et les biographies des migrants et des présents interconnectés (chrono-généalogies).
Jeudi 9 décembre : séance inaugurale où seront présentés le programme de l’année ainsi que la bibliographie
Trois thématiques contiguës seront abordées, qui correspondent plus ou moins aux grands axes suivis depuis le départ du séminaire en 2005 (« Espace Tiers »):
1) L’analyse des réseaux (de migrants, de parenté, d’argent…), en particulier à l’aide de moyens informatiques, sera poursuivie.
2) Migration et parenté : la parenté est un espace relationnel privilégié pour analyser les faits migratoires, que ce soient les transferts d’argent (remises ou remittances) et les effets de la migration sur la reconfiguration des familles dans les pays d’arrivée (banlieues françaises) et de départ.
3) Anthropologie du Sahel musulman : le séminaire porte de manière privilégiée sur cette zone de l’Afrique de l’Ouest, ce qui nous a conduit en particulier à chercher à replacer l’analyse des faits migratoires dans le cadre d’une anthropologie de l’islam des pays sahéliens (idéal patriarcal, relations de genre, néo-notabilité...) en rapport avec les pays du Maghreb, devenus « espaces de transit » ou d’installation. On s’intéressera également aux formes de stigmatisation post-esclavage (post slavery). Nous effectuerons une comparaison avec l’autre « rivage » de l’islam, les Swahili d’Afrique de l’Est (Comores, Tanzanie).
27 janvier : Olivier Kyburz & Jean Schmitz : Le corpus matrimonial des Peuls de Mery (vallée du Sénégal) : réseau des migrants internationaux, pouvoir et patrimoines.
Hamberger, Klaus, Michael Houseman et Cyril Grange,
2009 « La parenté radiographiée : un nouveau logiciel pour le traitement et l’analyse des structures matrimoniales », L’Homme,191 : 107-138
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Gabail, Laurent et Kyburz, Olivier,
2008, « Hurons chez les Touaregs », Annales de Démographie Historique, Dossier spécial Les réseaux d'alliances. Refonder l'analyse, dirigé par Cyril Grange et Michael Houseman, 2 : 97-232.
Jean Schmitz
2000 « Le souffle de la parenté. Mariage et transmission de la baraka chez les clercs musulmans de la Vallée du Sénégal », L’Homme, 154-155 : 241-278
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2000, «’L’élection divise’ : la politique au village dans la vallée du Sénégal », Afrique contemporaine, 194 : 34-46.
2006, « Des ‘aventuriers ‘ aux ‘notables urbains’ : économies morales et communautés transnationales du fleuve Sénégal », in Migration et Anthropologie du voyage et migrations internationales, J.F. Bayart et F. Adelkhah (dir.), Paris, FASOPO.
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10 février : Ismael Moya, doctorant à l'EHESS, "Parenté, Femmes et Islam à Dakar"
L’exposé portera sur l’importance des relations de parenté à Dakar. Dans ce contexte urbain, la parenté n’organise pas systématiquement des groupes constitués sur la base de la filiation (lignages) ou des relations d’alliance. En revanche, elle joue un rôle essentiel à l’occasion des cérémonies liées aux âges de la vie (mariage et naissance en particulier), organisées par les femmes, oú de nombreuses prestations monétaires circulent pour honorer des relations de parenté. Ces cérémonies familiales mobilisent jusqu’à un tiers de l’épargne disponible et permettent de rassembler avec une redoutable efficacité, des sommes impossibles à obtenir autrement.
En partant du constat que les différentes positions de parenté, mobilisées et honorées à l’occasion des cérémonies ne sont pas systématiquement définies sur la base de relations de parenté préexistantes, mais de choix individuels, l’exposé s’attachera à montrer que cette situation n’est pas liée à la situation urbaine, mais relève plutôt d’un fait de structure, dont l’ampleur des dépenses cérémonielles démontre l’importance.
On s’intéressera enfin aux valeurs qui fondent la capacité d’agir des femmes qui se manifeste à l’occasion des cérémonies dans leurs relations de complémentarité et d’opposition à l’islam.
2009a, Migrations transahariennes. Vers un désert cosmopolite et morcelé, Paris, Editions du Croquant.
