2010-2011

Mythes, images, monstres

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

2e et 4e jeudis du mois de 18 h à 20 h (INHA, salle Walter-Benjamin, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 25 novembre 2010 au 9 juin 2011

Avec Mythologies (1954-1956), Roland Barthes faisait l’hypothèse que sous les images médiatiques, il y a des histoires. Cette proposition suggère un changement d’échelle. Plutôt qu’à partir de la grille œuvre/auteur, elle propose, à la manière de l’anthropologie, l’analyse d’une société à partir de ses mythes. Poursuivant ce programme, on tentera de comprendre le rôle des images dans les industries culturelles du XXe siècle. Le système mass-médiatique s’adresse à tous à travers l’image. Comme la culture chrétienne médiévale, il s’appuie sur la puissance de la figuration pour favoriser l’objectivation du récit, et fait de l’imaginaire le moteur d’une société. À travers une série d'études de cas, on tentera de jeter les bases d'une histoire de la culture visuelle.

Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Histoire - Problèmes généraux

Intitulé général : Histoire visuelle

Renseignements : sur rendez-vous : http://www.gunthert.fr.

Direction de travaux d'étudiants : le jeudi après-midi sur rendez-vous.

Réception : le jeudi après-midi sur rendez-vous.

Niveau requis : séminaire de recherche ouvert aux étudiants formés en histoire, histoire de l'art, études cinématographiques ou études visuelles à partir de la licence et auditeurs libres.

Site web : http://culturevisuelle.org/mim/

Adresse(s) électronique(s) de contact : gunthert(at)lhivic.org

Compte rendu

La session 2010-2011 du séminaire a d’abord été consacrée à approfondir la notion de culture populaire, progressivement reconfigurée par les industries culturelles durant la période contemporaine. Le caractère industriel explique la production de représentations consensuelles largement diffusées, qui nourrissent aussi bien les nationalismes que les campagnes de santé publique.
L’accent mis sur la détermination médiatique comme creuset d’une opinion commune a permis de dégager le rôle fondamental de la construction critique, médiation à fonction prescriptive, dont le principe majeur est que la valeur d’une œuvre constitue une réalité objective, dont l’interprétation doit faire consensus et la signification s’imposer à la société.
Plutôt que de cantonner l’analyse culturelle à la projection des significations, dans la continuité du modèle critique, il paraît plus pertinent de prendre en considération l’ensemble formé par l’œuvre et sa réception, dont la construction interprétative fait partie intégrante. Les pratiques culturelles apparaissent dès lors comme le théâtre de la production des significations, qui constitue le véritable objet de la recherche.
La poursuite de l’analyse des pratiques iconographiques de la presse a par ailleurs fait apparaître la notion d’usage illustratif du document photographique. En combinaison avec le titre d’article, l’image fournit un outil de qualification de l’information, élément essentiel de la narratologie journalistique.

Dernière modification de cette fiche : 8 mars 2011.

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