2009b, "Irrégularité et clandestinité de l’immigration au Maghreb. Cas de l’Algérie et de la Libye", in Ali Bensaâd (éd.), Le Maghreb à l'épreuve des migrations subsahariennes. Immigration sur émigration, Paris Karthala : 109-135.
Reprenant l'exposé de la séance précédente, cette seconde partie portera sur les cérémonies de mariage et de naissance, organisées par les femmes, où les relations de parenté sont honorées par de nombreuses prestations monétaires. On s’intéressera à nouveau aux valeurs qui fondent la capacité d’agir des femmes qui se manifeste à l’occasion des cérémonies dans leurs relations de complémentarité et d’opposition à l’islam. Partant du constat que de nombreux éléments sont communs aux sociétés, rurales ou urbaines, de la région (Sénégal, Mali, Niger) et ont aussi été observés en situation de migration, l'exposé sera l'occasion de discuter, dans une perspective comparative, du caractère régional de ces systèmes relationnels et de ces formes d'autonomie féminine.
Jeudi 24 mars 2011 : Jean-Noël Senne (Paris School of Economics et DIAL-IRD) Armelle Choplin (Université Paris-Est), Migrations internationales et développement : Le cas des Sénégalais en Europe et en Afrique de l'Ouest à travers les enquêtes MIDDAS (analyse à partir de Données Appariées migrants-famille d'origine)
CHOPLIN A., LOMBARD J., 2010, « 'Suivre la route', Mobilités et échanges entre Mali, Mauritanie et Sénégal », EchoGéo, numéro 14.
CHOPLIN A., 2010, « Quand la mer se ferme : Du transit au post-transit migratoire en Mauritanie », Hommes et migrations, N°1286-87, p. 74-95,
CHOPLIN A., 2009, Nouakchott au carrefour de la Mauritanie et du monde, Karthala : Paris.
CHORT I., GUBERT F., SENNE J-N., 2010, « Migrant networks as a basis for social control. Remittance obligations among Senegale migrants in France and Italy », mimeo DIAL et PSE, soumis pour publication à la revue Regional Science and Urban Economics.
GUBERT F., 2008, « (In)Cohérences des politiques migratoires et de co-développement françaises. Illustrations maliennes », Politique africaine 109, p. 42-55
Jeudi 28 avril 2011 : Débat autour du livre d'Hugues Lagrange (CNRS, Observatoire Sociologique du Changement), Le déni des cultures* /(Paris, le Seuil, septembre 2010)
L'objectif de la séance n'est pas de poursuivre la polémique provoquée par la sortie du Deni des cultures en ou d'en faire une analyse (voir texte de Marc-Olivier Padis, Esprit, nov 2010) mais d'engager une discussion sur les points qui interpellent les anthropologues, en particulier les spécialistes de l'Afrique de l'Ouest et du transnationalisme.
Discutants :
Frédérique Fogel (CNRS, LESC, Université Paris Ouest) : Familles africaines à Cergy-Pontoise, recherches ethnologiques et "applications" dans un service de prévention.
Jean-Philippe Dedieu, (EHESS, IRIS, Sciences Po),thèse en 2008 intitulée "La prise de parole de l’immigration subsaharienne en France"
Jeudi 26 mai 2011 : Fréderique Fogel (CNRS, LESC, Université Paris Ouest), Parenté des Sans Papiers, parenté sous contrainte : les contradictions de l’injonction à l’insertion (Île-de-France)
Mots-clés : Anthropologie, Démographie, Spatialisation, territoires,
Aires culturelles : Afrique, Europe, Méditerranéens (mondes), Musulmans (mondes), Transnational/transfrontières,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)
Centre : CEAf - Centre d’études africaines
Renseignements : Jean Schmitz : schmitz(at)ehess.fr, tél. : 01 53 63 56 46.
Réception : Jean Schmitz : schmitz(at)ehess.fr ; Klaus Hamberger : Klaus.Hamberger(at)ehess.fr.
Niveau requis : master 1. Connaissance de l'anglais souhaitée.
Site web : http://ceaf.ehess.fr/
Adresse(s) électronique(s) de contact : schmitz(at)ehess.fr, olivier.kyburz(at)mae.u-paris10.fr, Klaus.Hamberger(at)ehess.fr, moya.ismael(at)club-internet.fr
Dernière modification de cette fiche : 5 mai 2011.
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